La Turquie se rapproche toujours davantage de mouvement islamistes hostiles aux américains dans la région et qui travaillent à l’éradication d’Israël alors que le Qatar amorce une tendance à la modération et prend ses distances avec le Hamas qui de fait renoue avec l’Iran.

La Turquie a essuyé ces derniers jours une salve de critiques pour son soutien à des opposants islamistes de gouvernement traditionnellement alliés, qui appartiennent à des mouvements islamistes qui cherchent à prendre le pouvoir dans les pays alliés des américains dans la région et qui se sont engagés à l’éradication d’Israël.

Des rapports récents font état d’un changement dans la politique étrangère du Qatar, qui de fait s’éloigne de son allié traditionnel Ankara pour se tourner vers le Caire et Riyad, au terme de plusieurs années de tensions.

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Le quotidien turc Hurriyet a couvert ces rapprochements, notant que la nouvelle politique de Doha entre en contradiction avec la politique Turque qui soutien l’opposition au gouvernement égyptien en place du président Abdel Fattah al-Sissi. Selon Hurriyet jusqu’ici le Qatar et la Turquie étaient de «solides partisans des Frères musulmans» qui avaient « fourni des abris à de nombreux dirigeants des Frères. » Les dirigeants du mouvement regroupés en Turquie, ont formé un comité exécutif dissident à Istanbul pour s’opposer au gouvernement de Sissi.

Les experts ont pendant des mois averti de la présence croissante de groupe extrémistes sunnites en Turquie. Début décembre Jonathan Schanzer et Grant Rumley, respectivement vice-président pour la recherche et analyste de recherche à la Fondation pour la Défense des Démocraties, ont noté la présence dans le pays de plusieurs hauts bonnets du Hamas, dont Saleh al-Arouri, qu’on croit être derrière plusieurs attentats du Hamas, y compris l’enlèvement en juin dernier des trois adolescents israéliens ainsi que d’un coup d’Etat déjoué en Cisjordanie, et Imad al-Alami, que Schanzer et Rumley appellent les «pères « du groupe terroriste.

La région a ces dernières années été divisée en trois camps distincts – un axe sunnite comprenant le Qatar, la Turquie, les Frères musulmans, et parfois le Hamas; un bloc chiite sous la houlette de l’Iran qui comprend le régime d’Assad, le Hezbollah mandataire de la Syrie et de l’Iran; et un regroupement des alliés arabes traditionnels de Washington dans la région et Israël. Dans ce contexte, le rapprochement avec l’Arabie saoudite et l’Egypte initié par Doha peut signaler un repositionnement plus modéré du Qatar.

Le Hamas renoue avec Téhéran

Le journal arabe Al-Aam Rai fait état (lien arabe) de tensions au sein de l’organisation terroriste du Hamas qui dressent les factions qui soutiennent l’Iran et le régime syrien contre celles qui sont basés au Qatar.

Ce conflit Hamas interne trouve son origine dans la décision prise par la direction politique du Hamas et son président Khaled Meshaal d’abandonner le siège du Hamas en Syrie il y a quelques années. Il y avait des désaccords difficiles quant à savoir si le mouvement devait quitter la Syrie, et surtout s’il devait se déplacer vers le Qatar, un pays hostile au régime syrien.

Ce rapprochement vers Doha avait suscité la colère des autres responsables du Hamas, en particulier ceux de Gaza, alléguant plus tard que quitter la Syrie avait mis en colère le dictateur syrien Bachar Al-Assad et son allié l’Iran, ce qui a généré la décision de Téhéran de réduire son financement et ses livraisons d’armes aux terroristes du Hamas à Gaza.

Ce conflit d’opinion a refait surface le mois dernier, lorsque l’Iran a reçu Meshaal à Téhéran. Selon Rai Al Aam, la colère iranienne envers le chef du Hamas, pour avoir quitté la Syrie s’est faite sentir. Il y a une semaine, le président syrien Assad a également vertement tancé Meshaal.

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Au sein du Hamas il y a maintenant deux courants qui s’opposent. Le premier veut maintenir la relation du Hamas avec le Qatar et la Turquie, malgré la nouvelle politique du Qatar qui cherche à améliorer ses relations avec les pays sunnites modérés, dont l’Égypte, très hostile au Hamas. Le deuxième groupe veut normaliser ses relations avec Téhéran.
Plus précisément, l’aile militaire du Hamas à Gaza est très intéressé par l’amélioration des relations avec l’Iran. Lors de la 27ème parade anniversaire du groupe terroriste, un porte-parole a remercié l’Iran pour son assistance militaire. Cette déclaration indique la volonté du mouvement pour que la coopération militaire avec la République islamique reprenne.
Pendant ce temps, un haut responsable du Hamas, Moussa Abou Marzouk a confirmé que l’Iran a promis à son mouvement qu’il reprendra son aide vers la bande de Gaza. Dans un entretien avec une agence de presse turque, Abu Marzouk a déclaré que les relations avec Téhéran sont revenues au beau fixe.

Kathie Kriegel – [Daily NewsArticle original – [Twitter Washington Post->https://twitter.com/WashingtonPoint/status/546666001589600257″>Article original [Business InsiderArticle original [RAIALYOUMArticle original Paltodays

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meller1

il faut ce mefier du Qatar