Netanyahu va t-il employer l’opération de sauvetage pour porter un coup fatal au Hamas (à Gaza également) ? Benny Gantz, chef d’Etat-Major, affirme qu’on se dirige vers une opération de grande ampleur. Certains hauts-dirigeants du Hamas vont être expulsés vers Gaza, dont Hassan Youssef, le père du « Prince Vert » ; on revient sur l’accord Shalit contre terroristes, jugé nul et non avenu ; L’IAF a mené 5 opérations aériennes contre des cibles à Gaza…

Les signes de l’approche d’une opération militaire de Tsahal contre le Hamas abondent, cette semaine, comme conséquence possible de l’effort massif de recueil de renseignements, pour secourir les trois adolescents israéliens que le Hamas est accusé d’avoir kidnappés, près d’Hébron, le 10 juin. Les forces militaires arrivent en flux tendus et constants pour renforcer le siège autour d’Hébron, une ville de Judée-Samarie de 170.000 habitants, et ses environs. Dimanche 15 juin, au soir, les forces israéliennes ont encerclé, puis ont déferlé dans deux maisons, afin d’appréhender des suspects, après avoir arrêté plus de cent cinquante terroristes et agents opérationnels du Hamas.

Au cours de la journée, un appel limité à des réservistes a été annoncé. En tout, cela ressemble fort au fait que l’organisation islamiste fondamentaliste devait s’attendre à prendre une claque magistrale – et pas seulement à Hébron. Face aux bases du Hamas à Gaza, Israël a déployé des intercepteurs de missiles Dôme de Fer dans des villes importantes, à portée des roquettes palestiniennes : à Ashdod, Beersheva et Rehovot, aussi bien qu’à Ashkelon, où cette batterie a intercepté deux missiles entrants depuis la Bande de Gaza. Israël et l’Egypte ont, pendant ce temps, fermé leurs terminaux frontaliers avec la Bande de Gaza. L’armée égyptienne a aussi renforcé son déploiement le long de la frontière israélienne et posté un bataillon blindé au terminal de Taba, dans le Sinaï.

Le Hamas a évité de revendiquer ces kidnappings ou d’émettre les moindres exigences. Mais la colère, longtemps refoulée, d’Israël contre ses menaces constantes et ses extorsions quotidiennes est encore alimentée par l’angoisse des familles des adolescents kidnappés. Le Gouvernement aurait bien du mal, dans de telles circonstances et l’actuelle atmosphère, à courber l’échine face à une nouvelle exigence de libérer de nouveaux prisonniers palestiniens, lors d’un quelconque échange. L’idée de faire un sort au Hamas par des moyens militaires reçoit l’appui de toutes les parties du spectre politique sous la pression de la population.

Cette confrontation peut éclater et s’étendre rapidement depuis la Cisjordanie-Judée-Samarie jusqu’au secteur de Gaza. Là, le Hamas stocke tout son vaste arsenal de missiles et son infrastructure terroriste, qu’il a refusé de concéder, même pour le salut du processus de réconciliation palestinienne et du gouvernement d’unité nationale, et il l’utilisera à plein régime afin de terroriser les villes et villages du Sud et du Centre d’Israël. Là encore, le Hamas peut compter sur l’appui du Jihad Islamique pro-iranien, qui a accumulé une puissance de feu qui rivalise avec celle du Hamas, autant qu’il dispose de fortes bases avancées dans les camps de « réfugiés » de Judée-Samarie.

Le chef d’Etat-Major Benny Gantz, lors de ses commentaires brefs, samedi 14 juin au soir, a souligné un point important, lorsqu’il a déclaré : « Tout en déployant tous nos efforts afin de secourir les trois adolescents, nous gardons l’œil bien ouvert sur ce qui se passe au Nord (Liban-Syrie-Irak) comme au Sud (Gaza) ».

Il a clairement pris en compte que, dans toute conflagration avec les Palestiniens, les unités du Hezbollah au Liban et en Syrie, et d’abord sur la frontière du Golan, pourraient bien ouvrir un second front contre Israël, pour soulager la pression exercée contre ses alliés.

Tous ces calculs pèsent lourdement sur la décision du Premier Ministre Binyamin Netanyahu, du Ministre de la Défense Moshé Ya’alon, du Lieutenant-Général Benny Gantz et de son adjoint, le Général-Major Gady Eisenkott, quant à l’ampleur et aux cibles d’une action militaire contre le Hamas, qui pourrait bien avoir déjà commencé. Cette opération a reçu un nom : « Nos frères reviennent à la Maison ».

Les concentrations de troupes et blindés égyptiens sur les frontières israéliennes et de Gaza attestent d’un certain degré de coordination entre Jérusalem et le Caire, sous l’égide de l’ancien chef de l’armée, le Président Abdul Fattah El-Sissi.

D’un côté, El-Sissi et les dirigeants israéliens partagent le même état d’esprit sur le besoin pressant d’empêcher le Hamas et certains de ses alliés d’Al Qaïda, dans le Sinaï, d’utiliser la Péninsule comme leur tremplin pour mener des attaques transfrontalières en Israël (et en Egypte).

