La première pensée qui vient à l’esprit lorsqu’on se trouve au Musée juif et au Centre de la tolérance de Moscou, c’est qu’on se trouve dans un musée du futur.Ce sentiment futuriste ne passe pas uniquement par le design innovant de ce bâtiment, mais aussi de par les technologies interactives de l’exposition. On peut non seulement toucher tous les objets exposés, mais interagir avec eux pour qu’ils livrent au visiteur leur histoire – l’histoire du peuple juif.

L’exposition est divisée en plusieurs salles, chacune illustrant une période de l’histoire, de l’antiquité à nos jours.

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Les visiteurs arrivent en premier dans une salle cinéma 4D qui a une forme cylindrique. On peut y voir un film sur la création du monde, le prophète Moïse, l’exode des Juifs d’Egypte et la formation de la diaspora juive. Les spectateurs, portant des lunettes 3D s’assoient en cercle. Il est possible d’avoir de chaque emplacement une très belle vue sur trois écrans panoramiques.

Ces trois écrans se mettent en mouvement pendant la projection, en imitant par leurs mouvements tout ce qui se passe dans ce film : les descentes et les montées, les secousses sous la pluie de grenouilles en Egypte et les vibrations, lorsque la mer Rouge s’est retirée pour laisser passer Moïse et le peuple juif.

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Ensuite, les visiteurs se retrouvent devant une table ronde avec une carte interactive de l’exode des Juifs après la destruction du Second Temple de Jérusalem. Avec un écran tactile, ils pourront comprendre comment s’est éparpillée la population juive dans le monde et où vivent les principales diasporas aujourd’hui, photos à l’appui.

Le cas de la diaspora juive en Chine est particulièrement intéressant. Cela est difficile à vérifier, mais à cause de l’assimilation forcée des Juifs avec la population locale, décidée par le décret de l’Empereur chinois, il est très difficile aujourd’hui de distinguer les Juifs des chinois de l’ethnie Han. En même temps, les Juifs chinois continuent à respecter les traditions avec autant de soin que le font les juifs dans le monde entier.

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Puis les visiteurs du musée se retrouvent dans un shtetl (quartier juif de l’Europe de l’Est avant la Seconde guerre mondiale). En Russie tsariste, après l’adoption d’une loi interdisant aux Juifs de vivre dans de grandes villes, on appelait ainsi les zones où ils résidaient. Les visiteurs y verront une place avec un marché, où sont placés des tonneaux avec « du poisson salé », « des concombres » et « des cerises ». Les images d’une école locale permettront aux visiteurs de se souvenir de leur adolescence et de s’asseoir à un pupitre d’écolier. Lorsqu’on touche les lettres des Ecrits saints, elles commencent à se composer en images qui montrent comment Dieu a créé le monde en 7 jours. En entrant dans la synagogue, les visiteurs verront un analogue multimédia de la Torah et pourront écouter des chansons juives.

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La salle suivante représente l’intérieur du café Fanconi, l’un des cafés les plus célèbres à Odessa du XIXe siècle. On peut y voir des personnalités célèbres de cette époque – la romancière Polina Vengerova, l’humoriste et écrivain Sholem Aleichem ou le sculpteur Mark Antokolsky.

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Dans la salle « Guerre et Révolution », on peut voir un film sur la révolution bolchévique en Russie. Le film raconte les espoirs qu’avaient les membres de la diaspora juive avec cette révolution, et quelles conséquences cette révolution a eu pour elle. Une histoire vue par la Russie plus que par les juifs eux-mêmes.

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La salle de l’Union soviétique couvre la période entre 1922 et 1941. Sur une table interactive qui a une forme d’étoile de David qui ressemble plus à l’étoile de l’Union Soviétique , les visiteurs verront des photos des principales personnalités juives de ces années là.

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La salle consacrée à la Grande Guerre Patriotique et à l’Holocauste se trouve au centre de l’exposition. Trois films sur cet épisode tragique de l’histoire de l’humanité sont retransmis dans cette salle. Il s’agit de films très émouvants. Cette salle est également décorée avec des photos d’archives, des témoignages sur cette époque, comme celui de Mascha Rolnikaite, témoin et survivante de la Shoah.

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Dans la même salle se trouve un mémorial construit à la manière du mémorial de Yad Vashem à Jérusalem. On peut y allumer un cierge à la mémoire des victimes de la Seconde Guerre mondiale, et trouver, grâce à un moteur de recherche, les noms de ceux qui sont morts pendant ces années terribles.

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La salle présentant la période d’après-guerre et la salle évoquant la vie de la communauté juive de la Pérestroïka à nos jours se trouvent à la fin de l’exposition. La première présente l’histoire des répressions staliniennes.

Il y manque surtout le volet de l’antisémitisme Russe qui sévit jusqu’à nos jours.[ Voir l’article de JForum sur Poutine Article original

[La voix de la Russie Article original

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scipion_lafricain

« Il y manque surtout le volet de l’antisémitisme Russe qui sévit jusqu’à nos jours » (sic). Il m’aura fallu arriver à la dernière ligne pour trouver « la » phrase, (que j’attendais, tout en espérant ne pas la trouver), qui détruit tout ce qui a précédé, sans cette phrase, c’était trop beau… Serions-nous ennemis du beau, de ce qui réjouit et de ce qui fait plaisir? On m’a toujours assuré du contraire…