Le 12 juin 2014, trois jeunes israéliens, étudiants au sein d’une Yeshiva du Goush Etzion, ont été enlevés par une organisation terroriste, affiliée au Hamas ou à al Qaïda, alors qu’ils faisaient de l’auto stop.

Ce nouveau crime palestinien devrait entraver durablement le processus de paix, si les responsables politiques de Ramallah s’avèrent incapables d’interférer pour obtenir leur libération dans un bref délai. Dans la soirée du 13 juin 2014, le premier Benjamin Netanyahu a immédiatement pris attache avec le Président de l’Autorité palestinienne pour qu’il coordonne la libération des jeunes captifs, avec les services de sécurité palestiniens, démarche également entreprise par le chef de la diplomatie américaine John Kerry.

Ce crime palestinien est bien évidemment lié au « pseudo » rapprochement du Fatah et du Hamas, intervenu le 23 mai 2014, et leur semblant de réconciliation préalable en vue d’avancer dans le processus de négociation avec Israël. Toute initiative palestinienne d’apaisement dans les relations avec Israël est parfaitement incompatible avec les promesses faites aux palestiniens, visant à défaire l’entité sioniste, ce dont ils sont nourris depuis la création de l’Etat d’Israël. L’individu palestinien est conditionné, formaté intellectuellement, préparé à la libération de la Palestine et à l’éviction de toute personne juive de la Palestine, depuis sa plus tendre enfance. Il n’est donc pas envisageable que des responsables politiques palestiniens s’éloignent de cet objectif idéologique, national et religieux palestinien.


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Aussi, dès que les responsables palestiniens apparaissent comme susceptibles de renoncer aux objectifs inscrits dans le cœur de la pensée palestinienne, de nouveaux groupes palestiniens se lèvent pour entraver les efforts de réconciliation, jusqu’à la récupération intégrale des territoires dépendant de l’ancien mandat Britannique (au risque de tout perdre).

Des terroristes se disant affiliés au « Djihad mondial » proche de la mouvance d’Al Qaïda, ont donc repris les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza, au cours du mois de mai 2014, pour entraîner Israël dans une nouvelle spirale de violence, et justifier, à terme, une montée en puissance dans les agressions anti-israéliennes. Israël a donc répondu à ces agressions par l’élimination ciblée d’un terroriste affilié à cette mouvance, le 11 juin 2014, alors qu’il circulait à moto dans la bande de Gaza (il s’agissait d’une personne ayant tenté d’abattre un hélicoptère de Tsahal dans les jours précédents). La finalité palestinienne est de parvenir à une escalade de violence pouvant aller jusqu’à l’enlèvement de trois « barouhim yeshiva ».

Le mode opératoire est toujours le même : le président de l’Autorité palestinienne condamne les tirs palestiniens et appelle à respecter les accords de trêves passés, sans jamais corriger les dissensions dans les modes de pensée palestiniens. De même, le Hamas se dit engagé dans le respect de la trêve avec Israël, mais sans jamais inviter à cesser, une bonne fois pour toute, la lutte armée contre Israël. Il résulte de tout ceci que les palestiniens sont toujours dans l’attente du moment où ils pourront défaire Israël, les périodes d’accalmie n’étant que des moments destinés à se réarmer pour lancer de nouvelles opérations, toujours plus vigoureuses, dans un combat qui ne sera jamais abandonné.

Les palestiniens sont ainsi fluctuants, entre un double discours, de bonne volonté et de pacification des relations avec Israël, d’une part, et d’encouragements à lutter contre l’entité sioniste par tout moyens, d’autre part. Le Président Abbas ne cherche donc pas à désarmer les milices terroristes de la bande de Gaza alors qu’il s’y est engagé (même s’il en est incapable). Par ailleurs, les responsables du Hamas continuent de préconiser la lutte armée contre Israël, tel le leader Badran, qui a appelé, le 13 juin 2014, à faire face à l’armée de défense israélienne pour l’empêcher de trouver les acteurs de l’enlèvement des 3 adolescents religieux. Il a même annoncé qu’il s’agissait d’une « occasion pour élargir le cycle du conflit et reprendre le lieu naturel de la Cisjordanie à la tête de la résistance ».

