
Debkafile rapporte que cette discussion de Doha est conçue pour restaurer l’Egypte sous la férule du Président Abdel Fattah al Sissi, dans le rôle de leader qu’elle occupait avant le déclin d’Hosni Moubarak. L’autre objectif est d’éradiquer les Frères Musulmans, en persuadant leur héraut, le jeune dirigeant qatari, l’Emir Tamim bin Hamad Al Thani de réduire drastiquement le soutien de son gouvernement.
Lors des négociations qui se sont déroulées à Riyad, à la veille du sommet, les responsables qataris se sont montrés prêts à interrompre l’afflux d’armes, de financements et de renseignements qui se sont maintenus depuis 2011 à l’intention des Frères Musulmans et à leurs supplétifs, à travers tout le Moyen-Orient (Libye, Egypte,Jordanie, Syrie, Jordanie et à Gaza dominée par le Hamas), ainsi qu’à, sinon fermer la chaîne TV al Jazeera – du moins de stopper l’usage de cette chaîne consistant à servir de plateforme de propagande pour les Frères Musulmans. Le sommet de Doha est conçu pour consacrer un effort historique, impulsé par le Roi saoudien Abdallah, le dirigeant des Emirats Artabes Unis, le Cheikh Mohammed bin Zayed et le Président El-Sisi de contrer les effets du soutien de l’Administration Obama aux éléments voués à renverser les dirigeants arabes conservateurs, au premier rang desquels, les Frères Musulmans.
Ces dirigeants arabes ont trouvé un allié de poids en cette direction, avec le Premier Ministre Binyamin Netanyahu, qui a tiré parti de cette occasion de faire une percée épique dans les relations avec le bloc dominant des nations arabes, qui apportera sans doute un effet immédiat et de longue durée dans l’amélioration de la sécurité et du statut d’Israël dans la région.
Pourtant, en même temps, Netanyahu a préféré garder cette prouesse sous son chapeau – alors même qu’il est la cible d’attaques vicieuses de la part de sers détracteurs – l’ex-Ministre des Finances Yaïr Lapid et le chef de l’opposition Ya’acov Herzog, du parti travailliste – contre son autorité personnelle et sa crédibilité en tant que dirigeant ( « tout est bloqué », « Il est déconnecté des réalités ») et qu’il est dans l’obligation d’écourter la vie des son gouvernement, en vue d’élections générale, le 17 mars.
Il se confronte aux futurs électeurs en gardant ce secret et cet atout dans la poche, d’avoir su réaliser une étroite coordination avec les dirigeants arabes les plus importants – non seulement sur le programme nucléaire iranien et le conflit syrien, mais aussi concernant la question palestinienne, qui parcourt et tourmente toute l’histoire d’Israël. Quand Yaïr Lapid, limogé par Netanyahu, se vante : « moi, je parle aux Américains », tout en accusant le Premier Ministre de saboter les relations avec Washington, il veut dire qu’il ne parle qu’aux Américains proches des cercles autour d’Obama, que, précisément, l’Egypte, l’Arabie Saoudite et Abu Dhabi, main dans la main avec Netanyahu, ont jugé qu’il est hostile à leurs régimes.
Cette collaboration arabo-israélienne comprend trop de zones pour demeurer longtemps cachée. Ses premiers fruits ont commencé à apparaître à la surface au cours d’une série d’évènements.
Cette semaine, apparemment à l’improviste, Israël a autorisé l’Egypte à déployer 13 bataillons de l’armée dans le Sinaï (démilitarisé selon le traité de 1979), dont des tanks, des avions de combats contre des cibles terroristes. Une opération diplomatique saoudo-israélienne a joué un rôle dans l’obstruction faite à l’accord américano-iranien, qui devait consacrer le programme nucléaire de Téhéran. Il en va de même à Jérusalem, qui commence à devenir une autre zone de coopération.