D’un autre côté, le Président égyptien n’est pas prêt à s’engager personnellement à appuyer une opération militaire israélienne visant à détruire les ressources militaires de l’allié des Frères Musulmans à Gaza, sans obtenir au préalable, le consentement de l’Arabie Saoudite et des Pays du Golfe, qui financent son régime et ses forces armées.

Netanyahu semble retenir ses troupes, dans l’espoir d’une réponse positive du Caire, avant de contacter Washington pour obtenir sa bénédiction. Dans le même temps, d’autres mesures punitives vont être abordées, comme la proposition de déclarer nul et non avenu l’accord très critiqué de 2011, qui a permis d’échanger un millier de terroristes palestiniens condamnés, dont des meurtriers de masse, contre Gilad Shalit, ce soldat détenu en otage par le Hamas durant cinq ans.

Le gouvernement Netanyahu et l’Administration Obama ont atteint un terrain d’entente limité, au cours de ces derniers mois, quant au rôle que devrait jouer Israël, dans le cadre de la guerre civile syrienne. Il est fondé sur l’accord que Jérusalem donnera à Washington une information précoce sur les mesures militaires entreprises, sans obligation de se conformer à la position de l’administration.

Est-ce qu’un tel arrangement américano-israélien fonctionne pour une opération contre le Hamas ? L’Administration Obama s’abstiendra t-elle de soutenir cette initiative israélienne dans la guerre contre la terreur ?

On ne peut s’empêcher de noter les intérêts divergents américains et israéliens, et l’ironie d’une situation épique, où les Etats-Unis coopèrent déjà avec les Pasdaran pour leur apporter un soutien aérien en Irak, alors qu’Israël est amené à frapper à bras raccourcis sur le protégé de l’Iran dans les territoires : le Hamas.

Israël envisage ses options militaires sans perdre de vue les bruits et fracas des exploits de l’EIIL (Etat Islamique en Irak et au Levant), dans la conquête d’une ville après l’autre, au cœur du pays sunnite irakien et de ses répercussions : bien que l’armée irakienne prétende réagir, ce sont, en réalité des milliers d’Iraniens des brigades al Qods qui prennent à parti et font face à l’EIIL.

Si Téhéran réussit à stabiliser le gouvernement du Premier Ministre Chi’ite Nuri al Maliki et à sauver son armée de l’effondrement, exactement comme il l’a fait pour la Syrie de Bachar al Assad, un tel succès consoliderait les forces du Hezbollah au Liban et en Syrie et, par conséquent, celles du Hamas et du Jihad Islamique à Gaza City et Ramallah.

Ces deux organisations feraient alors, évidemment, la loi au sein de l’administration palestinienne gouvernante.

Bien que ce processus puisse mettre quelques mois avant de devenir effectif, Netanyahu serait bien avisé d’agir rapidement, de façon à tuer dans l’œuf ce schéma, avant que la loi des radicaux d’Hébron et Gaza ne soit transposée à Ramallah.

En 2012, Netanyahu s’est abstenu de mener à terme l’opération de Tsahal contre la guerre-éclair des roquettes du Hamas, sans lui faire payer le prix de ses menaces. Deux ans plus tard, il a promis qu’il y aurait de graves conséquences à l’enlèvement de nos trois jeunes civils israéliens. Mettra t-il, cette fois, ses paroles fortes contre le Hamas à exécution ?

DEBKAfile Analyse Exclusive 16 juin 2014, 7:57 AM (IDT)

debka.com Article original

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tibor

le temps est venu de tordre le coup du Hamas et cette fois si SANS ÉTAT D’ÂME
de tout façon Israel sera condamné par la communauté internationale hypocrite
qui pourront aussi se dire: mais bon dieu de m… mais qui d’autre aurait fait ce sale boulot
à notre place……

Alex E. MERALI

Non Armand Maruani, ce ne sont pas des bâtards. C’est bien pire : ce sont des musulmans.
Cordialement.

Armand Maruani

{{Je pense que c’est le moment . Ils vont regretter d’être nés ces bâtards .}}

lachkar norbert

ON SENT BIEN QUE D… MEME L’ATTAQUE CONTRE LES ENNEMIS D’ISRAEL QUAND ON VOIT TOUT CE QUI SE PASSE DANS LES PAYS ARABES,ET CE N’EST QUE LE DEBUT.CELA FAIT PENSER A MOISE DEVANT LA MER ET A LA NOYADE DE TOUTE L’ARMEE DU PHARAON.IL Y AURA CERTAINEMENT QUELQUES SOUFFRANCES ET QUELQUES LARMES DU COTE JUIF,MAIS CETTE FOIS,LES ARABES SUNNITES OU CHITES VONT PAYER LE PRIX FORT !!!!!

Claude.levy5

C’est surement le moment d’être chez nous, en Judée/ Samarie. Au lieu d’appeler cette terre promise par D. Cisjordanie ou « palestine ». Hébron est Juive.

Derekhkatan

Je ne comprends pas que Bibi Netanyahou aie besoin de la bénédiction d’Obama.
C’est Hachem qui peut donner ou pas la bénédiction dans ce cas.