En effet, si des Jihadistes reprennent le flambeau dans la lutte contre Israël, le Hamas ne veut pas être en reste. Le mouvement islamiste, persuadé que l’accord passé avec la Fatah le dédouanera de tous les actes contre Israël, s’estime en droit d’intensifier (ce qu’il dit être de) la résistance contre Israël pour réparer les dégâts infligés à sa popularité ces dernières années. Il s’est donc engagé dans le combat pour la libération des prisonniers des prisons israéliennes, alors que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité nationale du gouvernement du Hamas, déclarait : « la doctrine des services de sécurité du prochain gouvernement ne doit pas cesser de protéger la résistance et faire appel aux factions pour continuer à frapper Israël jusqu’à la libération ».

De même, Khaled Meshaal et Ismaïl Haniyeh (qui ont démissionné du gouvernement du Hamas le 2 juin à Gaza), ont tous deux affirmé que « la réconciliation avec le Fatah ne remplacera pas la résistance ». Ils ne sauraient être plus clair : la soit disant réconciliation avec le Fatah qui poursuit ses pourparlers de paix avec Israël n’a en rien modifié la détermination du mouvement islamiste dans sa volonté d’éradiquer Israël une bonne fois pour toute. Le Hamas reprend donc progressivement son discours traditionnel pour donner une couleur de légitimité aux opérations terroristes menées contre Israël.

Dans un discours d’une extraordinaire violence tenue le 20 mai 2014, soit trois jours avant la réconciliation avec le Fatah, Khaled Meshaal, a menacé Israël de « libérer la Cisjordanie comme Gaza l’a été », « y compris dans ses principaux bastions ». De même, le directeur du comité de surveillance du Conseil législatif, a déclaré « le Hamas a choisi la réconciliation afin de relancer le projet de résistance de manière stratégique. Le Hamas, préoccupé par la lutte sur le terrain, « a besoin d’un consensus national afin d’éviter toute confrontation avec l’Autorité palestinienne (AP) en Cisjordanie », allant jusqu’à affirmer : « la doctrine des services de sécurité du prochain gouvernement ne doit pas cesser de protéger la résistance et faire appel aux factions pour continuer à frapper Israël jusqu’à la libération »…

Les trois jeunes israéliens enlevés, sont donc victimes de cette folie meurtrière palestinienne, nourrie de haine antijuive par les chartes historiques, qui ont juré ne jamais renoncer à une parcelle du territoire de la Palestine mandataire. Si les élections législatives prévues dans les territoires palestiniens donnent la majorité au Hamas, s’en suivra une nouvelle entreprise de séduction après le désaveu subi à cause des blocus israélo-égyptiens.

Les jeunes « Barouhim Yeshiva » sont en réalité victimes de l’erreur idéologique palestinienne selon laquelle la lutte ininterrompue contre Israël mènera inéluctablement à la victoire finale. En réalité, le conflit s’arrêtera lorsque les palestiniens et (plus généralement la partie du monde musulman qui en est persuadé), prendront conscience que la lutte contre Israël est vaine, que la culture de la haine et de la mort de mène à rien, que le message philosophique qu’ils véhiculent n’est pas un mode de pensée sur lequel il est possible de réfléchir, en le soumettant à l’analyse, et dont il convient d’en retirer les avantages dans une démarche éclectique.

Le message criminel palestinien est juste une erreur historique d’appréciation qui l’installe dans l’inhumanité.

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach.

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Armand Maruani

{{Ils ne comprennent qu’un seul langage : la manière forte .}}

{{ {{Comme disait Caton l’ancien concernant Carthage , répétons chaque jour , chaque minute :}}

{{ {{ » Gaza delenda est  » :  » Gaza sera détruite « }} Amen .}}