Le jeûne de 17 Tamouz est très important.

Horaires Paris : début : 3h 37 / 22h 40

En ce 17 Tamouz, cinq malheurs se sont produits :

– la brisure des premières tables de l’alliance par Moché,

– l’arrêt du sacrifice quotidien (korbane tamid) lors du 1e siège de Jérusalem,

– la brèche dans la muraille lors du second Temple trois semaines avant sa destruction,

– l’incendie du second Temple,

– la mise d’une idole dans le Temple (voir Taânite 26 a).

C’est beaucoup.

Pratique du jeûne.

Elle comprend le jeûne lui-même, d’autres pratiques, l’étude, la prière, la tsédaqa. Il faut d’abord bien revoir ce que dit le Rambam de l’intention qui doit résider en nous tout le jour du jeûne.

1. Le jeûne commence seulement au matin, au lever du soleil (aube, exactement) et se termine au coucher du soleil ; on peut donc prendre une collation en se levant avant cette heure.

Les personnes faibles sont dispensées de ce jeûne.

2. On ne prend pas de bains chauds ni ne se coupe les cheveux ou la barbe.

3. On évite de manger des fruits nouveaux, de la viande et de boire du vin, d’acheter des vêtements, de porter des vêtements neufs, de faire la lessive.

4. Il n’y a pas de mariages, mais seulement des fiançailles sans danses de réjouissances.

5. On veille à ne pas faire de travaux excessifs. Demander au rabbin les précisions sur les usages.

6. Beaucoup étudient concernant le Temple pendant la période de Beine Hammétsarim.

Pour faciliter votre étude, voici quelques références centrées sur ce thème :

Talmud :

Bérakhote 13a, 30a, 33a, 58a, 62b. Chabbate 12b, 30a, 119b. Irouvine 2b. Pessa’him 5a, 54a, 57a, 87a, 88a. Yoma 2a, 9a, 12a, 21b, 54a, 77b. Soucca 41a, 49a, 51b, 53a. Taânite 17b. Méguila 10a, 12a 15b, 16b, 21a. ‘Haguiga 12b. Yébamote 6a-b. Sota 9a, 48b. Guittonr 56b, 68b. Qiddouchine 66a, 69a. Baba Metsia 28b. Baba Batra 3a, 4a. Sanhédrine 20b, 64a, 104b. Maccote 10b. Chevouote 15b.

Middrache Rabba:

Béréchite Rabba 2, 3, 13, 15, 22, 38, 56, 62, 64, 69, 98,99.

Chémote Rabba 2, 15, 29, 31, 33, 36, 52.

Vayiqra Rabba 1, 17.

Bemidbar Rabba 1, 11, 12, 14, 15, 19.

Dévarim Rabba 5.

Chir ha Chirim Rabba 3, 4, 8.

7. Prière. Les Juifs tunisiens suivent l’incitation du Rav Mazouz de la Yeshiva Kissé Ra’hamim de réciter le Tiqqoune ‘Hatsote, selon les prescriptions du Ari zal, assis par terre à minuit en pleurant sur la destruction du Temple. Ceux qui ne parviennent pas à le faire la nuit, le disent à midi ou avant la prière de min’ha suivant les communautés. Se renseigner sur les usages de la tradition de ses pères et de sa communauté locale.
8. En tous cas, on redouble de tsédaqa en ces jours.

Il est écrit que celui qui pleure et porte chaque jour le deuil de la destruction du Temple aura le mérite de se réjouir de son retour.

Les 3 semaines dites « Béine ha metsarim »

Je vous fais une proposition qui, vous le verrez, correspond aux efforts à réaliser pendant cette période dangereuse.

Vous bénéficiez de l’enseignement de Modia qui vous apporte, n’est-ce pas? Mais, autour de vous, à proximité, tant d’autres Juifs ne connaissent pas tout cela, ne l’apprendront pas, et ils n’en sont pas responsables. Mais vous, vous apprenez ou vous révisez. Il est indispensable de le partager parce que notre peuple est en situation très difficile par l’ignorance qui s’y développe, et par le fait que ceux qui savent n’atteignent pas les autres pour partager avec eux. Vous avez un devoir de partager votre connaissance et non seulement d’étudier. Comment faire? C’est simple:

– si n’êtes pas reconnu comme un enseignant, proposer à quelques amis de venir chez vous ou d’aller chez eux et de leur transmettre oralement ce que vous apprendrez ci-dessous sur cette période importante, en 30 minutes. Vous pourrez ensuite leur remettre le texte et l’adresse de Modia. Et vous renouvellerez régulièrement cela s’ils le souhaitent à propos de fêtes, ou de la paracha.

– si vous êtes inséré dans une communauté, organisez un cours en utilisant toute la matière de Modia. Mais l’accent est à mettre sur les Juifs qui ne bénéficient pas des services d’une communauté.

Revenons à ce qui se passe en ce moment :

Le 17 Tamouz (20 juillet 2008) commence la période dite « Béine ha métsarim » (au milieu des ennuis), et elle durera jusqu’au 9 du mois de Av (10 aout 2008). L’expression « Béine ha métsarim » vient de Eikha (Lamentations) 1, 3: « Yéhouda est allé en exil, accablé par la misère et une dure servitude; il demeure parmi les nations, sans trouver de repos. Ses persécuteurs, tous ensemble, l’ont atteint béine ha métsarim (dans les étroits défilés sans issue) ». Ce mot vient de la racine Tsar qui veut dire étroit, comme le mot angoisse, étranglement. Un tsorer est un ennemi qui haît. Puisque la lettre mém ajoutée à la racine veut dire « le lieu de », métsar est le lieu de l’étroit, de l’angoisse. Au pluriel métsarim.

On a décrit déjà les catastrophes qui ont marqué le 17 Tamouz (lien ici).
Trois semaines après le 17 Tamouz, les catastrophes les plus grandes ont eu lieu le jour du 9 av :

– promulgation de l’interdiction d’entrée en terre d’Israël pour la génération du désert qui avait fauté de façon répétée (Dévarim 1, 35 et Taânite 26b).
– incendie du premier Temple (en 586 avant l’ère commune) par les troupes de Nabukodonozor. Il sera détruit le lendemain (Taânite 29a)

– destruction de Bétar (fortification de résistance des juifs avec Bar Kokhba), par les Romains (en 135 avant l’ère commune) et interdiction d’enterrer les milliers de morts. Bétar est actuellement au village de population arabe de Bathir à 11 kms au Sud-Ouest de Jérusalem. (Le mouvement de jeunesse juif Bétar ne se réfère pas directement à cet événement mais est l’abréviation de Bérit Trumpeldor, un leader sioniste qui fonda un mouvement sioniste en 1923 à Liga en Lithuanie (actuellement Lettonie), basé sur trois principes, le sionisme, l’acquisition de l’hébreu et l’auto-défense).

– la charrue est passée sur l’emplacement du second Temple, après sa destruction, par le romain Turnus Rufus (année 68 ou 69 ou 70, après l’ère commune), selon Taânite 26b.

– de nombreuses autres catastrophes : exterminations par les croisés, expulsion d’Angleterre en 1290, en 1306 expulsion de France par Philippe 4, décrêt de l’expulsion par les rois catholiques d’Espagne en 1492 et début de l’expulsion, création du ghetto de Florence en 1571, expulsion des juifs de Vienne en 1670, décisions d’extermination des nazis dans notre génération.
– naissance du futur faux messie, Shabetaï Tsvi, à Smyrne, en 1626.

Les trois semaines qui précèdent le 9 av furent donc des semaines douloureuses et terribles.

