source 20minutes
FOOTBALL – Seguin, fidèle du Parc des Princes, avait présidé la Commission Grands Stades……
Un taulier. Philippe Seguin faisait partie des fidèles de la tribune présidentielle du Parc des princes. Bien avant qu’elle ne soit rebaptisée, Tribune Borelli. Pas pour se montrer. Depuis sa jeunesse en Tunisie, Seguin cultivait un amour profond pour le ballon rond.
«Le football ne m’est pas étranger», glisse-t-il simplement à 20minutes.fr en janvier 2008. A l’époque, le Premier magistrat de la Cour des comptes vient d’être nommé à la tête de la Commission Grands Stades Euro2016.
Une mission qu’il avait acceptée avec entrain. Sans renier ses idées sur le foot français. «En France, on est resté sur une conception archaïque. Le stade est considéré comme un équipement collectif, financé par les communes et l’Etat. Le club locataire verse une redevance aux collectivités publiques. Cette vision n’est plus viable», affirmait-il. Dans le rapport que sa commission a rendu au gouvernement en novembre 2008, Seguin préconise ainsi une gestion des stades par les clubs.
Contre l’arrêt Bosman
Un simple libéral du foot? Pas seulement. Président du RPR en 1999, l’observateur attentif du monde du foot s’oppose, bien avant certains et en pleine euphorie post-Coupe du monde, à l’arrêt Bosman. «En ouvrant presque sans restriction le marché européen, l’arrêt Bosman a partiellement dénaturé le sens et l’esprit des championnats nationaux de sports collectifs en créant des compétitions à deux vitesses où l’écart entre les clubs est de plus en plus manifeste», déclare-t-il.
Acteur des débats sur le foot, Seguin restait un simple supporter et un amoureux du jeu. Dans un documentaire sur la campagne municipale à Paris en 2002, on peut l’observer tout arrêter pour suivre un match de l’équipe de France. Lors de cette bataille politique, il n’avait d’ailleurs pas pu s’empêcher de militer pour un PSG «plus immergé dans la réalité parisienne avec moins de joueurs achetés à prix d’or», avant de conclure sur le club de la capitale: «Les résultats, ça va, ça vient».
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