Les représailles israéliennes en Syrie, mercredi 19 mars, aurait éliminé au moins 30 soldats syriens et hezbollahnis et détruit des dizaines de missiles. Le quotidien saoudien Al Watan révèle que la Syrie a exploité le temps nuageux et le détournement d’’attention de Tsahal, focalisé sur le sud, occupé à répliquer contre les tirs de barrage de roquettes du Jihad Islamique depuis Gaza, pour livrer des missiles avancés de moyenne portée au Hezbollah.


Le Président Bashar Assad avecHassan Nasrallah Archive »>Article original Photo credit: AP

Le quotidien saoudien Al Watan a révélé, samedi 22 mars, que le Hezbollah a reçu une cargaison de missiles de moyenne portée et d’autres armes avancées en provenance de Syrie, au cours du cycle récent le plus violent, il y a une semaine et demie, dans la Bande de Gaza, au cours duquel plus de 100 roquettes ont été lancées sur Israël.

Selon ce reportage, la Syrie et le Hezbollah ont exploité le temps nuageux et couvert et le fait que l’armée israélienne était occupée, et concentrait son attention sur le sud, de façon à répliquer aux tirs de barrage de roquettes, venues de Gaza.

Le reportage d’Al Watan poursuit en disant que la frappe aérienne en Syrie Article original , mercredi dernier, en représailles à l’explosion d’un engin explosif improvisé, contre la barrière de sécurité, blessant 4 soldats israéliens, a tué plus de 30 soldats syriens et détruit des dizaines de missiles et de roquettes.

La semaine dernière, les Forces de Défense israéliennes ont publié un communiqué, à la suite de ces représailles, en disant : “Ces cibles comprennent des postes et des batteries d’artillerie, des postes de commandement ainsi qu’un camp d’entraînement de l’armée syrienne » et que les forces israéliennes déployées dans le secteur, « ont répliqué par des tirs d’artillerie au Tammouz »>Article original contre des cibles de l’autre côté de la frontière ».

Tsahal se réserve le droit d’agir à n’importe quel moment et par tous les moyens nécessaires pour défendre le peuple d’Israël. Un message à cet effet a été envoyé à la Syrie, à la suite de cet incident, par l’entremise des Forces d’Observation du Désengagement des Nations-Unies, dans le secteur », déclare ce communiqué.

Quels que soient les coups tactiques qu’Israël lui inflige, à la marge de la guerre civile, Assad est, actuellement, galvanisé par la nouvelle attitude de défiance russe vis-à-vis de l’Occident. Pour l’alliance russo-syrienne, c’est un nouveau volet de la post-guerre-froide qui vient de s’ouvrir, afin de vaincre « l’ingérence » occidentale, que ce soit en Ukraine ou en Syrie. Paradoxalement, ce nouvel épisode de la « guerre froide » ne fait que réchauffer le front du Golan, pour Israël.

Non seulement, Assad remporte des victoires sur le terrain, comme à Yabroud, dernièrement ou au Krak des chevaliers, mais il est certain de renforcer son partenariat avec Moscou et que le Kremlin ne fera, sûrement, pas pression sur lui pour concéder une nouvelle conférence de Genève sans lendemain, avec la tutelle des Américains.

Le feu vert donné au Hezbollah ou à tout autre groupe supplétif, pour poser des bombes à la frontière israélienne, s’inscrit dans cette reprise de confiance en soi : il se maintiendra au pouvoir, quoi qu’il arrive et veut faire payer le prix de la guerre civile à ses voisins et ennemis de toujours.

De son côté, le Hezbollah est sur la défensive au Liban, où il subit les attentats des Sunnites et se trouve, de plus en plus, contesté pour sa guerre en Syrie, y compris par sa propre communauté. La milice chi’ite obtient plus de 57% d’avis défavorable parmi tous les Libanais confondus. D’autre part, il peut récolter, en Syrie et sur le Golan, les fruits de son implication fidèle auprès d’Assad, avec l’appui total des Iraniens des Brigades al Qods, qui ont tout intérêt à avoir plusieurs fers au feu : contre les Sunnites, mais aussi contre Israël.

Il est donc logique que des opérations de sabotage-embuscades-kidnappings , directement orchestrées par le Hezbollah ou des supplétifs (le FPLP-CG d’Ahmed Jibril) vont continuer de se développer, contre la frontière de l’Etat hébreu, à mesure de ce retour en confiance, largement alimenté par les hésitations et doutes de l’Administration Obama, dans ses capacités d’influencer le cours des affaires du monde, en Europe, au Moyen-Orient ou n’importe où ailleurs.

Pour Tsahal et Israël, « la guerre entre les guerres« , permettant d’anticiper sur les prochains coups portés par l’ennemi, est, plus que jamais à l’ordre du jour.

Sources : Daniel Siryoti

israelhayom.com Article original

Jonathan Spyer. The Jerusalem Post
21 mars 2014 meforum.org Article original

Anne Barnard. nytimes.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires