« Dire que crever des pneus équivaut à du terrorisme revient à dire que tuer n’est qu’une forme de vandalisme ».Le phénomène du « Prix à payer » est devenu l’un des sujets de prédilection des médias israéliens.
On peut même parler d’obsession, avec toute la récupération politique qui en résulte. Même s’il est impératif de sévir contre les vandales qui s’en prennent à des biens appartenant à Tsahal ou à des citoyens arabes, la proportion que prend ce sujet d’actualité pose question.
Le ministre de la Sécurité Intérieure Itsh’ak Aharonovich a qualifié ces actes « de terrorisme », ni plus ni moins, et son prédécesseur Avi Dichter, ancien directeur du « Shin Bet » (Renseignements Généraux) est allé jusqu’à dire « que ces actes, tout comme la montée de Juifs sur l’Esplanade du Temple pourraient embraser la situation et entraîner des conséquences graves…y compris pour les juifs de Marseille » (c’est-à-dire les Juifs de France) !
Vous avez bien lu.
Les propos excessifs de ces deux personnalités méritent commentaire. Affirmer que crever des pneus ou inscrire des graffitis sur des murs équivaudraient à du terrorisme revient à dire que tuer n’est qu’une forme de vandalisme.

Elie Wiesel, outré un jour d’avoir entendu une comparaison immonde entre Gaza et Auschwitz avait dit : « Si l’on dit aujourd’hui que Gaza c’est Auschwitz, on dira demain qu’Auschwitz ce fut comme Gaza ».
C’est la mode du « tout se vaut » et une offense faite aux victimes de la Shoah comme du terrorisme.
Quant aux propos d’Avi Dichter, il parlait comme s’il était évident et normal que des faits se déroulant en Israël devaient entraîner des conséquences préjudiciables pour les Juifs vivant en France. Et uniquement eux.
En comparaison, l’on peut alors aborder un autre fait d’actualité, l’assassinat particulièrement barbare d’une jeune israélienne de 20 ans, Shelly Dadon, enlevée, poignardée et égorgée alors qu’elle se rendait à un entretien d’embauche.
Trop occupés avec les graffitis de quelques jeunes excités, les médias n’ont pas donné à cette tragédie l’ampleur qu’elle méritait, entraînant la colère de la famille éprouvée.
Ce même ministre Aharonovich, qui s’est rendu au domicile des parents de la jeune fille, leur a-t-il répété qu’il mettait sur un même pied le terrorisme et les actes de vandalisme sur des biens ?
Et Avi Dichter a-t-il averti que cet attentat, comme tous les autres avant lui, « risquait d’avoir des conséquences sur les Musulmans de la Canebière » ? Bien-sûr que non.
Les Juifs de l’hexagone ne se livreront à aucune action de représailles, aucune mosquée française ne sera taguée par des militants juifs, et aucun Arabe de France ne sera insulté ou frappé dans le métro par des bandes de jeunes juifs aux cris de « vengeance pour Shelly ».
Un discours automatique s’est installé dans lequel on justifie par avance des réactions violentes de la part de Musulmans, en Israël ou ailleurs, suite à des faits liés au conflit qui oppose Israël au monde arabo-musulman.
Que ces actes soient répréhensibles, comme le vandalisme, ou qu’il s’agisse de démarches les plus légitimes comme le fait pour des Juifs de monter prier sur l’Esplanade du Temple, le lieu le plus saint du peuple juif.
On notera aussi que les expressions « tensions intercommunautaires » ou « importation du conflit israélo-palestinien » sont devenues en France des lieux communs du vocabulaire lié à ce qui se passe au Proche-Orient. Or c’est un phénomène à sens unique.
A chaque montée de tension entre Israël et ses voisins (et même dans la routine), les manifestations haineuses sont le fait des milieux musulmans et pro-palestiniens, et ce sont des personnes juives, des écoles, lieux de culte, restaurants ou magasins juifs qui sont cibles d’agressions et non l’inverse.
Malgré les milliers de morts israéliens dans des attentats, il n’y a jamais eu en France un « Merah » ou un « Fofana » juifs !
Il faut le dire.
Je me souviens de la période de la 2e Intifada alors que j’habitais à Lausanne. Une policière qui montait la garde le long des barricades érigées autour de la synagogue m’avait dit : «
C’est bizarre. On envoie la Police pour protéger la synagogue, mais on ne nous demande pas de protéger la mosquée ! » Réflexion candide mais qui résume tout.
Cette constatation est générale. Les milieux islamiques ont réussi à imposer aux démocraties une peur des représailles en cas « d’insulte à l’Islam » qui s’interprète de la manière la plus large qui soit, jusqu’au plus petit dessin paru dans un journal local.
Cette peur a donné naissance à des réflexes d’autocensure que s’appliquent les responsables politiques ou médiatiques de nombreux pays face à tout ce qui a trait à l’Islam.
