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Corvettes iraniennes.

LE CAIRE — A la lumière de la crise actuelle au Yémen et du contrôle de Sanaa par des groupes armés houtis, les experts égyptiens prédisent que l’Egypte pourrait intervenir dans le conflit pour empêcher les Houtis de prendre le contrôle du Détroit de Bab al-Mandeb sur la Mer Rouge, pour défendre la sécurité de l’Egypte et des Pays du Golfe.

Les pays vivant autour de la Mer Rouge tirent, en effet, la sonnette d’alarme contre cette probable conquête du détroit de Bab al-Mandeb par les Houtis, en multipliant les initiatives visant à préserver la sécurité de l’ensemble de ces Etats.

Le Commandant-en-chef de la marine égyptienne, Osama al-Jundi, a ouvertement déclaré que la marine d’Egypte est prête à intervenir pour protéger les eaux territoriales, les intérêts économiques et la côte du pays, dans toutes les direction et pour faire face à tout risque de menace.

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Au même moment, un certain nombre d’initiatives sont prises, pour tenter de conjurer cette guerre éventuelle. L’Egypte et l’Arabie Saoudite ont, totes deux, reçu une invitation, de la part d’ Isaias Afwerki, le Président érythréen, afin de lancer une négociation et trouver un moyen de maintenir la sécurité des pays environnants, tout le long de la Mer Rouge.

L’ancien Secrétaire-Général de la Ligue Arabe, Amr Moussa, a diffusé un communiqué conjoint avec l’ancien Premier Ministre libanais, Fouad Siniora. Ils en appellent à une initiative arabe pour travailler à restaurer l’unité de l’armée yéménite età la mobiliser pour restaurer la sécurité. En outre, elle devrait supprimer l’usage de toutes les armes en circulation dans les villes yéménites, afin de progresser vers des élections parlementaires.

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Moussa et Siniora mettent en garde contre toute division du Yémen et le danger qu’elle pose à la sécurité des pays arabes de la Mer Rouge et de la Mer Arabe, si les Houtis, appuyés par l’Iran, atteignent et bouclent le détroit de Bab al-Mandeb.

Moussa et Siniora ont déposé cette initiative, après l’échec de celle du Conseil de Coopération du Golfe, pour organiser la transition au Yémen, puisque les termes de l’initiative n’ont pu être mis en œuvre et, plus grave, que la restructuration de l’armée yéménite n’a jamais eu lieu.

Ces deux responsables égyptien et libanais accuse l’ancien Président yéménite Ali Abdullah Saleh d’être directement impliqué dans les évènements en cours, à travers un accord d’alliance entre lui et les Houtis en vue de son retour au pouvoir, visant à codiriger le pays.

Selon l’ambassadeur d’Erythrée en Egypte, le Caire a bien accueilli l’initiative d’Afwerki, souhaitant parrainer une rencontre des pays de la Mer Rouge pour maintenir la sécurité face aux Houtis. Mais cela n’apporte aucune mesure réelle pour restaurer cette sécurité ni ne fait appel aux autres pays de la Mer Rouge, en vue de négocier les mesures requises. L’ambassadeur a déclaré que cela n’est dû qu’aux inquiétudes arabes de devoir impliquer Israël comme étant bien un de ces Etats de la Mer Rouge, dans le cadre d’une telle initiative. L’ambassadeur érythréen a ainsi réitéré l’appel de son pays à instaurer cette initiative sans y intégrer Israël.

Commentant cette initiative, l’Ambassadrice égyptienne en Erythrée et ancienne assistante au Secrétaire d’Etat pour les affaires africaines, Mona Omar, a confié à Al-Monitor, que la force des Houtis n’est pas suffisante pour faire face à la puissance militaire de l’un des pays de la Mer rouge (Arabie Saoudite, Soudan, Jordanie, Israël, Egypte, Erythrée et Djibouti). « Je ne crois pas que cette menace posée par les Houtis ait la capacité de déclencher une guerre conventionnelle, au vrai sens du terme, puisque ce groupe est configuré exactement comme tous les autres mouvements terroristes qui existent actuellement dans les pays arabes et qui sont sur le point d’être éliminés ».

Elle a ajouté : « le problème des pirates somaliens porte déjà une ombre à la sécurité de la Mer Rouge et il y a déjà des flottes navales appartenant à un certain nombre de pays à l’entrée de la Mer rouge. Les patrouilles de la marine égyptienne sont, effectivement, présentes dans les eaux territoriales égyptiennes et s’occuperaient des Houtis, si jamais il s’aventuraient à franchir les limites des eaux territoriales yéménites ».

