Personne n’avait vu venir la manifestation. (rassemblement appelé « Spaziergang » : »promenade » par les organisateurs NDLR).
Lundi soir, 10 000 personnes ont protesté pacifiquement dans les rues de Dresde malgré le froid mordant « contre l’islamisation de l’Occident » à l’appel de Pegida.

« Pas de guerres de religions sur notre sol »
Pegida est l’abréviation d’un slogan qu’on pourrait traduire par « Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident ». Ce mouvement parti de rien et échappant à tout contrôle des partis inquiète la classe politique allemande alors que le pays est confronté à un mouvement d’immigration sans précédent.
Depuis, chaque lundi à la nuit tombée, le mouvement enfle. De 500 participants, on est passé à 10 000 en quelques semaines. Jeunes, vieux, hommes, femmes et même des familles ; la société civile semble se mobiliser. Et si quelques centaines de néonazis et une poignée de fonctionnaires du parti d’extrême droite NPD se mêlent aux drapeaux noir, rouge et or ou aux croix hissées au-dessus de la foule, ils semblent noyés dans le mouvement.
« C’est très surprenant, explique Werner Patzelt, politologue à l’université de Dresde. C’est comme si quelque chose qui n’attendait que ça venait de se cristalliser… Pegida est né du fait qu’une partie importante de la population se rebelle contre un développement sur lequel on ne l’a pas consultée et qui n’a jamais été débattu : le fait que l’Allemagne devienne une terre d’immigration. »
En face de la manifestation une contre-manifestation contre la montée de l’intolérance et de la xénophobie.

« Multicolore pas brun »
Deuxième derrière les Etats-Unis (avec 450 000 migrants – la plupart Européens – pour 80 millions d’habitants contre 970 000 migrants pour 315 millions d’Américains), la République fédérale a en outre accueilli cette année plus de 200 000 demandeurs d’asile. Leur nombre connaît une croissance explosive avec les conflits syrien et irakien : en 2008, l’Allemagne accueillait 28 000 réfugiés ; ils étaient 77 000 en 2012 et 127 000 en 2013. Municipalités et Länder sont dépassés par le flux.
A Munich, deuxième ville la plus riche du pays, 200 personnes ont dû passer le début de l’hiver dans la cour d’une caserne, enveloppées de couvertures. Les villes répondent aux besoins des réfugiés avec des solutions d’urgence – implantations de camps de tentes, de piles de conteneurs, réquisition d’écoles ou de casernes désaffectées… – auxquelles ne sont pas préparés les riverains. Partout à travers l’Allemagne, et plus particulièrement dans l’Est, l’opinion publique se mobilise contre ces camps de fortune.

« Pour l’avenir de nos enfants »
« J’observe le développement de Pegida depuis quelques semaines, explique le politologue Werner Patzelt. Et je constate la même chose que ce que disent les rapports de police : l’extrême droite est minoritaire dans le mouvement. Les gens qui se mobilisent sont des citoyens ordinaires, pas de gauche bien sûr, mais pas non plus néonazis. Ce sont des gens que la CDU pourrait atteindre si elle cessait de faire l’autruche avec le thème de l’immigration. » Présentée comme le salut des systèmes sociaux face à une démographie en berne et l’ultime recours pour lutter contre le déficit en personnel qualifié, l’immigration est un sujet tabou dans un pays toujours confronté à ses vieux démons. « Pegida disparaîtrait du jour au lendemain si les autorités du Land prenaient le temps d’écouter les craintes et les doléances, d’expliquer leurs projets et leur stratégie, estime Werner Patzelt.
Wurtzbourg, Bochum, Munich, Cassel ou Bonn voient fleurir des mouvements similaires. A Leipzig, Pegida s’appelle Legida, et Dügida à Düsseldorf. Ces boutures ne mobilisent pour l’instant que quelques centaines à quelques milliers de personnes. Mais le mouvement pourrait s’étendre. « Pegida répond à une peur économique et sociale, souligne Johannes Kiess, sociologue à l’université de Siegen.

« Non au fanatisme religieux »
L’Allemagne est un pays riche, mais tout le monde ne profite pas de cette richesse. Sa situation d’île de bien-être au milieu de l’Europe peut prendre fin très rapidement. La crainte d’un déclassement social est forte jusque dans les classes moyennes. Et se retourne facilement contre les plus faibles, les étrangers, les minorités. »
Débordés, la CDU et le SPD se contentent pour l’instant de dénoncer le mouvement sans rivaliser de déclarations pour soutenir la communauté musulmane. Quant au petit parti anti-européen AfD, qui se développe sur la droite de la CDU depuis des mois, il demande juste à ses membres de quitter les manifestations de Pegida si y apparaissaient des insignes nazis.
« PEGIDA, le Front National allemand » titre le HuffingtonPost.
PEGIDA pour en allemand « Patriotes Européens contre l’Islamisation de l’Occident » est le dernier né des mouvements populistes et néo-fascistes en Europe. Son lieu d’éclosion ? L’Allemagne ou plus précisément l’ancienne Allemagne de l’est, région connue pour sa porcelaine mais aussi pour ses défilés de néo-nazis. PEGIDA est un regroupement qui se veut et dit spontané et qui regroupe, sic, des « citoyens conservateurs souhaitant exprimer leur ras-le-bol de l’islamisation présumée de l’Occident et de l’Allemagne ».

