Mardi soir, une jeune Haïtienne de 25 ans a été sortie saine et sauve des décombres à Port-au-Prince. Mais, huit jours après le séisme qui a ravagé une partie de l’ïle caribéenne, trouver des survivants relève du miracle. L’aide internationale se concentre désormais sur la distribution de vivres et d’eau et la prise en charge des blessés.

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Miracle à Port-au-Prince. Une jeune Haïtienne de 25 ans a été sortie vivante et en bonne santé des décombres d’un supermarché mardi soir, sept jours après le séisme d’une magnitude 7,3 qui a frappé Haïti.

« Elle est consciente et en bonne forme », a déclaré Thierry Cerdan, responsable de Secouristes sans frontières. L’ONG française, les pompiers haïtiens et une équipe de secours américaine ont mis neuf heures à extraire Hoteline Losana des décombres. « Elle nous a même donné des forces à tous pour l’aider à la sortir rapidement », a souligné Nicolas Roy, un médecin français.

Le séisme du 12 janvier a surpris Hoteline Losana alors qu’elle se trouvait dans un appartement situé au-dessus du petit supermarché. Elle est restée sept jours allongée sous les gravats et n’a dû sa survie qu’à la position dans laquelle elle s’est retrouvée coincée et qui lui permettait de respirer et de faire quelques mouvements. Mais toute cette semaine, elle n’a ni bu, ni mangé.

« Nous avons réussi à extraire quelqu’un vivant sept jours plus tard. C’est extraordinaire », dit un secouriste français. Mais après 121 personnes sauvées depuis le séisme, les miraculés tirés des décombres se font plus de plus en plus rares, et l’armée américaine a prévenu que la fin des recherches était proche.

Le secours se concentrent désormais sur la prise en charge des blessés. Ils sont 250.000. « C’est la gangrène partout, on ampute à la chaîne », se lamentait lundi Hans Van Dillen, chef de mission de Médecins sans frontières (MSF).

L’urgence est aussi d’éviter une énorme catastrophe sanitaire : sans accès à l’eau potable et à des sanitaires, les risques d’épidémie augmentent à chaque instant. 105.000 rations d’aide alimentaire avaient d’ores et déjà été distribuées mardi, selon le Programme alimentaire mondial, mais celui-ci estime à plus de 100 millions le nombre de repas nécessaires pour les trente jours à venir.

En outre, et pour garantir la sécurité, le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé mardi l’envoi de 3.500 Casques bleus supplémentaires en Haïti. Ces renforts vont porter à plus de 12.500 le nombre de troupes de la Mission de paix de l’ONU (Minustah) stationnée dans l’île. « Nous devons être présents aux points de distribution, pour nous assurer que les choses se passent bien », a indiqué un diplomate chinois du Conseil de sécurité. Il a admis que des pillages se produisaient, mais a souligné que le phénomène n’était pas « à grande échelle, ni dans tout le pays.

L’état d’urgence a été décrété jusqu’à la fin janvier en Haïti où, selon les dernières déclarations du gouvernement haïtien, le séisme a fait 75.000 morts, 250.000 blessés et 1 million de sans-abris. Un deuil national de 30 jours a aussi été promulgué. (Source AFP)

http://info.sfr.fr/faits-divers/articles/Encore-des-Haitiens-tires-des-decombres,128046/

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