Israël n’a pas à s’inquiéter: les demandes de reconnaissance répétées de l’AP n’ont aucune portée. Opinion

Les vingt ans de « négociations » qui tournent en rond entre Israël et l’OLP, et le consentement d’Israël à libérer des assassins pour simplement poursuivre ces négociations, peuvent se résumer le mieux par la célèbre scène du film de James Bond « Goldfinger«  datant de 1964. Ligoté à une table par « Dr. Goldfinger, Bond regarde impuissant le faisceau laser qui s’approche de lui et qui va le couper en deux .

« Vous attendez-vous à ce que je parle? » demande Bond. « Non Monsieur Bond », répond Goldfinger. « Je m’attends à ce que vous mourriez (…) il n’y a rien que vous puissiez me dire que je ne sais déjà« .

Certes, Israël ne veut pas être responsable de l’échec des négociations en cours. L’histoire récente, cependant, fournit assez de preuve qu’Israël sera accusé indépendamment de ses concessions et que les Palestiniens seront absous indépendamment de leur intransigeance.

Nous avons déjà vu ce film . Il avait la même fin après la conférence de Camp David de juillet 2000, après les paramètres de Clinton de décembre 2000, et après la proposition d’Olmert de mai 2008. A chaque fois, Arafat et Abbas se sont tirés d’affaire avec un simple « non » et ont même pu compter sur d’innombrables personnes désolées en Israël et aux États-Unis pour justifier leur obstructionnisme. L’espoir qu’une fin différente résulte d’une quatrième tentative défie la logique. En fait, le président Obama a pris soin de préciser à l’avance, par l’intermédiaire de son récent entretien avec Jeffrey Goldberg Article original (journaliste américain, ndlr) quelle partie les États-Unis ont l’intention de tenir pour responsable de l’échec , attendu, de ces pourparlers.

Une autre explication possible – peu convaincante – de l’insistance d’Israël à maintenir les négociations en cours est la « menace » palestinienne de prendre des mesures unilatérales à l’ONU et de demander une adhésion à tous les organismes des Nations-Unies.

– Et effectivement, hier, l’Autorité palestinienne a demandé son adhésion à 15 organes de l’ONU

En décembre 1988, l’Assemblée générale des Nations-Unies a reconnu l’“État de Palestine” proclamé par Yasser Arafat à Alger un mois plus tôt. Depuis la signature des Accords d’Oslo, l’OLP a menacé à plusieurs reprises de déclarer unilatéralement un Etat, même si c’est déjà fait. En novembre 2011, l’ »État de Palestine » virtuel est devenu membre de l’UNESCO. Le 29 novembre 2012, l’Assemblée générale a accordé le statut d’observateur non-membre à l’ »État de Palestine » virtuel. Être membre à part entière des Nations-Unies, cependant, nécessite l’approbation du Conseil de sécurité (le veto de la Russie a bloqué l’adhésion du Kosovo tout comme le droit de veto des États-Unis a bloqué celle de la Palestine).

Serait-ce si terrible si l' »État de Palestine » virtuel devenait membre d’agences onusiennes supplémentaires telles que l’Organisation météorologique mondiale ? De toute évidence, la menace de l’AP est sur ​​l’obtention de l’adhésion à la Cour pénale internationale (CPI) et sur ​​le fait d’ouvrir des procès contre Israël. Cette « menace », cependant, est également dérisoire .

Le Président de l’AP, Mahmoud Abbas, a plus d’une fois menacé « d’aller à la CPI » pour contester les implantations israéliennes sur la rive ouest du Jourdain ainsi que les actions militaires de représailles israéliennes dans la bande de Gaza. En janvier 2009, l’Autorité palestinienne a officiellement accepté la compétence de la CPI. En avril 2012, le Procureur de la CPI s’est déclaré incapable de déterminer si la « Palestine » était un Etat dans le but de la compétence de la Cour.

Théoriquement, le vote de l’Assemblée générale de novembre 2012 définit la « Palestine » comme un Etat aux fins de la compétence de la CPI. Mais puisque Israël n’est pas membre de la CPI , la Cour ne peut avoir compétence sur le territoire de la « Palestine », un territoire qui n’est pas défini car il n’y a jamais eu d’État palestinien dans le passé. Même la décision de l’Assemblée générale de novembre 2012 n’a pas permis de déterminer les frontières de la « Palestine ». La résolution ne mentionne que les anciennes lignes d’armistice entre Israël et la Jordanie, mais les lignes temporaires n’étaient pas une frontière internationale.

Dans tous les cas, l’Assemblée générale n’a pas le pouvoir de déterminer les frontières des Etats. Elle n’a pas non plus le pouvoir de remplacer les résolutions du Conseil de sécurité (conformément à la Résolution 242 du Conseil de sécurité, les futures frontières entre Israël et ses voisins doivent être négociées). En outre, depuis que les Accords d’Oslo accordent à Israël la juridiction pénale exclusive sur les Israéliens sur la rive occidentale du Jourdain, l’Autorité palestinienne ne peut pas déléguer à la CPI une juridiction territoriale qu’elle ne possède pas.

Enfin, l’utilisation de la CPI pour la «  guerre juridique  » palestinienne est une épée à double tranchant. Israël pourrait donner aux Palestiniens un avant-goût de leur propre médecine en rejoignant à la CPI et en poursuivant l ‘ »État de Palestine » pour son ciblage délibéré et l’incitation contre des civils israéliens.

La décision d’Israël de libérer des meurtriers pour le bien de la reprise des négociations n’est pas seulement moralement abjecte. Elle est également stratégiquement erronée, parce que les Palestiniens iront de toute façon à la CPI au moment où les négociations échoueront, et parce que la « menace » d’ajouter la CPI au répertoire de la « guerre juridique » palestinienne est vide de sens.

Dr. Emmanuel Navon dirige le département de science politique et de communication à l’université orthodoxe de Jérusalem et enseigne les relations internationales à l’Université de Tel Aviv et au Centre interdisciplinaire d’Herzliya. Il est également membre du Forum politique Kohelet.

i24news.tv Article original

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oxomars

Creuses dites-vous ? Je dirais inutile. Ces parlottes de paix ne sont que de l’esbroufe.

A l’heure actuelle, la paix impliquerait pour les Palestiniens, de {{ {s’assumer en tant qu’Etat souverain} }} avec toutes les charges que cela imposent comme pourvoir à l’approvisionnement de l’eau, de l’enseignement, de la santé, de la nourriture et bien entendu les salaires des fonctionnaires et { {{avec quel argent ?}} }

{{Faire la paix avec l’OLP sans le Hamas n’a aucun sens.}}