Kobané est devenue le symbole de la résistance acharnée contre les terroristes de Daesh. L’Etat Islamique l’a très bien compris, qui craint que son image ne flanche, dans l’opinion extrémiste musulmane. Par contre, les seuls à ne pas l’avoir compris sont les Occidentaux, Américains, Français et Anglais, qui continuent de ménager le Vampire d’Anatolie, Erdogan, au lieu de tout faire pour aider la ville, à commencer par l’envoi d’armes et un corridor pour permettre aux combattants d’affluer. La « puissante armée irakienne », gonflée à l’hélium par les milliards de $ américains, surentraînée, cajolée, n’a pas tenue une journée à Mossoul et toute sa province, fuyant en abandonnant tout son matériel. Ne serait-ce que du fait de ce lamentable précédent, entièrement lié à la politique de retrait de l’Administration Obama, la moindre des choses serait, pour les Occidentaux, d’appuyer de toutes leurs forces ces Kurdes qui se battent à un contre dix, avec des armes russes de la Seconde Guerre Mondiale. Un peuple se bat réellement, et l’Europe et les Etats-Unis regardent ailleurs pour ne pas embarrasser Erdogan! C’est une preuve sans précédent de la vanité de cette soi-disant « coalition », qui n’est qu’un arrangement entre la Turquie et l’Iran, pour s’éviter les retours de flammes de cette création artificielle : l’Etat Islamique.

En matière de guerre psychologique et médiatique, démontrer que l’Etat Islamique n’est pas invincible, même avec des moyens mineurs, porterait un coup mortel à cette engeance d’assassins nourris en Europe, par les Républiques. De plus, il en irait de l’honneur des Etats-Unis que, puisque leur matériel est entre les mains des pires terroristes de la planète, tout soit fait pour réduire en poussière cet armement ; deuxio, que les moyens antitanks de le réduire à néant soit confié aux Kurdes, même provisoirement, afin qu’ils se sortent du piège dans lequel les plonge la politique américaine au Moyen-Orient

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Des soldats turcs assis sur leur char face à la ville kurde de Kobané, en Syrie. ARIS MESSINIS/AFP. SYRIE

Frappes de la coalition internationale.

Les jihadistes de l’organisation Etat islamique (EI, ex-Daech) ont envoyé dimanche des renforts vers Kobané, où les forces kurdes leur opposaient une résistance farouche dans cette ville devenue aux yeux du monde le symbole de la lutte contre l’EI.

Délogés vendredi de leur QG, les combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) ont depuis repoussé des assauts des jihadistes sur plusieurs fronts de la troisième ville kurde de Syrie, où la bataille a tourné à la guérilla urbaine.

(Repère : Eliminer les jihadistes de l’EI : Avant la frappe, le renseignement)

La situation reste toutefois à l’avantage des jihadistes, plus nombreux, mieux armés et qui contrôlent environ 40% de la ville, particulièrement le secteur est et des quartiers dans le sud et l’ouest.
Mais la défense acharnée des forces kurdes a contraint l’EI à faire venir des renforts en provenance de Raqa et Alep, leurs bastions du nord syrien, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.

« Ils envoient même des hommes qui n’ont pas beaucoup d’expérience du combat », a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. « Il s’agit bien d’une bataille cruciale pour eux. S’ils n’arrivent pas à prendre Kobané, cela va porter un coup dur à leur image (…). Ils ont mis tout leur poids dans cette bataille ».

Les défenseurs de Kobané, eux, ne peuvent recevoir du renfort car la Turquie bloque sa frontière, empêchant notamment des Kurdes de ce pays de se porter au secours de leurs camarades assiégés.
Cette attitude d’Ankara a provoqué ces derniers jours des émeutes prokurdes en Turquie, entachées par la mort d’au moins 31 personnes.

L’ONU a récemment appelé la Turquie à laisser passer ces volontaires vers Kobané, où elle dit craindre le « massacre » des civils qui n’ont pas encore quitté la zone.
Kobané semblait relativement calme dimanche. Selon un journaliste de l’AFP posté du côté turc de la frontière, quelques échanges de tirs étaient audibles et aucune fumée n’était visible au-dessus de la ville.

‘Bandits’
Informé par son frère resté dans Kobané, Azad Bekir, un réfugié qui a passé la frontière avec sa famille il y a trois jours, se disait toutefois « pessimiste ». « J’ai parlé au téléphone avec mon frère, a-t-il confié à l’AFP. Le YPG tient bon, les combats de rue se poursuivent. Si ça continue comme ça, je suis pessimiste car les peshmergas ont besoin d’armes et de munitions. Ils tuent beaucoup de +bandits+ (ndlr: jihadistes) mais ces derniers reviennent toujours plus nombreux ».

En soutien des forces kurdes, la coalition internationale a effectué depuis vendredi six frappes sur les positions de l’EI dans et autour de la ville, connue sous le nom d’Aïn al-Arab, selon le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

D’après des réfugiés qui suivent les combats depuis la Turquie, interrogés dimanche par l’AFP, d’autres frappes aériennes auraient eu lieu à l’aube mais elles n’ont pas encore été confirmées.
Kobané sera probablement au centre mardi d’une réunion à Washington des chefs militaires de 21 pays de la coalition, qui vont faire le point sur leur stratégie anti-EI près de trois mois après le déclenchement de la campagne aérienne en Irak et trois semaines après le début des raids sur la Syrie.

(Lire aussi : La zone tampon voulue par Ankara dans le nord de la Syrie vise avant tout à maîtriser la question kurde)

Dans ces deux pays, où les jihadistes contrôlent de larges territoires sur lesquels ils ont décrété un « califat », l’organisation Etat islamique s’est rendue responsable d’atrocités qui ont révulsé la communauté internationale, notamment les exécutions par décapitation de quatre otages occidentaux.

Une cérémonie devait avoir lieu dimanche dans un centre musulman à Manchester, dans le nord-ouest de l’Angleterre, en mémoire d’Alan Henning, dont l’EI a revendiqué l’égorgement le 3 octobre. L’assassinat du chauffeur de taxi de 47 ans, enlevé en Syrie alors qu’il y effectuait une mission humanitaire, avait indigné les musulmans du Royaume-Uni.

En Irak, au moins 20 personnes ont péri dimanche dans les explosions de trois voitures piégées qui visaient des bâtiments stratégiques de Qara Tapah, ville sous contrôle kurde située au nord-est de Bagdad, alors qu’à l’ouest du pays, le chef de la police de la province d’Anbar a été tué par une bombe placée au bord d’une route.

[OLJ/AFP

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