La journaliste Anne Bénédicte Hoffner, qui travaille pour le compte du journal La Croix, a été interrogée, pendant deux heures, avant-hier mardi, par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI, ex-DCRI), et pour cause. Au pays de Molière et Tartuffe, on ne plaisante pas avec le secret-défense. Surtout quand on ne sait pas par quel bout se saisir de la « patate chaude »… Cette direction veut savoir comment cette journaliste s’est procurée le rapport confidentiel sur la radicalisation de l’islam Article original dont elle a publié

Il dresse un constat
Egalement, ce rapport
Selon la journaliste, le rapport s’est appuyé sur des
Le rapport indique que les services concernés ne «disposent» pas de
Le rédacteur du rapport n’a pas manqué de fustiger le Conseil français du culte musulman, regrettant «qu’il n’ait à ce jour jamais été
Mohamed El-Ghazi
ARTICLE | 19. MARS 2014 – 9:46
algeriepatriotique.com Article original
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« La France est, comme la plupart des pays voisins en Europe, confrontée à la montée d’un phénomène de radicalisation dont le terrorisme est la forme la plus extrême. » Un rapport confidentiel, remis fin octobre au premier ministre et dont La Croix a pris connaissance, s’inquiète de « l’importance croissante » de la radicalisation – parfois violente – de jeunes musulmans sur le sol français, ainsi que du départ de « combattants volontaires » de plus en plus nombreux pour la Syrie.
Près de 700 Français tentés par le djihad sont sous la surveillance des services de renseignement, a récemment reconnu Manuel Valls, qui y voit « le plus grand danger auquel nous devons faire face dans les prochaines années ».
Après s’être tues, ou parfois battues en silence pour retrouver leurs enfants, nombreuses sont d’ailleurs les familles à lever le voile sur ce drame, comme les parents de Jean-Daniel et Nicolas Bons, deux Toulousains de 30 et 22 ans, qui ont laissé leur vie en Syrie. Début janvier, deux adolescents de 15 et 16 ans ont réussi à partir via la Turquie, avant d’être finalement retrouvés en début de semaine. Élève sans histoire en seconde générale, l’un d’eux s’est subitement « renfermé », sa famille évoquant un véritable « lavage de cerveau ». Trois autres, interpellés à l’aéroport d’Andrézieu (Loire), en 2012, comparaissent demain devant le tribunal correctionnel à Paris. L’avenir de ces jeunes djihadistes, et leur retour sur le sol européen, ne sont pas sans inquiéter les services français…
« AUCUNE RELIGION N’EST ÉPARGNÉE »
Face à ce phénomène, le gouvernement français semble décidé à agir. Pressé par l’Union européenne, le premier ministre a commandé un rapport au Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale – l’instance qui le conseille sur les questions stratégiques de défense et de sécurité. C’est ce document, remis à Matignon le 30 octobre par Yann Jounot, alors directeur de la protection et de la sécurité de l’État, que La Croix a pu consulter. Intitulé Prévention de la radicalisation, il dresse en réalité un constat sévère sur « les dispositifs en place ».
Première faille, la France est très démunie quant au « repérage » de ces jeunes radicaux. Faute de recherches sur le sujet, le rapport en est réduit à citer des études conduites « chez nos voisins », montrant que le processus touche davantage des hommes jeunes, entre 18 et 35 ans, dans une « position socio-économique fragile ».
Les experts consultés reconnaissent leur difficulté à mesurer le rôle des idéologies « qu’elles soient politiques ou religieuses » – le rapport prend bien soin de rappeler qu’« aucune religion n’est épargnée » et cite ailleurs le terrorisme d’extrême droite en Norvège, ou l’extrémisme néonazi en Suède ou en Allemagne – tout comme l’influence des « effets de groupe » ou des « pressions sociales ou psychologiques »…
Surtout, la France pèche par une politique exclusivement ciblée sur « la répression » alors qu’il faut aussi développer une stratégie de prévention, écrit Yann Jounot. Les services concernés ne disposent pas de « critères communs de détection ». « Aucune stratégie d’action préventive n’existe à l’égard des personnes détectées pour les aider à sortir du processus ».
Au passage, le rapport égratigne sévèrement le Conseil français du culte musulman, interlocuteur musulman – il est vrai mal en point – des pouvoirs publics, regrettant qu’il n’ait « à ce jour jamais été impliqué (…) alors que la lutte contre la radicalisation religieuse devrait constituer une priorité » pour lui…
Prenant modèle sur le programme Channel, mis sur pied au Royaume-Uni après les attentats de Londres, le SGDSN préconise l’implication de toute l’administration, ainsi que « des municipalités » et des familles – au moyen d’un
Concernée par le phénomène, l’éducation nationale devrait être impliquée, pour « renforcer l’esprit critique des élèves » sur Internet, mais aussi pour fournir un « contre-discours argumenté » à ses enseignants dans certains cours « sources de contestation violente ». Enfin, l’aide des « jeunes penseurs franco-musulmans », « trop peu entendus », pourrait être sollicitée, et des «
Au passage, le rapport n’évite pas certaines entorses à la laïcité, comme lorsqu’il décrit l’aumônerie musulmane en prison comme un « levier d’action utile », gommant allègrement son rôle spirituel, ou préconise de favoriser l’élaboration et la diffusion de
Anne-Bénédicte Hoffner
28/1/14 – 17 H 14
la-croix.com Article original
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« aucune religion n’est épargnée »: de quoi s’esclaffer! Imagine-t-on nos radicaux, les souffreteux bahourim yeshiva, s’entraîner au krav maga? Dans la situation pré insurrectionnelle qui prévaut en France, mieux vaut ne pas compter non plus sur la poignée de matamores de la LDJ, complètements noyautés par la DGSI.