L’ambiance était pour le moins électrique sur le plateau d’On n’est pas couché samedi 4 octobre. Sur France 2, Laurent Ruquier et son équipe accueillaient Michel Denisot, Xavier Dolan, Daniel Cohn-Bendit ou encore Eric Zemmour, présent pour faire la promotion de son nouveau livre, « Le suicide français ».Léa Salamé avait visiblement des comptes à régler avec son ancien acolyte de « Ça se dispute », qui a également eu maille à partir avec l’autre chroniqueur de l’émission, Aymeric Caron, en particulier sur la question de l’immigration. « Pourquoi vous n’assumez pas que vous votez Marine Le Pen ? » a-t-elle notamment lancé à Eric Zemmour, provoquant la colère de ce dernier. Mais ce n’est pas tout.

« Vieille rengaine de l’extrême-droite »

A la fin de l’émission, Léa Salamé s’est à nouveau opposée à Eric Zemmour, cette fois au sujet de son livre « Le suicide français » , qui dépeint une France dans l’impasse dont le peuple aurait été trahi par ses élites et les technocrates de Bruxelles depuis 40 ans. La chroniqueuse s’attaque en particulier à un chapitre qui l’a fait « sursauter » selon ses propres mots, celui où Eric Zemmour critique Robert Paxton.

Dans « La France de Vichy » ouvrage référence traduit en français en 1973, cet historien américain a été l’un des premiers à pointer la responsabilité de Pétain et de l’Etat français dans la collaboration avec l’Allemagne nazie. Léa Salamé accuse alors Eric Zemmour de « réhabiliter » le régime de Vichy et de reprendre une « vieille rengaine de l’extrême-droite », comparant le polémiste à Jean-Marie Le Pen.

S’ensuit une passe d’armes au cours de laquelle Eric Zemmour dénonce la « doxa dominante », assurant que « Pétain a sauvé 95% des Juifs français » et accusant Léa Salamé de manier une « psychanalyse de bazar », des propos que la principale intéressée assimile à une forme de sexisme.

Football et polémiques

Au cours de l’émission, Eric Zemmour a également dû se défendre sur des propos qu’il avait tenus l’été dernier, avant les demi-finales de la Coupe du monde? « Ils vont perdre contre le Brésil, je prends les paris. Et on va avoir une finale Brésil-Argentine », avait pronostiqué Eric Zemmour à propos de l’Allemagne.

Le polémiste avait affirmé que les Allemands « ne gagnent plus » depuis l’intégration récente de joueurs issus de l’immigration et ne remportaient des trophées que « quand il n’y avait que des dolichocéphales blonds » dans la sélection nationale.

Des propos virulents, d’autant plus que le terme « dolichocéphale » renvoie directement aux théoriciens racistes du début du XXe siècle, que Léa Salamé n’a pas non plus apprécié, comme elle l’a fait savoir. Les faits avaient ensuite donné tort à Eric Zemmour, puisque l’Allemagne avait pulvérisé le Brésil en demi-finale, avant de devenir championne du monde en battant l’Argentine en finale.


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LE SUICIDE FRANCAIS

Le Suicide français : Les Français ont perdu confiance. Ils ont le sentiment que le pays fait fausse route.

Mais ils hésitent encore sur les raisons qui ont pu les conduire dans cette impasse. A quel moment se sont-ils égarés ? Ont-ils été trompés ?

Pour les éclairer, Eric Zemmour se livre à une analyse sans tabou de ces quarante dernières années qui, depuis la mort du général de Gaulle, ont « défait la France ».

En historien et en journaliste qui a connu bien des protagonistes de cette triste épopée, il mobilise aussi bien la politique que l’économie ou la littérature, le cinéma et même la chanson. Revenant sur des faits oubliés ou négligés, mais décisifs, comme la loi de 1973 nous obligeant à nous endetter auprès des marchés financiers, il nous réserve quelques surprises.

L’auteur relit chronologiquement le passé pour démasquer une succession d aveuglements technocratiques, de « politique spectacle » délétère, de faux débats et de mensonges, notamment sur la famille, l’immigration, l’Europe ou la mondialisation… Il souligne notamment la responsabilité des élites dans ce fiasco.

Quarante ans d’indifférence au sort des vrais « invisibles » de la République (ouvriers, paysans, employés et cadres « rurbains » chassés en grande banlieue) ont, avec la crise économique, engendré un peuple blessé et perdu, livré aux nouveaux despotes de Bruxelles. Il est temps de faire les comptes ! C’est le premier pas nécessaire pour espérer pouvoir un jour guérir de nos maux.

[Eric Zemmour

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