C’est une première dans l’Histoire économique d’Israël: l’Etat juif passe du statut de débiteur international à celui de créancier! Depuis plusieurs mois, les observateurs israéliens se demandaient à quoi pouvait bien servir à Israël les 60 milliards de dollars accumulés dans les coffres-forts de sa Banque centrale. Aujourd’hui, la réponse est arrivée d’Istanbul.

Youval Steinitz, le ministre israélien des Finances, annonce lors de la réunion annuelle du Fonds Monétaire International à Istanbul, que le gouvernement israélien met à la disposition du FMI une ligne de crédit de 1,7 milliard de dollars.

Et pour cause: les réserves en devises d’Israël viennent de battre leur record de tous les temps à 60 milliards de dollars; et comme Israël est un des rares pays au monde qui n’a pas injecté de liquidités dans son économie pour faire face à la crise financière, l’excédent de dollars ne fait que s’accroître.

Les autorités monétaires israéliennes ont donc décidé d’apporter leur contribution à la crise mondiale. Le crédit qu’Israël propose au FMI sera financé sur les réserves accumulées par la Banque centrale.

Les fonds seront mis à la disposition du FMI sous la forme de Droits de Tirage Spéciaux (DTS en français ou SDR en anglais pour Spécial Drawing Rights). Le DTS sert aussi d’unité de compte au FMI et à certains autres organismes internationaux. Les DTS sont alloués aux pays membres proportionnellement à leur quote-part au FMI.

Le FMI estime les pertes des institutions financières mondiales à 3.400 milliards de dollars depuis le début de la crise, ce qui justifie leurs énormes besoins de financement; selon les économistes du FMI,la croissance mondiale ne reviendra positive qu’en 2010 avec un taux de +3,1% contre -1,1% en 2009.

Youval Steinitz, qui est aussi docteur en philosophie, a déclaré à Istanbul que « du point de vue de la philosophie de sciences, il faut prendre en compte la possibilité que, contrairement aux sciences exactes, la science économique est incomplète et instable par nature ». Cette situation, a-t-il expliqué, provient du fait que « les aspects psychologiques ont une place importante en économie ».

Jacques Bendelac (Jérusalem)

source : http://www.israelvalley.com/news/2009/10/07/24609/ Article original

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