Françoise Martres, visée par douze plaintes de personnalités épinglées, a été mise en examen pour injure publique.La doyenne des juges d’instruction, Sylvia Zimmermann aurait décidé le 11 férvrier dernier, la mise en examen de Françoise Martres, la présidente du syndicat de la magistrature dans l’affaire du «mur des cons».
Cette dernière serait notamment poursuivie pour injure publique. Elle pourrait également l’être pour destruction de preuves.
Douze plaintes ont été déposées à la suite de la révélation, le 23 avril 2013, par le journaliste de France 3 Clément Weill Raynal, de ce patchwork à vocation satirique composé de dizaines de clichés de personnalités des mondes politiques, médiatique et judiciaire moquées par l’organisation très marquée à gauche.
Aux côtés de plusieurs députés de l’UMP figurent également le général Schmitt ainsi que le journaliste Robert Ménard. Lundi 10 mars, le film litigieux a été mis sous scellés par la brigade en charge des atteintes aux personnes et aux biens.
En août dernier, la Garde des sceaux Christiane Taubira avait estimé impossible de «déterminer des responsabilités personnelles» et donc de demander des sanctions.
De son côté, le Syndicat de la magistrature a toujours plaidé le fait que ces images avaient été prises dans un local syndical et donc d’ordre privé n’ayant pas vocation à être diffusées auprès du grand public.
Paule Gonzales
14-03-2014/ Le Figaro.fr Article original

JUSTICE – La présidente du Syndicat de la magistrature Françoise Martres a été mise en examen pour « injure publique » dans l’affaire du « mur des cons », qui avait suscité une vive polémique lors de sa révélation en avril 2013. Des dizaines des personnalités figuraient sur ce tableau. Mais qui a porté plainte ?
C’est la revanche des « cons ». Ils s’étaient indignés, il y a presque un an, en se découvrant en photo, épinglés sur le « mur des cons ». Sur les images diffusées par le site Atlantico le 24 avril 2013, le grand public découvrait cette mosaïque au goût douteux, placardée dans un local du Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche.
Ce vendredi, l’hebdomadaire Valeurs actuelles révèle que sa présidente, Françoise Martres, qui n’a pas souhaité répondre à nos questions, a été mise en examen le 17 février dernier. Poursuivie pour injure publique envers un particulier, elle pourrait également l’être pour destruction de preuves, le fameux « mur » ayant été détruit. Mais qui, parmi ces dizaines de personnalités, n’a pas digéré la mauvaise farce du syndicat ?
Parmi les « cons » du SM figurent des dizaines de personnalités issues du monde politique, des médias ou de la société civile. Brice Hortefeux, Michèle Alliot-Marie et Nadine Morano y côtoient ainsi le magistrat Philippe Courroye, le criminologue Alain Bauer, l’ancien ministre et ex-entraîneur du XV de France Bernard Laporte, le journaliste Eric Zemmour ou encore l' »humoriste » Dieudonné.
Au total, douze plaintes auraient été déposées.
De source judiciaire, Françoise Martres a été mise en examen pour injure publique à l’encontre du chef de file des députés UMP Christian Jacob et du général Philippe Schmitt.
Le premier avait porté plainte en tant que chef de file du parti, qui compte de très nombreuses personnalités parmi ces « cons ».
Lui-même y figure, tout comme Nicolas Sarkozy et son fils Jean, le maire de Nice Christian Estrosi ou encore l’élu des Hauts-de-Seine Patrick Balkany.
Le second s’était attiré l’inimitié des magistrats en critiquant le « laxisme » de certains juges après l’assassinat de sa fille, Anne-Lorraine, dans un RER en novembre 2007.
Cela fait deux. Qui sont les dix autres ?
A l’époque, dans l’indignation générale, plusieurs personnalités avaient fait savoir qu’elles conduiraient l’affaire devant les tribunaux. Toutes étaient d’ailleurs « parfaitement fondées » à le faire, avait affirmé la ministre de la Justice, Christiane Taubira.
Parmi elles, le fondateur de Reporters sans frontières Robert Menard, reconverti en politique depuis et soutenu par le Front national. Le parti d’extrême droite avait lui aussi annoncé avoir chargé un avocat pour poursuivre le syndicat.
Parmi les élus UMP, un était particulièrement remonté : sans attendre la plainte groupée, le député Etienne Blanc avait déposé une plainte de son côté, avec constitution de partie civile pour diffamation. Il avait également demandé au juge de faire une perquisition au siège du Syndicat de la magistrature, « en vue d’y saisir tous les documents qui pourraient caractériser une hostilité à s »>Article originalon égard ».
