Le journal étudiant de l’Université de Harvard, The Crimson, a rapporté jeudi que la décision de boycotter les distributeurs d’eau gazeuse fabriqués par la société israélienne Sodastream au sein des cantines de l’Université Harvard (HUDS) était « erronée. »
Suite aux vives critiques soulevées suite à une décision prise par l’université de HArvard, de cesser les achats de boissons gazeuse à la société israélienne Sodastream, au motif de la présence d’une de ses usines dans les territoires disputés, le porte-parole des services de restauration de l’Université Harvard (HUDS) a écrit dans un communiqué jeudi que HUDS avait eu « tort de céder à des préoccupations politiques » en prenant cette décision controversée.
«En tant que président et recteur je dis clairement que nos décisions d’achat ne doivent pas être motivées par les opinions des membres de la communauté sur des questions qui sont source de controverse politique, » a écrit Crista Martin, le porte-parole de HUDS dans un courriel. …
Alan M. Provost Garber ’76 a écrit une déclaration réitérant la position de l’Université qui refuse de fonder ses décisions d’achat sur des considérations politiques.
La décision a été prise malgré les objections soulevées par le Harvard College Palestine Solidarity Committee de l’université et la Société islamique de Harvard.
Sodastream a actuellement une usine à Mishor Adumim, qui emploie à la fois des salariés israéliens et palestiniens. L’actrice Scarlett Johansson, qui a été nommé le premier ambassadeur international de SodaStream plus tôt cette année, a écrit que, contrairement à ce que veulent faire croire ses détracteurs, SodaStream a été « construit comme un pont pour la paix entre Israël et la Palestine. »
En réaction à la décision de boycott de HUDS Steven Pinker, psychologue de Harvard avait exprimé sa colère dans une lettre: « Comme je partage un grand nombre de réserves avec les étudiants concernant la politique actuelle du gouvernement israélien, je m’oppose d’autant plus fermement aux politiques des gouvernements de pays tels que la Russie, l’Inde, le Pakistan, la Chine, la Turquie et l’Arabie saoudite. Dans un monde rempli de gouvernements dont les politiques sont déplorables, il est pernicieux pour une université de n’en distinguer qu’un seul pour le fustiger et le pénaliser.
Lawrence Summers, l’ancien président de Harvard et professeur en poste, s’insurge contre le boycott d’Israël depuis 2002. Plus tôt cette année, il avait critiqué une initiative de Boycott Désinvestissement et Sanctions lors d’une conférence à l’université: « la promotion de BDS c’est exactement à ce genre d’actions que je pensais lorsque j’ai voulu prévenir il y a de cela déjà des années sur le danger que représentent ce genre initiatives qui nourrissent des dérives antisémites qui portent à conséquence, même si telle n’est pas leur intention au départ».
On attend des universités françaises qu’elles en prennent de la graine…
[The Havard CrimsonArticle original
http://www.thecrimson.com/article/2014/12/18/HUDS-statement-sodastream/
[POWERLINEArticle original
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