Une libanaise, qui se balade librement avec des gros pains de dynamite sans être inquiétée, alors qu’un chanteur de rap se fait arrêté pour avoir été confondu avec un kamikaze, voilà qui en dit long sur un pays qui a perdu la tête. La violence n’est pas là où les Libanais la croient. Dans les deux cas cela nous montre que ce pays est en pleine confusion.
Les Libanais ont justifié la violence aveugle, alors qu’elle se retournait contre eux. Ils sont victimes de leur soutien à toutes les causes qu’ils pensaient être dirigées exclusivement contre Israël, sans jamais voir qu’Israël était un prétexte à leur soumission à d’autres pays mafieux de la région. Dis-moi qui sont tes amis, je te dirais qui tu es !
La violence est toujours une arme à double tranchant, mais dans certains pays, elle n’est plus un moyen, mais une finalité. La Syrie voisine, qui est depuis toujours la maîtresse du Liban, est de ce point de vue le mortel exemple. Au-delà de ces deux exemples qui peuvent prêter à sourire, le drame, qui se perpétue depuis des années, n’a jamais été compris par les nations, qui continuent toutes, y compris les États-Unis, leur diagnostic stupide qui consiste à rendre le seul pays doté de raison (Israël) responsable de la folie meurtrière des pays arabes. Au nom de l’islam, et partout où il a ne serait-ce qu’un petit pouvoir, le sang coule à flots.

Un rappeur libanais à la barbe foisonnante a été arrêté et brièvement détenu mercredi dans la banlieue sud de Beyrouth, au lendemain d’un attentat à la voiture piégée. Les forces de sécurité croyaient avoir affaire à un terroriste.

Au Liban, la barbe foisonnante ne fait pas le kamikaze. C’est la leçon tirée des mésaventures d’Hussein Charafeddine, un rappeur libanais au crâne rasé et à la barbe généreuse, arrêté et brièvement détenu mercredi 22 janvier dans la banlieue sud de Beyrouth. Sur les dents en raison de la vague d’attentats à la voiture piégée et d’attaques-suicides qui vise la banlieue sud de la capitale libanaise depuis quelques mois, les forces de l’ordre ont cru avoir affaire à un terroriste.
D’autant plus qu’il a été appréhendé à Haret Hreik, un fief du Hezbollah visé par deux attentats depuis le début de l’année, le dernier en date ayant eu lieu le 21 janvier. Soit la veille de son arrestation.
Une photo sur laquelle le chanteur, connu sous le pseudonyme de Double A the Preacherman, apparaît menotté et flanqué de deux gendarmes, a rapidement été diffusée par certains médias locaux qui l’ont décrit comme un salafiste. Ce n’est qu’une fois le cliché repris sur les réseaux sociaux que les fans de son groupe funk-hop, « the Banana Cognacs », ont fait état de la méprise et multiplier les appels à le libérer.
« Notre frère Double A n’est pas un terroriste. Son seul crime est d’être d’un super rappeur, un ami et un frère. Libérez Double A ! », ont-ils posté sur le compte Facebook du groupe de Hussein Charafeddine. Sur Twitter, en signe de soutien, le hashtag #BeardedNotATerrorist (un barbu n’est pas un terroriste, NDLR) a également fait son apparition.
N’étant porteur d’aucun engin explosif, aucune charge n’a été retenue contre l’artiste, qui a été remis en liberté. Une fois libre, Hussein Charafeddine a écrit sur sa page FaceBook, qu’ »un cap avait été franchi en matière d’ignorance ».
France 24 Article original
Une Libanaise s’est promenée dans les rues de Beyrouth avec des bâtons de dynamite sur le dos. Une façon d’exprimer « sa peur de mourir à tout moment ».

Rima Najdi est une artiste libanaise vivant à Berlin en Allemagne. Comme le relate le HuffPost, à son retour au Liban, le 12 janvier dernier, elle a souhaité mener une action de sensibilisation pour dénoncer l’insécurité et la violence croissantes qui touchent le pays, comme l’atteste la récente vague d’attentats suicides qui a notamment emporté Mohammed Chatah, un proche de l’ex-Premier ministre Saâd Hariri.
Pour monter son projet, Rima Najdi a enfilé un déguisement fait main et a déambulé dans les rues de la capitale libanaise. Une démarche qui n’a pas manqué de suscité des réactions variées des passants étonnés mais aussi sur les réseaux sociaux.
« Les spectateurs ont réagi de façon différente, certains ayant été choqués, d’autres amusés, apeurés, heureux, conscients, voire même parfois indifférents », a expliqué l’artiste de 28 ans. « Quelqu’un m’a dit: « c’est la mode maintenant », une autre personne a rétorqué: « vous donnez des idées aux terroristes », et encore une autre a commenté: « si tous les kamikazes
étaient comme vous, j’aurais rêvé de mourir! ».
7sur7 Article original
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