En outre, Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat de police Synergie-Officiers, avait également annoncé le dépôt d’une plainte après avoir découvert son portrait sur « le tableau de chasse » des magistrats.
Enfin, parmi toutes les cibles du Syndicat de la magistrature, deux hommes en particulier auraient pu être tentés de riposter : Manuel Valls et Jack Lang sont les deux seules personnalités de gauche au tableau.
Julie Mendel / Metronews Article original
FIGAROVOX – Alors que l’affaire des écoutes remet en cause l’impartialité de la justice, l’auteur de la vidéo du mur des cons, Clément Weill-Raynal, répond aux questions de FigaroVox.
En tant qu’auteur de la vidéo du «mur des cons» qui avait révélé une politisation de la magistrature, quel regard portez-vous sur les affaires en cours?
Clément Weill-Raynal: J’essaie d’avoir un regard distancié car je ne veux pas jeter le discrédit sur l’ensemble du corps des magistrats. En tant que chroniqueur judiciaire depuis de nombreuses années, je suis bien placé pour savoir que la majorité d’entre eux font leur travail avec impartialité dans des conditions matérielles difficiles.
Mais l’image du «mur des cons» vaut cent discours et révèle malheureusement que certains magistrats se comportent comme des «commissaires politiques» et tordent le bras au droit pour atteindre des personnalités de la vie publique. Par exemple, dans l’affaire Bettencourt, on peut se demander pourquoi le juge Gentil a fait appel à un ami proche pour conduire une expertise psychologique déterminante. Bien que la Cour de cassation ait validé son enquête, le soupçon d’une instrumentalisation de la justice pèse…
Alors que la polémique enfle autour de la légitimité et de la légalité des écoutes de Nicolas Sarkozy, assiste-t-on selon vous à une dérive du système judiciaire?
Croyez-vous à la thèse d’un règlement de comptes entre les juges et l’ancien président de la République qui était épinglé sur le fameux mur des cons?
Je ne prétends pas connaître le dossier et personne n’est au-dessus du droit, pas même les anciens présidents de la République. Toutefois, la durée des écoutes suscite des interrogations. Si au bout d’un an, celles-ci n’ont révélé aucun élément de suspicion tangible, si ce n’est quelques phrases ambiguës, on peut légitimement se demander s’il n’y a pas eu un abus du principe d’écoute.
La justice ne doit pas devenir un feuilleton à suspens qui dure des années. On connaît certaines procédures qui se sont éternisées pour finalement accoucher d’une souris. Dans ces cas-là, le procès en lui-même compte moins que la campagne de diffamation qui l’accompagne.
Après avoir été taxé de racisme pendant des mois, Brice Hortefeux a finalement été relaxé en appel… Mais tout le monde n’a retenu que les accusations!
L’affaire du «mur des cons» n’était pas un cas isolé. En 2012, le syndicat de la magistrature avait pris des positions invraisemblables et inacceptables qui n’avaient suscité aucune réaction médiatique. Non seulement, il a appelé à voter contre Nicolas Sarkozy, ce qui constitue une violation de la séparation des pouvoirs, mais il s’est également employé à «nazifier» l’ancien président de la République. Il faut prendre la peine de lire le communiqué de l’époque.
Il s’agit d’un tract où la France est décrite comme un champ de ruines judicaire où sont maltraités «les sans-papiers, les enfants et les malades mentaux»!
Les magistrats appellent à ne pas reconduire «un pouvoir entaché de brun». Quand on sait que ces mêmes magistrats vont rendre des décisions de justice, y compris sur des délits concernant l’expression publique, il y a matière à s’interroger sur le risque d’une justice politique.
Avec le recul, l’émotion suscitée par l’affaire du «mur des cons» ne vous apparaît-elle pas néanmoins un peu disproportionnée? N’était-ce pas avant tout un symbole?
Ce mur soulève la question de l’impartialité des magistrats. Beaucoup de gens se sont posés la question: «sommes-nous jugés d’avance?» Par ailleurs, il faut rappeler que des parents de jeunes filles violées et assassinées, qui à tort ou à raison avaient critiqué des décisions de justice, figuraient également sur ce mur. Dans ces conditions, on peut aisément comprendre l’indignation d’une partie de la population.