Vendredi 5 décembre, la Jordanie a annoncé la nomination de 75 nouveaux gardes, à l’intérieur de l’enceinte de la Mosquée Al Aqsa, sur le Mont du Temple. Le Directeur de la Mosquée Sheikh Omar al-Kiswani a annoncé qu’ils commenceront à y travailler dans les prochains jours.
C’était le résultat des discussions du Roi Abdallah de Jordanie avec le Président égyptien El Sissi au Caire, dimanche 30 novembre, au cours desquelles ils se sont mis d’accord sur le fait que l’autorité du Waqf musulman devait changer sa ligne de conduite et remplacer d’urgence, par une nouvelle équipe, les éléments violents liés au Hamas, au mouvement al-Tahrir et les islamistes arabes israéliens qui ont pris le contrôle de la « sécurité ».
Les attaques musulmanes sur le Mont du Temple contre les fidèles juifs en prièrea u Kotel juste en dessous, et contre la police israélienne ont, en conséquence cessé, au cours de ces deux dertnières semaines, depuids qu’Israël a assoupli les mesures de restriction en fonction de l’âge des pélerins musulmans se rendant aux prières du vendredi, à la mosquée Al Aqsa. Les groupes israéliens défendant le droit des Juifs de prier sur le Mont du Temple se sont vus discrètement conseiller de modérer leurs campagnes publiques.
Les émeutes palestiniennes qui harcèlent Jérusalem depuis des mois sont en voie de s’éteindre, excepté au cours d’exemples isolés, depuis que des financements saoudiens et du Golfe ont été acheminés pour pacifier les quartiers insurrectionnels de la ville.
Le Caire et les émirats du Golfe ont usé de leur influence sur l’Autorité Palestinienne et son Président Abbas pour l’amener à modérer ses invectives à l’encontre d’Israël et de Binyamin Netanyahu et à ralentir ou reporter ses demandes d’adhésion à des organismes internationaux pour mener ses campagnes contre l’Etat juif. Inquiet du fait que le monde arabe dominant marginalise la question palestinienne, le Chef du Hamas, Khaeld Mesha’al a bien choisi son moment, vendredi – juste avant la rencontre à la Maison Blanche, entre le monarque jordanien et le Président Obama – pour tenter de souffler sur les braises de la violence à Jérusalem. Mais ses paroles sont restées lettre morte.
Netanyahu pourrait brandir cette percée diplomatique vers le monde arabe ou s’en abstenir, pour donner du grain à moudre à ses adversaires, dans le cadre de la campagne en vue d’une possible réélection. Quoiqu’il décide, les dirigeants d’Arabie Saoudite, des Emirats arabes et d’Egypte se réunissent, en ayant acquis un intérêt certain à le voir se maintenir au poste de premier ministre, en opposition directe à [l’ambition du Président Obama de le renverser par tous les moyensArticle original.
[DEBKAfileArticle original Reportage Exclusif 6 Décembre 2014, 10:22 AM (IDT)
Adaptation : Marc Brzustowski.
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Les pays du Golfe tremblent, les USA les a lâché ils n’ont plus besoin du pétrole arabe !
OPEP baisse le prix du pétrole l’ Etat Islamique veut les rayer de carte.
Il y a un petit pays ISRAEL qui a beaucoup souffert par leur faute, mais aujourd’hui c’est peut-être le plus fiable………………………………..Pour les Emirats.
Cet éclairage montre de manière encore plus crue, s’il en était besoin, l’inanité de la politique française , stupidement partisane et mue par la peur de déplaire à ses immigrés, sa constante démagogie, et son échec.
A terme, Israël devra s’entendre avec les plus intelligents de ses voisins arabes, et même, nous le voyons, les émirs plus éloignés qui, vu leur intérêt bien compris, savent qu’ils gagnent à coopérer avec Israël, plutôt qu’à attiser les braises d’un conflit qui finit par les menacer; ce qu’ils n’ont vu venir que récemment.