L’ISLAM EN DÉBAT

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Dessin de Stavro paru dans The Daily Star, Beyrouth.
Série

Chroniques consacrées aux débats qui agitent le monde musulman depuis l’émergence de l’Etat islamique

Il y a des islamistes qui s’opposent à Daech [l’Etat islamique »>Article original. Il y a même des islamistes, y compris salafistes, qui ont engagé le combat armé contre lui. Mais sur le front des idées ce combat reste étonnamment atone.

Cela amène à se demander pourquoi les musulmans ne s’insurgent pas pour défendre leur religion, cette religion qui sert aujourd’hui à désigner des pratiques qui sont les plus criminelles de l’histoire de l’humanité. Pourquoi sont-ils incapables de dire clairement que ce n’est pas l’islam ?

L’explication réside dans le fait qu’au niveau intellectuel il n’existe pas de différence importante entre un modéré et un extrémiste. Tous aspirent à établir durablement le règne de l’islam, dans des pays qu’ils ne voient que sous l’angle de leur [seule »>Article original identité islamique.

[A lire aussi : toute la série « Islam en débat » de Courrier internationalArticle original

Le sens d’un tel règne de l’islam consiste en quelque sorte à rétablir un ordre qui aurait été dévoyé par les complots des colonisateurs et consorts. Les Etats-nations et toute notre histoire contemporaine sont considérés comme des phénomènes passagers, puisque notre vraie nature profonde résiderait dans une invariable islamique qui remonte [à la naissance de l’islam »>Article original.

Cela nie toute évolution historique, alors que les musulmans ne sont devenus majoritaires au Moyen-Orient qu’après les croisades, que la majorité des Egyptiens étaient chiites à l’époque fatimide… Le règne de l’islam n’est donc pas mû par une vision de l’avenir, mais par le désir de revenir à un état originel où chaque chose est censée avoir été à sa place.

Sur tous ces points, il n’y a pas de distinction réelle entre modérés et extrémistes. Il y a seulement ceux qui sont extrémistes (Frères musulmans), d’autres qui sont très extrémistes (les salafistes du Front islamique), d’autres qui sont encore plus extrémistes (Front Al-Nosra), et finalement ceux qui sont excessivement extrémistes (Daech). Il y a certes des islamistes qui sont modérés, mais ils sont dépourvus des bases intellectuelles qui leur permettraient d’affirmer la légitimité de leurs positions.

Pour être précis, les islamistes partagent quatre idées :

1) Le refus de séparer clairement la religion de la violence et de dire que la violence au nom de l’islam est illégitime. Par conséquent, personne parmi eux n’accepte entièrement la liberté religieuse, la liberté de changer de religion ou de ne pas en avoir. Sur ce point, il n’y a pas de rupture entre les “modérés” et Daech.

Les “modérés” sont incohérents quand ils s’opposent à la violence débridée de Daech sans s’opposer à la substantialité du lien entre la religion et la violence, ni à “l’application de la charia”, ni au projet de contrôler à la fois l’Etat et la société, à l’instar des organisations totalitaires.

2) L’imaginaire de l’empire. Cet imaginaire tourne autour de conquêtes, d’invasions et de gloire militaire. C’est un imaginaire de puissance et de domination, de héros et de sultans qui laisse peu de place aux aspects de la vie quotidienne, aux gens ordinaires et aux femmes. On n’a jamais procédé à une révision de l’Histoire pour dire que ces conquêtes islamiques s’expliquent par des contingences historiques, sans lien intrinsèque avec la religion.

3) Le mépris de l’Etat-nation. Ce qui compte aux yeux de tous les islamistes est la nation islamique [umma »>Article original. Les islamistes dissolvent les Etats existants dans l’umma, alors que ces Etats représentent l’intérêt général depuis plus d’un siècle et que l’umma a duré moins longtemps qu’eux. Est-ce que les islamistes “modérés” – les Frères musulmans syriens, par exemple – ont critiqué cet apatriotisme ? Pas un mot ! Pourquoi ? Parce qu’ils le partagent.

4) L’“application de la charia” est un autre point commun, qui s’ajoute à la coercition, à l’imaginaire de l’empire et au mépris pour l’Etat-nation. En l’absence de bases intellectuelles solides pour s’opposer aux extrémistes, les jeunes musulmans ont l’impression que c’est Daech et consorts qui représentent leur religion , et non pas les modérés inconsistants.

Yassine Al-Haj Saleh
Publié le 26 août 2014 dans Al-Hayat (extraits) Londres
AL-HAYAT | YASSINE AL-HAJ SALEH
27 OCTOBRE 2014|

[courrierinternational.comArticle original

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Bonjour pour faire un brin d’humour il y a le Coran alternatif et il y a le Coran continu, ce n’est pas plus compliqué que ça.
Un « islamiste modéré » est un islamiste qui « lapide » avec du gravier, la « lapidation » est et reste un « crime » dont les mollassons de la chose ont totalement conscience, avec le temps qui passe et sa façon bien à lui de changer les choses, il est difficile voire impossible de « prouver » le contraire, vous comprenez?!?
Vôtre continuum insécable masculin est de moins en moins perchoir à colombe, vos épouses en sont témoins, quand au barillet qui était jadis a six coups, il vaut mieux ne pas écrire davantage sur ce qu’il en reste.
Il n’y a pas de « fanatique » modéré, les « islamistes » sont des gens qui mélangent le spirituel et le temporel politique, ce « cocktail » est aussi indigeste qu’imbuvable sauf pour les bobos et autres connards de la bonne illusion du monde où: tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.
Cordialement.

Richard

ça ressemble a du halal, ça a le même goût que du halal….et ça reste du halal !

Armand Maruani

{{Si un pignouf vend des merguez Hallal et qu’un concurrent s’installe prés de lui il va être furieux .}}

{{Coran ou pas Coran il touche à son oseille . C’est pareil pour le reste , quelle qu’en soit l’entreprise .}}