« Pour la protection de notre culture »
PEGIDA représente principalement l’idée que les musulmans et tous les immigrants illégaux (qui sont pour le mouvement tous musulmans, faisant donc fi des chrétiens d’Irak, de Syrie et d’Afrique) sont une menace pour la culture judéo-chrétienne de l’Occident.
Tout comme le Front National, PEGIDA avance l’idée que ces nouvelles populations viendraient remplacer nos populations blanches et chrétiennes qui seraient les habitants originaires de l’Europe. Cette idée du grand remplacement est couplée à celle, très largement répandue, d’un complot médiatico-politique mondial qui viserait à mettre on ne sait-qui pour on ne sait-quoi au pouvoir.
Le président du Conseil central des Juifs d’Allemagne a vigoureusement critiqué les manifestations organisées récemment par le groupe Pegida « contre l’islamisation du pays », dans une interview, samedi, au quotidien Die Welt.
« Ici se mélangent néo-nazis, partis tout à fait à l’extrême droite et citoyens qui affirment pouvoir enfin s’épanouir dans leur racisme et leur haine de l’étranger », a estimé Josef Schuster qui a été élu fin novembre à la tête du Conseil.
« Il ne faut en aucun cas sous-estimer ces gens de Pegida, le mouvement est aussi menaçant qu’un incendie », a jugé M. Schuster, estimant que ce groupe « Européens patriotes contre l’islamisation du pays » instrumentalise le terrorisme islamique pour « dénigrer toute une religion ». « C’est totalement inacceptable », a-t-il affirmé.

« Pas de sharia en Europe »
« S’appuyer sur quelques islamistes pour affirmer que l’Allemagne est menacée par l’établissement d’une théocratie islamiste est tout aussi absurde que de déduire de l’existence de quelques extrémistes de droite un retour demain de la dictature national-socialiste », a-t-il souligné.
Désormais très médiatisées, les manifestations de « Pegida » ont essaimé dans une demi douzaine de villes d’Allemagne qui est devenue depuis peu la principale destination d’immigration en Europe, notamment pour les réfugiés (180.000 en 2014, +57% par rapport à la même période en 2013).
Dans une interview à la radio allemande Deutsche Welle, le président de l’Eglise protestante en Allemagne (EKD), Heinrich Bedform-Strohm, avait appelé vendredi à « dire un Non clair » aux attaques contre la religion, les demandeurs d’asile et les réfugiés même s’il se refusait à classer les manifestants dans les rangs des néo-nazis.
De son côté, le chef des évêques catholiques d’Allemagne, Reinhard Marx, avait invité les fidèles à exercer leur conscience politique, sans pour autant condamner les manifestations. « Chacun doit réfléchir derrière quelles banderoles il choisit de défiler », a-t-il affirmé, prenant le contre-pied de l’archevêque de Bamberg (sud), Ludwig Schick, qui avait auparavant estimé que « les chrétiens ne pouvaient pas participer à Pegida ».
[Nathalie Versieux, Libération – filpac.cgtArticle original
[Gabriel Richard-Molard – HuffingtonpostArticle original
AFP – Tribune Juive
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Tout le monde veut chasser les juifs, mais moi je me rend compte, et j’espère que vous vous en rendrez compte avec moi, ce ne sont pas les juifs qui foutent la merde, mais bien les musulmans
{ {{Je vais me permettre un fantasme ..
Je rêve d’une très très très grosse manifestation de ce genre en France. Ainsi, les musulmans catégorie « casse c….les » seront averti de la fessée qu’ils risquent à pousser le bouchon trop loin}} }
C’est certain, mais jusqu’a quand nos responsables politiques vont continuer a neutraliser de la sorte la lucidite de ces manifestants et aux profits de qui? Des islamo-nazi et de l’extreme droite ou l’extreme gauche. C’est une belle cocotte-minute, que par leur manque de courage, nos irresponsables politiques vont nous faire peter. Soit ils sont vraiment cons, soit c’est ce qu’ils veulent au bout du compte.
Jusqu’ici, le NPD et les néo nazis étaient à la pointe du combat « antisioniste » et propalestinien, rejoignant l’ultra gauche au point qu’un Horst Mahler, ex dirigeant de la bande à Baader, est devenu n°3 du NPD. Ceci dans la grande tradition du Führer protecteur de l’Islam et du Mufti Husseini, inspirateur de la Solution Finale. Les chemises brunes n’ont pas fait techouva: ils se sont simplement rangés au réflexe « not in my backyard »: pas dans mon arrière cour.
uve cela tres democraique de manifester et avoir cette libre parole etre tres hostiles a ce djiadiste qui veulent imposer leure doctrine un point vue pers il faut imposer et c allemagne ici et pas la syrie sinon c la porte
Le problème de nos soit disant représentant de pacotille c’est qu’il nous prennent en otage.
Ils n’osent pas dénoncer l’antisémitismes croissant des islamo fasciste (antisémitisme d’importation) mais dénonce sans la moindre retenu ceux qui défendent leur identité, leur culture, leur nation et lutte contre l’immigration de masse non intégrable dans l’occident.
Par leurs comportements ils passent eux et ceux qui prétendent représenter comme des complices à l’islamisation de l’Occident et à l’immigration de masse et ennemi de la population locale.
A force on va finir par devoir lutter contre deux formes d’antisémitismes, l’antisémitismes naturels des immigrés de culture islamo fasciste et l’antisémitisme de la population locale qu’ils auront contribuer à créer.
Leurs revendications sont pourtant très claire, dans la banderole insigne nazis et drapeau de daesh à la poubelle. Jusqu’à quand va-t-on continuer à être idiot et offrir à l’extrême droite cette lucidité. Le conseil juif d’Allemagne ferait mieux de questionner ces manifestants qui pour la plupart dénoncent aussi l’antisémitisme des arabo-musulmans.