
Jonathan Pollard (Photo: AP)
Dans une interview livrée à l’émisssion d’investigation Uvda, de la 2ème chaîne, l’ancien officier-traitant a donné un rare aperçu sur le déroulement des évènements.
Eitan a déclaré que, dès que Pollard a commencé à éveiller les soupçons, il lui a donné le signal pour qu’il se conforme à un plan de fuite pré-arrangée, qui lui aurait permis de quitter les Etats-Unis sain et sauf.
Au lieu de quoi, Pollard a attendu 3 jours,avant d’arriver sans annonce préalable, en face de l’Ambassade israélienne, en demandant l’asile politique.
« J’ai reçu l’appel disant qu’il attendait juste devant l’entrée de l’ambassade… et j’ai imméditement ordonné : « Fichez-lz dehors! ». Je ne le regrette pas, dit. « A la minute même où cet homme a décidé de se rendre devant l’Ambassade… c’estlui-même qui a décidé qu’il allait droit en prison ».
Eitan rappelle qu’offrir un refuge à Pollard en se mettant ouvertement juste sous le coup des lois américaines, aurait généré une crise diplomatique faisant encore plus de ravages, entre les Etats-Unis et Israël.
Eitan a pris sous son bonnet toute l’ampleur de ce fiasco, en affirmant qu’il avait agi de son propre chef et il a démissionné en tant que chef d’une agence des renseignements, connue sous le nom de Bureau des relations scientifiques (ou Lakam), qui a ensuite été complètement démantelée.
Au cours de cette interview, Eitan fait plus qu’allusion au fait qu’en dépit des démentis officiels, les cercles dirigeants politiques israéliens étaient pleinement au courant de ses actions et qu’il a lui-même suggéré qu’il soit « sacrifié » sur l’autel de l’apaisement des relations avec les Etats-Unis.
« Je leur ai dit que j’en prenais l’entière responsabilité », dit-il, aujourd’hui. Mais, à la question «est-ce que Shimon Peres et Yitzhak Rabin (à l’époque ministre de la Défense, ndlr) étaient au courant de l’existence d’un agent israélien au sein des services de sécurité et de l’armée américaine ? », Rafi Eytan a répondu à la deuxième chaîne de télévision privée: «c’est évident, je n’ai jamais menti à aucun gouvernement israélien».
[ynetnews.comArticle original
Adaptation : Marc Brzustowski.
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{{Je trouve cette affaire dégueulasse , il ne fallait jamais abandonné Pollard et arrêter tout ce cirque .}}
{{Depuis quand on abandonne l’un des nôtres qui a pris des risques énormes et aujourd’hui il paye la lâcheté d’une poignée d’irresponsables .}}
{{On l’a abandonné aux chiens , il n’a même pas pu aller à l’enterrement de son père et aujourd’hui il est à la porte de la mort .}}
{{Bien triste affaire dont les responsables ont manqué à tous leurs devoirs les plus élémentaires : Ne jamais abandonner l’un des nôtres quel qu’en soit le prix . Pas besoin aprés de parler de morale .}}
Mais qu’à-t-il fait de si monstrueux pour être encore en prison 30 ans après ??
Est-ce que la vie de toute l’Amérique était en danger ???
Il y a des choses que l’on ignore mais qu’un jour émergeront à la surface.
Rafi Eytan aurait pu avoir au moins la décence de dire : « c’est regrettable ce qui lui est arrivé mais c’est la loi de l’espionnage secret ». Resté raide comme un pic, dans cet article, cela parait inhumain pour le sacrifié et abominable aux yeux d’ Israël.
Les arguments de Rafi Eytan sont insuffisants et sans cohérence. Lorsqu’il dit qu’en venant devant l’Ambassade, Pollard décidait pour lui même qu’il ne serait pas sauver, celà revient juste à faire un déni de situation. Là où Pollard demande de l’aide à l’Etat d’Israel, on lui renvoit de la réthorique et des protocoles! Mais Pollard n’était pas un espion, il a juste aidé car il avait une opportunité. Il n’était pas soumis aux protocoles internes de l’Etat d’Israel. Soit un manque total d’humanité et de sens de la réalité: cet homme a payé d’une partie de sa vie alors que c’est Israel qui lui est redevable.
Par ailleurs, il est trop facile et immature de dire qu’en prenant lui seule la responsabilité de ses actes, Rafy Eytan a fermé le problème pour Israel! La preuve! aujourd’hui il y a une honte qu’il n’a pas empêché; Israel n’est pas un enfant au contraire, cet Etat sait faire face à ses responsabilités.
C’est plutôt l’inverse que Rafi Eytan aurait du faire, il aurait du dire: je sauve cet homme et je prends seule la responsabilité! c’est ça le courage, sauver un homme qui a sauvé des vies en Israel envers et contre tout! Là, il a juste éviter aux uns et aux autres de rechercher les responsabilités en attendant c’est Pollard qui croupit en prison!
Etre refoulé devant une ambassade israélienne compte tenu des risques qu’il avait pris et surtout du niveau d’éthique et de sens de responsabilité dont il a témoigné est inacceptable!
Il n’y a pas de situation parfaite, je pense que la vie d’un homme qui peut être sauvée doit faire partie de la raison d’Etat.Les relations diplomatiques ont connu pire et doivent avoir aussi du sens. Les relations diplomatiques consistent en une série d’épreuves qu’il faut savoir surpasser! Rien n’est simple en diplomatie, par nature!Donc cette situation était par nature surmontable!
A n’en pas douter, si cet homme s’est présenté » que 3 jours plus tard », c’est qu’il ne pouvait pas faire autrement. Il aurait du être recueilli par l’Ambassade qui aurait trouvé un moyen de l’envoyer en Israel. Il n’y a pas d’autre position acceptable! le risque doit être partagé et les exploits des uns doivent conduire aux exploits des autres!
Eitan, qui a pris la responsabilité du fiasco, sans, effectivement, « en payer le prix » sur le plan pénal, a, certainement, à coeur de « soulager » l’Etat d’Israël de l’accusation d’avoir « abandonné un agent sur le terrain ».
La version de la famille Pollard est assez connue. C’est celle du sacrifice d’un agent. Et du peu d’empressement des différents premiers Ministres pour le faire libérer, afin de ne pas compliquer encore des relations devenues particulièrement amères entre les deux pays.
D’autre part, on ne saura jamais si ce plan d’exfiltration était ou non à toute épreuve, ou s’il aurait fini par être appréhendé à une frontière ou à une autre.
Néanmoins, cette version lave les services israéliens du soupçon d’avoir surexploité une source sans en mesurer les conséquences et sans prévoir de plan de repli.
Dans le fim romancé d’Eric Rochant, « Les Patriotes », la thèse selon laquelle il n’y aurait pas eu de « plan B » est explicite. Seule la « Raison d’Etat » l’emporte, sans le moindre égard pour l’individu sacrifié.
Il est, sans doute, bon de comprendre que ce n’était pas forcément le cas.
La « preuve » par les faits, qu’au moins, Jonathan Pollard était prévenu qu’il était repéré est manifeste dans le fait qu’il se soit présenté devant l’entrée de l’ambassade, que c’est bien là qu’il a été refoulé et, ensuite, appréhendé par les agents du FBI qui l’y attendait.
Sans quoi, il aurait pu être arrêté à son domicile et cet épisode n’aurait jamais eu lieu. Avait-il encore moyen de se retourner, la marge de manoeuvre suffisante pour prendre la poudre d’escampette, ou, surveillé, n’avait-il déjà plus aucune chance?
Ensuite, s’il avait encore une possibilité 3 jours avant, qu’il n’a pas quitté les lieux sine die, qu’a t-il voulu prouver?
Ecoeuré par l’état des relations de duplicité entre les Etats-Unis et Israël, était-ce un acte militant-« suicide » que de se rendre à l’Ambassade, comme pour les dénoncer, au risque de créer l’incident diplomatique qu’on connaît?
Etait-il dans un état d’esprit plus « idéaliste » que de faire le calcul et mesurer tout ce qui pouvait lui arriver?
Une fois dans l’Ambassade et même recevant « l’asile », il est très probable qu’il n’aurait jamais pu en ressortir, qu’il n’aurait jamais pu quitter le sol américain (ou le sol israélien, pour peu qu’une ambassade soit vraiment un périmètre extra-territorial, mais après?)…
Nous avons une version.
Quelle est la version de Pollard? Car en attendant c’est lui qui paie les services qu’il a rendus et surtout les vies sauvées!