Pour nous, elles seront donc marquées par des commémorations de tristesse et de repentir dont les halakhotes pratiques peuvent varier d’une communauté à l’autre. Il faudra toujours consulter le rabbin.

Voir ici notre page consacrée au Kotel, ce lieu d’où jamais la présence divine,la Chékhina n’est partie même pendant et après la destruction du Temple.

Pratiques de commémoration

Il ne faut jamais oublier qu’il s’agit ici de coutumes, respectables, mais qui varient suivant les communautés et les traditions. Donc, bien se renseigner auprès du rabbin de la communauté, ne pas juger si on ne connait pas toutes les coutumes locales ou des diverses communautés, les respecter. Savoir qu’il y a ce qui est interdit, et que certains font plus (les ma’hmirim) et il ne faut donc pas tout confondre sous prétexte que l’on a vu quelqu’un de Sage faire ceci ou cela. Avant tout, il faut étudier et demander conseil. Bien entendu, ne pas prendre prétexte de cette complexité pour ne rien faire ou faire n’importe quoi. Le judaïsme prend notre intelligence au sérieux. Et alors, on trouve les réponse en utilisant notre bon sens. La base de tout cela se trouve dans le Choul’hane Aroukh, partie Ora’h ‘Hayim 551 et suivants. N’oublions jamais que le but de ces pratiques et de nous faire revenir (sens du mot téchouva) à ce qui est l’essentiel, et dont notre éloignement a causé les catastrophes dans l’histoire du peuple juif. Et en ce moment les politiciens répètent ces horreurs. Ces pratiques sont basées sur celles des jours de deuil car nos errements ont causé la catastrophe et brisé la vie.

Pendant ces trois semaines :

– pas de mariages sauf nécessité urgente (pour des communautés, seulement depuis le 1 av), pas de fêtes hormis les cas de mitsva, pas de bénédictions et consommation sur des fruits nouveaux ou à l’occasion de nouveaux vêtements (hormis le cas du malade ou de la femme enceinte qui en éprouverait le besoin). Cependant, toutes les procédures d’engagement et de fiançailles peuvent se réaliser, et jusqu’à Roche ‘Hodeche Av on garde alors une réserve pour ne pas organiser de festivités.

– pas de musiques ou festivités ni danses. Les chants religieux peuvent continuer sans instruments. Les professionnels de la musique également, par nécessité et avec modération, spécialement quand leur métier les conduit à jouer pour des non-Juifs. Lors des manifestation contre le plan d’expulsion des Juifs de Gouch Katif, les rabbins ont autorisé les instruments de musique pour donner aux Juifs la capacité de résister. Interroger le rabbin.

– pas de conflit violent avec des proches, des élèves, ou envers des enfants, pas de recours en justice, car les conséquences pourraient être néfastes

– On n’achète pas d’habits ni objets, hormis le cas où des occasions exceptionnelles se présentent qui ne se retrouveraient plus, concernant un objet nécessaire. Car on ne dira pas la bénédiction chéhé’héyanou (qui nous a fait revivre) puisque nous sommes au contraire dans la période de prise de conscience de notre perte. Bien entendu, on peut acheter les chaussures non en cuir pour le 9 av. Et on peut faire la bénédiction chéhé’héyanou sur un nouveau fruit le Chabbate, ou même hors du Chabbate si le fruit risquerait de ne pas tenir jusque là (toujours du bon sens, le judaïsme est intelligent), de même pour un malade ou une femme enceinte. De même pour le chéhé’héyanou suivant la naissance d’un enfant et le pidiyone ha ben . Et s’il ne s’agit pas d’un achat d’importance, on peut le faire jusqu’à Roche ‘Hodeche Av mais pas ensuite jusqu’au 9 Av.

– Les cheveux.

