La réussite financière de l’Alya est un des objectifs les plus légitimes et aussi l’un des plus partagés de la part des Olim. Pour viser une situation financière sereine, il est nécessaire de réussir son, voire ses investissements immobiliers. Pourquoi ? Car l’immobilier représente une part essentielle du budget familial en Israël. L’association Nefesh BNefesh Article original publie, chaque année, une étude qui détaille les principales dépenses d’une famille de nouveaux immigrants composée de 2 adultes et de 4 enfants en Israël.

Cette étude montre que le budget moyen se situe entre 12.000 NIS et 30.000 NIS chaque mois, ce qui représente entre 2500 € et 6000 €, selon les taux de conversion actuels.

L’immobilier à lui seul représente entre 3500 et plus de 6500 NIS par mois et constitue, de ce fait, le principal poste du budget familial en Israël. Il est nécessaire de mettre ces données en perspective des revenus israéliens, qui sont, en moyenne, plus faibles qu’en France. De plus, ces chiffres ne sont pas représentatifs des prix dans les villes les plus chères d’Israël.

Au delà de ces dépenses mensuelles, constituées de loyers ou de remboursements de crédits, il faut également rappeler que l’apport initial pour acheter un appartement représente les économies de plusieurs dizaines d’années de travail. D’un côté, la situation de nombreux olim de France est exceptionnelle, car pouvoir venir en Israël avec un pécule constituant un apport initial est loin d’être négligeable. D’un autre côté, cette somme d’argent est un petit trésor familial qu’il faut à tout prix ne pas dilapider, une fois arrivés en Israël. Ce risque concerne aussi les touristes qui investissent en Israël, car les occasions de dilapider ses économies ne sont pas réservées aux olims. Cette série d’articles vise déjà, à vous permettre d’éviter les plus grosses erreurs concernant vos finances en Israël… en particulier concernant le volet immobilier qui représente le plus gros risque, si vous n’en connaissez pas les bases ou pire, si vous faites comme en France .

La première erreur est de consacrer un temps insuffisant à votre projet immobilier. Toutes choses égales par ailleurs, un acheteur francophone en Israël consacre 100 fois moins de temps à son projet immobilier qu’à remplir un caddie au supermarché du coin ! Voici la preuve : savez-vous combien de temps nous passons à remplir notre caddie à la makolet ? En comptant le temps de transport, le temps d’attente aux caisses et le temps de tout ranger une fois chez soi, on peut facilement passer 2 ou 3 heures à remplir un caddie de valeur 1000 NIS ou 200 €. Considérons maintenant un achat immobilier moyen en Israël, soit un enjeu financier de 1 million de NIS soit 200.000 €. Cette somme correspond donc à peu près à la valeur de 1000 caddies moyens. On devrait donc consacrer à l’achat immobilier 1000 fois le temps passé à remplir un caddie, ce qui représente entre 2000 et 3000 heures… soit entre un an et demi et 2 ans d’un travail équivalent à temps plein !

Même si ce calcul est théorique, il démontre que le temps que la plupart des acheteurs consacrent à l’achat de leur bien immobilier est bien en dessous de ce qui est nécessaire, compte tenu des sommes mises en jeu lors d’un achat. Car on ne consacre guère plus de quelques jours à acheter un bien immobilier. Nous en venons ici à la première règle d’or concernant votre achat immobilier : il est vital de savoir prendre le temps d’acheter, que cela concerne votre achat de résidence principale ou votre investissement locatif. Il ne faut jamais se précipiter, et ce malgré les pressions que l’acheteur vous mettra, aidé en cela de nombreux intermédiaires immobiliers dont la rémunération sera consécutive à votre achat. Dans ce système, tout le monde gagne à ce que vous signiez le plus vite possible… sauf vous !

Prenez donc bien le temps de faire vos « devoirs » d’acheteurs, à savoir, faire votre étude de marché et organiser proprement le financement de votre bien. Car comme nous le verrons, lors des prochains articles, financer un bien en Israël n’a rien à voir avec financer un bien en France. En vous y prenant de manière organisée, il n’y a aucune raison de faire un mauvais achat en Israël !

Haim Mamou, co-fondateur de la Centrale des Crédits en Israël, www.lacentraledescredits.com Article original

Tel Israël : 05 26 13 10 31

Tel France : 01 77 47 37 05

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DANIELLE

je ne sais pas ce que vous entendez par un « bon achat immobilier », mais je sais une chose c’est que 98 % des olim n’ont pas de problème à acheter un appartement pour le bonheur des constructeurs qui construisent souvent n’importent quoi pour beaucoup d’argent.

Pour les 2% restants il faut les additionner aux Israéliens de souche qui s’endettent à vie pour un achat ou qui n’achètent jamais faute d’avoir un apport et déménagent tous les 3 ou 5 ans de maison en maison.

Malgré tout c’est notre pays qui nous attire mais pas nécessairement le système financier.