L’affaire du mur des cons a également révélé une politisation des médias puisque les syndicats des journalistes proches du syndicat de la magistrature avaient réclamé votre tête à la suite de la diffusion de votre vidéo. Que pensez-vous du traitement médiatique des affaires? Vous paraît-il équilibré?
Certains syndicats de journalistes qui me sont tombés dessus se sont déconsidérés. Leur motivation était très claire. Ils estimaient que l’existence du «Mur des Cons» n’aurait pas du être portée à la connaissance du public car cette information mettait en cause le Syndicat de la Magistrature, dont ils sont politiquement proche.
On voit à travers cette affaire comment ces organisations dévoient la fonction syndicale. Au lieu d’assurer la défense des intérêts de la profession, comme c’est leur rôle, ils cherchent à influer sur la ligne éditoriale des rédactions, y compris par l’intimidation de certains journalistes. Je suis bien placé pour le savoir. J’aurais préféré les voir défendre la véracité de l’information et l’indépendance de la presse à laquelle je suis naturellement attaché.
Pensez-vous avoir été vous-même victime d’un lynchage médiatique?
Oui, j’ai été lynché par une certaine presse de gauche: dans Télérama, Libération et le Monde plus précisément. Mais je ne regrette rien et si c’était à refaire, je le referais.
Alexandre Devecchio/ Le Figaro.fr
Article original
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Syndicat de la magistrature ou pas, « mur des cons » ou pas, les juges en prennent trop à leur aise de manière générale. Ils se conduisent beaucoup trop et beaucoup trop souvent comme des seigneurs surs de leur impunité, drapés dans la majesté qu’ils se sont octroyée, quand ils ne se considèrent pas, purement et simplement, comme égaux du Tout-Puissant. Quant au respect des prérogatives, tant de l’exécutif que du législatif, ils n’en savent plus rien depuis bien longtemps.
Pas « sanctionnés » sic mais RADIES…..comme les médecins qui se comportent de façon indigne ….
c etait a taubira de sanctionner…mais ebfin qu attendre de cette gauchiste primaire?
{{Que ces » Cons » n’oublient pas que sous la Terreur un certain Antoine Fouquier-Tinville accusateur publique à la tête du fameux Tribunal révolutionnaire fut lui même décapité aprés avoir expédié des charrettes entières à l’échafaud .}}
{{Si ces mêmes fascistes vivaient à cette époque ils auraient été décapités de la même manière pas loin du métro » Concorde » ou sur la Place de Grèves ( au métro » Hotel de Ville » ) .}}
{{Dommage j’aurai bien assister à ce spectacle quitte à prendre la ligne 1 et changer à » Chatelet » .}}
La mise en examen de Françoise Martres, la présidente du syndicat de la magistrature dans l’affaire du « mur des cons
Oh , oui, et rien ne va pas lui arriver, ça on le sait.
Le vrai problème ce sont les magistrats, membres du syndicat, qui ont placardé les photos sur les murs. Qui peut croire qu’ils seraient capables de rendre la justice sereinement aux possibles ou probables justiciables parmi ceux qu’ils traitaient « des cons »?
Les juges et magistrats affiliés à ce syndicat devraient être sanctionnés et le syndicat dissout. Je ne vois par pourquoi une profession avec leur statut particulier, garanti par la Constitution, doit avoir des syndicats.
D’ailleurs, quels revendications pourraient défendre un tel syndicat?
Bonjour, ce mur des cons est un signal inquiétant particulièrement quand il émane de gens dont la fonction est de juger.
La justice devrait faire une promotion comme celle-ci: treize mises en examen pour douze faits constatés.
Quand le « principe » lui même est « malade » au point d’injurier celles et ceux qui ne pensent pas comme lui ou comme les membres d’un syndicat qui n’est pas le « principe » à lui tout seul.
L’engagement syndical est quelque chose de sérieux dans nôtre république il est destiné à faire avancer ce que certains nommaient autrefois le « schmilblick », une ou des « injures » ne donnent pas la bonne direction.
Cette « vilaine » devra assumer ce qu’elle a couvert et dont elle est complice par son silence et par l’absence de toute action d’une « censure » salutaire comme nécessaire face à un dérapage incontrôlé de ses troupes syndicales.
Pour « Clément »: ce que vous avez fait et pour lequel vous avez récolté une mise à pieds n’aura pas été inutile.
Courage fuyons? Non courage nous devons affronter ces mensonges comme nous nous confrontons à d’autres mensonges fruits des utopies idéologiques comme des mensonges politiques.
Cordial Shabbat Shalom.