A l’inverse, personne aujourd’hui ne viendrait à avertir
« d’un embrasement du monde chrétien » à la vue des images horribles de crucifixions de Chrétiens en Syrie ou de massacres de chrétiens au Nigeria. Pas plus qu’un « embrasement du monde juif » après chaque attentat meurtrier en Israël. Les rues de Paris et de Londres resteront calmes.
Tout cela amène à une seule conclusion : à force de dire que tout se vaut, de renvoyer dos à dos victimes et agresseurs, d’accepter des uns ce que l’on ne tolère pas des autres, et de céder aux menaces et au chantage, on abolit toute échelle morale et laissons le champ libre à la barbarie.

Shraga Blum / I 24 NEWS Article original
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Israël se condamne à l’isolement diplomatique tant qu’il acceptera sans broncher les désinformations de cette gauche aux alliances douteuses , qui est relayée par des médias , véritables venins qui empoisonnent , en toute liberté , et aveuglent le regard des honnêtes gens. Quant à une partie de la droite complexée , elle ne sait plus ,… ou a peur de lutter contre les déviances qui mettent en jeu la démocratie .
– Alan Dershovitz a dit : « Aujourd’hui, les ennemis les plus dangereux pour Israël ne sont pas les Arabes , ce sont les médias et intellectuels israéliens, dont les propos mensongers sont automatiquement pris pour argent comptant à l’étranger et aident à stigmatiser l’Etat d’Israël de façon quasi-irréparable ».
VOILA CE QUE LES PALESTINIENS DEMANDE,UN SACRE TOUPE
AP: les attaques « prix à payer » sont terroristes
Un ministre palestinien demande aux grandes puissances de qualifier les attaques « prix à payer » de terroristes
Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki a déclaré lundi avoir demandé aux puissances mondiales de désigner comme « terroristes » les groupes de juifs extrémistes israéliens qui mènent des actes de vandalisme contre les communautés palestiniennes et des lieux saints, selon l’agence de presse Reuters.
L’initiative Riad al-Malki s’inscrit dans le cadre de la campagne menée par l’Autorité palestinienne pour la reconnaissance d’Etat palestinien indépendant en Cisjordanie auprès des organismes internationaux qui s’est intensifiée le mois dernier après l’échec de pourparlers de paix menés par les Etats-Unis.
« Ces groupes jouent un rôle dans l’incitation à la violence et dans la diffusion de la culture de la haine et du racisme », a-t-il affirmé dans une lettre adressée à la Russie, aux Etats-Unis, au Canada, à l’Union européenne, à l’ONU, à la Ligue arabe et à l’Organisation des États islamiques
Pour le ministre palestinien, les jeunes nationalistes-religieux – appelés « jeunes des collines » – qui utilisent le slogan » prix à payer », pratique la « terreur de façon constante contre le peuple palestinien, ses terres, ses lieux saints et ses biens ».
Sous l’appellation du « prix à payer », des extrémistes juifs et des activistes d’extrême droite ont intensifié ces derniers mois les agressions contre des Palestiniens, des Arabes israéliens ou encore l’armée israélienne, en réaction à des décisions gouvernementales qu’ils jugent hostiles à leurs intérêts ou à des actes attribués à des Palestiniens.
Les activistes ont notamment ciblé des églises, des couvents et des mosquées.
Les auteurs de ces actes sont en général des jeunes nationalistes-religieux vivant dans des implantations sauvages créées sans l’aval des autorités israéliennes.
Devant l’ampleur du phénomène, condamné par les dirigeants israéliens, plusieurs ministres et ex-chefs des agences de sécurité souhaiteraient que ces extrémistes ne soient plus considérés comme militants d' »organisations illégales » mais comme des « terroristes ». Ce que refuse jusqu’à présent le gouvernement israélien.
Bien que la police ait procédé à de nombreuses arrestations, il n’y a pas eu jusqu’à présent de mises en examen et le gouvernement met la pression sur les services de Sécurité intérieure (Shabbak) pour obtenir des résultats.
« L’Etat doit lutter avec une poigne de fer contre ce qui se dénomme ‘le prix à payer’, un phénomène hideux qui n’a aucun rapport avec les valeurs et la morale juive, dont le but est de nuire aux Arabes uniquement parce qu’ils sont Arabes », s’est défendu le ministre de la Défense Moshé Yaalon.
Après la découverte des graffitis « Mort aux Arabes et aux Chrétiens et à tous ceux qui haïssent Israël » sur le site Notre-Dame à Jérusalem lundi dernier, l’Eglise catholique romaine a demandé aux autorités israéliennes de prendre des mesures pour mettre un terme à ces actions.
Selon des médias, la police et le Shin Beth, le service de la sécurité intérieure, craignent que des juifs religieux ultra-nationalistes ne profitent du pèlerinage du pape en Terre sainte, du 24 au 26 mai, pour attirer l’attention des médias.
Dans son rapport annuel sur le terrorisme publié le 30 avril le département d’Etat américain a déploré que les actes d’extrémistes israéliens, notamment des Israéliens habitant en Cisjordanie, contre des Palestiniens, « dans leur majorité n’aient pas donné lieu à des poursuites ».
ONT VA OU,ISRAEL NE FAIT RIEN