Les incohérences et autres absurdités de la campagne de Boycott Désinvestissement Sanction.

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

Le 26 février 2014, le Ministre israélien du Tourisme Uzi Landau a signé un contrat avec le géant de la distribution Carrefour, concernant la promotion de voyages en Israël dans les supermarchés, à l’aide des plateformes marketing implantées en Europe et dans le monde. Pour Carrefour, Israël est une destination accessible pour le vacancier européen qui doit pouvoir s’y rendre dans des conditions satisfaisantes. Dans le cadre de l’accord passé, sont proposés aux clients des voyages de 7 sept nuits dans des hôtels israéliens et un vol avec la compagnie aérienne El Al. En réalité, les formules touristiques ont vocation à durer toute l’année, même après la campagne de promotion limitée au mois de mars 2014.

Aussi, les affiches diffusées sur le site de Carrefour vantent-elles les endroits magnifiques de l’Etat hébreu, ce en quoi s’insurge le mouvement Boycott désinvestissement Sanction qui tente, coûte que coûte, de noircir l’image d’Israël aux yeux du grand public et qui s’inquiète de voir une promotion des voyages à destination d’Israël, faire de l’Etat juif un endroit où l’on passe des moments agréables, où l’on garde de belles images, et où l’on se fait des souvenirs de vacances dans de belles et fortes émotions..
Tout au long du mois de mars 2014, une page publicitaire est d’ailleurs distribuée à 18 millions de personnes avec une diffusion de l’information auprès de 400 agences de voyages sur la France, permettant au grand public de se convaincre du message propagandiste néfaste, antisioniste et antisémite de ceux qui ne cessent de répéter qu’Israël viole les droits de l’homme et le droit international.

L’organisation BDS qui se réjouit des conséquences économiques négatives pour les sociétés israéliennes (comme la mise en liquidation, en 2011, de la société Agrexco, spécialisée dans l’import export de produits alimentaires), avance que la distribution de coffrets voyage par Carrefour vise à saboter son travail (de dénigrement d’Israël) aux yeux de la communauté internationale. Les promoteurs de la campagne BDS subissent donc un sérieux revers puisque le public est en passe de réaliser en quoi la malveillance de ses messages haineux et stériles, est construite sur des contre vérités.

Le second mauvais coup subi par les organisateurs de la campagne BDS résulte d’une étude concernant les sociétés qui boycottent Israël. Celles-ci le font essentiellement par méconnaissance de la politique locale, et uniquement en fonction des idées reçues. C’est ce qu’a démontré une étude sur des investisseurs néerlandais dont un sur sept, reconnaît cesser d’investir dans les territoires en raison des pressions exercées par les Lobby antisionistes, sans pour autant savoir s’il y aura, et auquel cas, quelles seront les sanctions internationales applicables aux entreprises ayant des intérêts locaux. Ainsi, les désinvestissements opérés en Israël et dans les territoires disputés, sont la conséquence de pressions exercées, non d’une volonté ferme et non équivoque ou d’une conscience selon laquelle il ne faudrait pas investir dans les territoires disputés.

Les entreprises concernées ne font d’ailleurs pas de publicité de ce désengagement car elles craignent des dénonciations et la condamnation d’organisation non gouvernementales ou de clients. En tout état de cause, les motifs de désinvestissement ne répondent pas à des critères soit disant moraux ou politiques mais sont exclusivement la conséquence d’une intimidation puisque les entreprises concernées ne savent même pas pourquoi elles sont empêchées de commercer avec Israël… de même, elle n’osent plus annoncer les opérations réalisées en Cisjordanie, de peur de voir jeter l’opprobre sur elles.

Toute la campagne BDS repose sur un postulat selon lequel l’investissement dans les territoires disputés seraient à l’origine de manquements au Droit international humanitaire, alors que cette propagande ne repose sur aucun fondement juridique éthique ou moral, autre que des affirmations péremptoires inlassablement répétées. Les entreprises redoutent alors d’être exclues de marchés importants en opérant sur des terres soit disant palestiniennes alors qu’aucun territoire n’a été affecté à l’Etat de Palestine et que rien, dans le Droit international, n’interdit d’investir sur des biens sans maître.

Bien évidemment de très nombreux groupes internationaux prestigieux ne se laissent pas influencer par cette propagande nauséabonde et malsaine comme G4S, Caterpillar, Veolia, Heidelberg Cement, Motorola, Hewlett Packard, Dexia, Sodastream, Volvo, Israeli banks, Elbit et Africa Israel…qui fournissent des équipements de sécurité, des prestations de services informatiques, possèdent des succursales ou des usines de production dans les territoires disputés et améliorent les techniques d’extraction des ressources naturelles, en se fondant sur des critères économiques et financiers non des prises de position idéologique.

Le dernier revers, pour les organisateurs de la campagne BDS, résulte des reproches fait à l’Etat juif qui rencontre, depuis quelque jours, des difficultés pour approvisionner en eaux, des villages palestiniens situés à proximité de Jérusalem mais à l’extérieur de la barrière de sécurité. La société Gihon Corporation, responsable de l’alimentation en eau à Jérusalem, a momentanément cessé d’acheminer l’eau dans ces secteurs pour des raisons techniques. Aussi, a-t-il été reproché au Ministère de l’Infrastructure Silvan Chalom de ne pas intervenir pour trouver une solution immédiate à cette pénurie d’eau, et pour veiller à ce que ces habitants aient un accès, à long terme, et un approvisionnement sûr en eau.

Dans ce cas, c’est l’effet inverse qui se produit : Israël est considéré comme étant responsable de l’absence de fourniture en eaux des villages concernés. Il n’est alors plus question de boycott mais de critique pour l’Etat juif qui contraint les palestiniens à s’approvisionner en eaux auprès de …revendeurs palestiniens locaux dans des conditions nettement moins satisfaisante…Ceci illustre encore l’absurdité de ce boycott qui est à géométrie variable, en fonction des produits et des consommateurs palestiniens concernés…

Ce dernier exemple illustre en quoi la campagne BDS ne sert qu’à fustiger Israël, à ternir son image, et à marteler des principes qui n’ont rien à voir avec le Droit international, puisque lorsque Israël ne fournit pas les produits de première nécessité aux palestiniens, on le lui reproche encore. Notons d’ailleurs qu’Israël se voit même menacé d’une saisine de la Cour Suprême israélienne (qui n’est pas non plus boycottée par les palestiniens) si le problème n’est pas réglé rapidement. Les animateurs BDS, qui pourraient se réjouir de voir que les palestiniens savent se dispenser d’Israël dans leur vie quotidienne, ne sont finalement que des acteurs chargés de calomnier, de diffamer et d’injurier l’Etat juif. Rien de plus.

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

1 COMMENTAIRE

  1. Mais les  » palestiniens » ont tout a fait raison….Mettez-vous 1 seconde a leur place. « ils » recoivent des millions de dollars chaque annee, Alors je vs pose la question, pourquoi voulez-vous qu’ils arrivent a un accord??? Un pays doit etre democratique, libre, productif…….Non. trop complique , Continuons la lutte. c’ est plus simple….

  2. L’UE et l’UNICEF ont lancé récemment un projet d’usine de dessalement des eaux à Gaza pour approvisionner la population en eau potable http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/03/eu-to-build-desalination-plant-in-gaza.html à l’aide d’un don de 10 millions d’Euros. Réaction immédiate des « amis de laPalestine »: ils s’inquiètent que cela perpétue le statu quo de l' »occupation » (8 ans après l’évacuation du Gush Kativ); ils s’inquiètent de l’isolement de Gaza poussant Israël à ignorer ses obligations; ils s’inquiètent de la quantité d’électricité nécessaire pour faire fonctionner l’usine (mais pas un mot sur le blocage de l’exploitation du gisement de gaz offshore de Gaza, faute d’accord entre Hamas et OLP sur le partage des bénéfices); ils s’inquiètent de l’impact écologique, et des rejets de sel dans la mer (mort de rire); ils « exigent » qu’Israël fournisse l’eau à Gaza à des prix défiant toute concurrence. Quelles sont ces ONG tellement obsédées à nuire à Israël qu’elles préfèrent aggraver les « souffrances » des Gazaouites?
    1. DanChurchAid
    2. Applied Research Institute Jerusalem (ARIJ)
    3. Polish Humanitarian Action
    4. Institute of Environmental and Water Studies – Birzeit University
    5. Near East Council of Churches-Jerusalem
    6. Middle East Children’s Alliance
    7. Palestinian Environment NGO Network (PENGON)
    8. We Effect – Swedish Cooperative Centre
    9. MAAN Development Centre
    10. House for Water and Environment (HWE)
    11. Palestinian Wastewater Engineers Group (PalWEG)
    12. Palestinian Agricultural Relief Committees (PARC)
    13. Al-Mezan Centre for Human Rights
    14. The Palestinian Centre for Human rights
    15. Media Environmental Centre
    16. Palestinian Farmers Union (PFU)
    17. Earth and Human Centre for Research and Studies (EHCRS)
    18. Palestinian Farmers Association
    19. Land Research Centre
    20. Institute for water and environment – Al-Azhar University
    21. Union of Agricultural Work Committees (UWAC)
    22. Palestinian Environment Friends (PEF)
    23. Arab Centre for Agricultural Development

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