Concernant l’éventualité que l’Egypte se lance dans une guerre contre les Houtis, s’ils posaient réellement une menace contre la région et le projet du Canal de Suez, l’expert en sécurité et fondateur de l’Association Internationale contre le Terrorisme, le Général Rida Yacoub a confié à al Monitor : « Cette guerre pourrait n’avoir rien à voir avec un engagement militaire direct. Ce pourrait êtrte une guerre indirecte entre l’Egypte et les Houtis, grâce à un soutien à l’armée yéménite, en lui fournissant des plans, des idées et des données de renseignements. Cela consisterait aussi à lui fournir l’équipement nécessaire et les techniques pour se débarrasser des Houtis ».

Il a précisé en disant que cela pourrait conduire à l’arrestation de ces groupes et que le Yémen devrait employer les mêmes mesures contre les Houtis pour empêcher l’établissement d’un sanctuaire et l’afflux d’argent entre divers pays (Iran-Yémen-Soudan). De plus, l’Egypte et le Yémen pourraient recevoir livraison de technologies modernes, de la part de la Commission du Contre-terrorisme au Conseil de Sécurité de l’ONU, afin de les éliminer.

Il a ajouté : « l’Egypte doit recourir à la fermeture du Détroit de Bab al-Mandeb – comme elle fait durant la Guerre du Kippour contre Israël en 1973 – de façon à empêcher toute communication entre les Houtis et d’autres groupes terroristes en Egypte et dans le Sinaï, en particulier ».

Concernant le parrainage des Houtis par le régime chi’ite iranien au Yé&men, l’expert stratégique en sécurité, le Général Major Hossam Sweilem explique que : « Exactement comme l’Iran a pris le contrôle du pouvoir au Liban, grâce au parti chi’ite Hezbollah, l’Iran tente la même prise de contrôle du régime yéménite, via les Houtis, tout aussi Chi’ites ».

Il a affirmé : « L’Egypte doit anticiper et se préparer à intervenir militairement, pur empêcher les Houtis de fermer le détroit de Bab al-Mandeb, parce que cela le mettrait totalement sous la coupe de l’Iran – comme le Détroit d’Hormuz. Cela aurait des effets très négatifs sur le Canal de Suez et cela pourrait en faire rapidement une question de vie ou de mort pour l’économie égyptienne. Je ne crois pas que la Communauté Internationale permettra que cela arrive ».

Quant au déploiement de forces internationales veillant à la sécurité de la zone de la Mer Rouge, Sweillem pense que : « c’est difficile et ni les Yéménites, qui contrôlent la côte Est, ni les Erythréens, qui dominent la côte Ouest du détroit de Bab al-Mandeb ne le permettraient.

Il ajoute : « il existe une base militaire côtière et des missiles iraniens disposés sur la côte érythréenne. Le Soudan est l’un des pays les plus importants de la Mer Rouge et il ne l’est devenu que grâce à sa dépendance vis-à-vis de l’Iran. En plus, il existe des usines d’armement iraniens à Khartoum, dont l’usine de missiles de Yarmouk [bombardée par Israël en octobre 2012″>Article original.

Aucune des initiatives présentées pour résoudre le problème de la conquête du Détyroit par les Houtis n’a été mise en œuvre. C’est cette absence de réaction qui menace, en définitive, de déclencher une confrontation militaire dans la région, en cas d’arrivée anticipée des Houtis dans la zone du détroit, qui profiteraient ainsi du vide sécuritaire et des atermoiements des uns et des autres.

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Par Walaa Hussein 1er Décembre 2014
Traduction en anglais : Cynthia Milan
Adaptation française : Marc Brzustowski

[al-monitor.comArticle original

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MarcBRZ

C’est sans doute à très courte vue et même à myopie galopante, mais pourquoi pas?

Sans être alliée, l’Egypte se comporte en réel partenaire autour de la question du Hamas à Gaza, des groupes terroristes dans le Sinaï, en matière économique en achetant le Gaz d’Israël, en interméidaire vis-à-vis d’autres Arabes bien plus récalcitrants.

C’est peut-être la première fois dans son histoire que l’Etat juif bénéficie d’un voisinage immédiat moins ou non hostile et voire, carrément aidant, par des arrestations massives en Jordanie, une coopération sécuritaire étroite, des empêchements de transfert d’armes ou d’attentats, alors pourquoi s’empêcher d’en bénéficier par étroitesse d’esprit?

La situation stratégique d’Israël est en voie d’amélioration. Le monde arabe se divise autour de cette question. Donc il faut observer, voir pas à pas où tout cela peut conduire… Ne pas se précipiter par des attitudes de pur repli…

WillyMe

Et moi qui me demandais naïvement pourquoi l’Egypte léchait le C** d’Israël en ce moment….

Pourquoi est-ce qu’Israël devrai s’inclure dans les petits jeux morbides de ses voisins ??

Il est grand temps de laisser nos ennemis s’entre tuer parce qu’assez bizarrement, lorsque l’on parle d’Israël, les ennemis de nos ennemis sont quand même nos ennemis….

Que la haine les dévore tous…