source : MARC ISERTES
Cette histoire est une belle parabole du fameux Maggid de Dubno (Rav Yaakov Krantz 1740-1804).

David, un pauvre notoire, a pour une fois l’occasion d’être invité chez un homme très riche. C’est la première fois qu’il voit l’intérieure d’une telle maison, avec des meubles de luxe, des chandeliers étincelants, de la vaisselle en argent, des peintures de maîtres… Contemplant avec ébahissement la richesse de cette demeure, on lui demande peu après de passer dans le salon splendide où toutes sortes de mets délicieux et succulents attendent les convives. Il n’avait jamais vu une chose pareille même pas dans son imagination fertile…

Les invités mangent avec appétit et joie le premier plat et David qui n’a pas l’habitude de telles quantités se sent déjà plus que plein. Devant le maître de maison se trouve une petite cloche, que ce dernier fait tinter. Immédiatement des serviteurs se précipitent dans la pièce, débarrassent la table et sur un signe de tête du propriétaire amènent le deuxième plat.

David n’a jamais vécu une telle chose et on va de merveilles en merveilles. Après le deuxième plat, la même scène se reproduit, un tintement de cloche, les serviteurs accourent et on passe au troisième plat, et ainsi de suite jusqu’au dessert, mignardises et café….

A la fin du repas, David qui n’arrive presque plus à bouger tellement il a mangé se rend au bout de la table pour observer la cloche. C’est pourtant une simple petite cloche, mais quels effets ! Il décide qu’il doit absolument s’en procurer une.

Le lendemain il se rend au marché et avec le reste de ses économies achète une magnifique cloche. Il rentre ensuite à la maison, tout content, et demande à sa femme et ses enfants, en haillons et affamés de se mettre à table, car une belle surprise les attends… Puis il se met joyeusement à faire sonner la cloche. Rien ne se passe… Il essaye encore mais sans plus de résultat. Le simple homme dépité ne comprend pas pourquoi la même cloche avait de tels résultats chez le richard mais reste sans effet chez lui…

Réflexion : Il ne faut pas oublier de faire la différence entre la forme et le fonds, le Shofar de Roch Hachana et de Yom Kippur ne sont pas des finalités en soi et ce qui compte c’est surtout les effets que les sonneries, les prières et les engagements auront sur nous. Pour être certain de sortir de Roch Hachana et Yom Kippur avec quelque chose de concret, je vous propose que l’on prenne chacun sur nous au minimum de faire une petite action concrète de mieux que l’on ne faisait pas avant. Et pourquoi ne pas mettre les tefillin même 5 min. le matin, ou donner un peu de charité, ou faire une prière ou aider une personne âgée ? C’est facile c’est pas cher et ça peut rapporter gros !

Si cela vous a plu, merci d’inviter vos amis à participer à ce groupe : http://www.facebook.com/home.php?#/group.php?gid=85967155302

Cette histoire est dédiée à la mémoire de Gabor Neumann qui est né le 10 février 1940 à Bekescsaba en Hongrie. Fils Elek et Margit Neumann, Gabor avait juste 4 ans quand il a été déporté à Auschwitz et assassiné le 29 juin 1944.

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