On évite de les couper pendant cette période, de même la barbe, sauf si elle gêne pour manger. Mais celui qui ne peut pas pour des raisons professionnelles, de gagne pain nécessaire, ou de représentation, ou de rôle dans la cérémonie de la circoncision, se coupera les cheveux en évitant au maximum de le faire dans le semaine du 9 Av. Un endeuillé terminant le mois peut se couper les cheveux sauf pendant le semaine du 9 Av. De même une femme dont les cheveux nuiraient à son apparence.
– Les ongles. Les règles sont plus souples encore pour les ongles (par exemple, pour la femme qui se rend au miqvé).

modia.org Article original

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Le mois de Tamouz

Fragilité et vigilance

Période excessive

Au premier jour du mois de Tamouz , aucune créature n’a d’ombre (Béréchite Rabba 6, 6) car le soleil est au zénith.Ce n’est pas une période caractérisée par les nuances; nombre de guerres commencent en été sous la forte chaleur quand les hommes ne contrôlent plus les différentes phasesdes problèmes et se prennent eux-mêmes chacun pour la lumière.
La période qui va entre le 17 Tamouz et le 9 av est particulièrement délicate et réfère aux phases de destruction du premier et du second temple (Béréchite Rabba sur Les Lamentations, préface et 1, 3, 29).

Le retour

Il va falloir revenir lentement vers le sens des choses par la techouva, repentance, jusqu’à les remettre dans leur ordre qui est celui dela création ; c’est ce que nous ferons bientôt à Roche Hachana.

Mais il y a espoir -si vous revenons vers le meilleur de nous mêmes- car Jérémie, le prophète qui essayait de retenir lepeuple sur la pente des malheurs le dit (1, 11) lorsqu’il voit la première fleur qui est celle de l’amandier : elle met 21 jours entre le bourgeon et le fruit, comme les 21 jours qui séparent ces deux dates (B.R. préface). Ainsi, le 17 tamouz les murailles de Jérusalemfurent percées, et le 9 Av le Temple fut détruit. Il faut profiter de ce temps de répît pour retourner la situation.

L’exemple du peuple dans le désert

Notre fragilité en cette période sera mieux comprise si nous analysons ce qui s’est passé pour les bnéi Yisrael dans le désert.

Moshé a quitté le campement pour aller recevoir la Torah le 7 du mois de Sivane que nous venons de terminer ; il avait annoncé qu’il serait absent 40 jours et reviendrait avec la Torah. Le peuple a donc compté et attendu. Dès que les 40 jours furent terminésà ses yeux, il perdit espoir et alla se raccrocher aux anciennes divinités d’Egypte et fit le veau d’or.

Pourtant, le peuple n’avait fait qu’une petite erreur dans lecalcul des 40 jours. Une impatience et une infidélité de6 heures seulement. Manque de compétence, manque de confiance, manque de stabilité. C’est ce que nos Sages appelent l’action du Satane, le provocateur, le perturbateur qui met à l’épreuve.

Reconnaissance envers les femmes

Les femmes n’apportèrent aucun or de leurs bijoux pour faire cette idole et, depuis et de nos jours dans les familles pratiquantes, en reconnaissance de la stabilité qu’elles ont eu en ces jours d’épreuve, les femmes sont dispensées de tout travail pénible chaque premier jour de chaque mois, et plus encore en ce mois de Tamouz. Sérieusement. A bon entendeur… De plus, ce jour est vécu comme une fête chaque premier du mois par toute la famille et par ceux qui, eux, ne sont pas dispensées du travail (mari, enfants).

Analyse de l’épreuve : créer la confusion par la désinformation.
Donc, depuis le 7 du mois de Sivane, Moshé passa sur la montagne 24 jours en Sivane et jusqu’au 17 Tamouz ; cela fait apparemment 41 jours selon les dates du calendrier. Mais, en réalité, cela ne fait que 40 jours complets (puisque un jour comprend la nuit et le jour, comme il est dit en Béréchite 1, 5). Il fallait donc ajouter les 6 heures d’entrée dans la journée du 17 Tamouz car Moché avait bien dit qu’il serait absent 40 jours complets (chelemim) et non 40 jours en date (emtsaîm).

La punition tomba sur le peuple, Moshé brisa les Tables (voir Taânite 26 a et 28 b Tossafotes), il remonta sur la montagne supplier pour le peuple et revint avec les nouvelles Tables de l’alliance.

Le traité Chabbate 89 a, commenté par Rachi et les tossafistes, décrit cela :
« Ribbi Yehoshua ben Lévi a dit : que signifie le verset « le peuple croyant que Moshé tardait (bochéch) à descendre de la montagne » (Chémote 32, 1), etc. Ne lis pas bochéchmais bo chéch (dedans 6). En effet, avant de monter aux cieux sur la montagne, Moché avait bien averti : dans 40 jours, au début de la 6e heure, je serai de retour.

Quand les 40 jours furent terminés, le Satane apporta la confusion dans le monde :

– où est votre Maître ?
– Il est monté aux cieux
– Mais la 6e heure est passé !

Ils ne réagirent pas à ce qu’il avait dit. Alors il ajouta : Moché est mort.Ils ne réagirent pas. Alors il créa une illusion et montraà leur yeux le cercueil de Moché. Et alors le peuple di tà Aharone : Ce Moché, cet homme qui nous a fait sortir d’Egypte,nous ne savons pas ce qu’il est devenu (Chémote 32, 2). »

Chacun peut se reconnaître en ces phases de l’épreuve : d’abord l’assurance, la fidélité, la résistance intérieure, puis la fatigue, la lassitude, le doute, l’influence des autres qui détruisent, et la chute par abandon.
Nous pouvons aussi reconnaître là la pression de la désinformation qui presse continuellement le peuple à abandonner ses valeurs sous prétexte qu’elles seraient dépassées, différentes de celles des autres, que la preuve serait faite que nous n’avons pas de protection divine ni d’histoire menée par la Torah, que nos repères sont primitifs par rapport au monde moderne, etc. Ils sont nombreux les intelligents (ignorants) qui se donnent le droit de penser notre destin à notre place aujourd’hui. Dedans, comme dehors.

Sens éducatif de cet épisode

Les actes de notre histoire ne sont pas rapportés dans un but de tenir une chronique mais uniquement pour notre éclairage éducatif. Voici ce qu’en dit encore Ribbi Yehoshua ben Lévi (cette fois dans le traité Avoda Zara 4b) : la construction du veau d’or par les bnéi Israël n’a eu lieu que pour nous encourager à faire techouva, repentance. Comme il est dit (après le don des 10 commandements) : ah! s’ils pouvaient toujours conserver ce même coeur pour me craindre et accomplir mes commandements (Devarim 5, 26)…

David n’était pas homme à commettre cette faute, Israël non plus…
Cela a eu lieu pour qu’on puisse montrer en exemple ces épisodes à un individu qui fauterait ou à une communauté qui fauterait. La voie du repentir est possible et la miséricorde intervient.

Note :

Cette étude demande maintenant une interrogation personnelle et de se reporter avec précision aux références communiquées :

Chémote (Exode) 32

Devarim 5, 26

Jérémie 1

Béréchite Rabba 6, 6

Béréchite Rabba sur Les Lamentations, préface et 1, 3, 29

Chabbate 89 a

Avoda Zara 4b

Halakha

On jeûne le 17 Tamouz toute la journée à partir de l’aube.
Questionner le rabbin pour les précisions sur la façon de jeûner ce jour-là.
Il n’y a pas de mariage ni de festivités ou acquisitions quiréjouissent et que l’on peut retarder, pendant les 3 semaines qui séparent le 17 Tamouz et le 9 Av.

Les fiançailles peuvent se dérouler mais sans festivités.
Questionner le rabbin pour les précisions.

Horaires Paris : début : 3h 37 / 22h 40

modia.org Article original

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