INTERVIEW – Le défenseur central du FC Nantes a sa famille en Haïti…
Dans quelles circonstances avez-vous appris le séisme qui a touché votre île?
Je l’ai appris à 23h22, mardi soir, très précisément par un texto de mon beau-frère. A ce moment-là, il n’y avait encore aucune information sur Internet. Même en faisant une requête sur Google. En revanche, je n’avais pas de nouvelles de mes parents. J’en ai eu dans la nuit par un SMS vers 1 heure du matin. Ma maman m’a dit que ça allait, mais que leur maison s’était effondrée. Ma famille vit à l’ouest de la capitale à Léogâne…
Est-ce un vrai coup dur pour le pays?
C’est une catastrophe. On ne peut pas faire grand-chose. Dix minutes avant le séisme, j’ai eu ma mère. On rigolait. Elle était loin d’imaginer ce qui allait arriver. Nous, on a la chance d’être là où on est… Haïti est très, très pauvre en moyens, mais très riche d’esprit. Beaucoup de gens ont des capacités intellectuelles, mais ils n’ont pas les moyens de les exprimer. Ils sont souvent bridés par ceux qui ont le monopole de l’argent. Et puis, quand on voit que certains volent alors que des gens meurent sur des débris… Si tu n’es pas épargné par tes proches, je ne vois que comment tu peux l’être par la nature!
Les informations sont parcellaires depuis le tremblement de terre. Comment faites-vous pour communiquer avec votre famille?
C’est vrai, j’en ai eu très peu. Les trois réseaux de téléphonie privés ont été endommagés. En plus, vous savez, là–bas, il faut lutter pour avoir de l’électricité. C’est vraiment difficile! Tout ce que je peux vous dire c’est qu’étant donné les constructions des maisons là-bas, il va y avoir sans doute beaucoup de victimes…
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