Dans quelques semaines ? La prédiction sur la chute du régime iranien

L’ancien commandant de la Marine israélienne estime que le régime de Téhéran pourrait tomber dès les prochaines semaines. Parallèlement, il a averti que même après la campagne militaire actuelle, Israël devra intervenir à plusieurs reprises en Iran.

L’ancien commandant de la Marine, le général de réserve Eliezer (« Chayni ») Marom, a livré ce jeudi matin une évaluation spectaculaire concernant l’avenir du régime iranien, affirmant qu’il existe une possibilité réelle de le voir tomber dès les prochaines semaines.

« La probabilité de renversement du régime iranien est très élevée. Je parle de semaines », a déclaré Marom dans une interview accordée à la radio 103FM, alors que Téhéran subit depuis quelque temps une lourde pression militaire et économique.

Cependant, selon lui, même une éventuelle chute du régime ou la fin de l’actuel cycle de combats ne suffiraient pas nécessairement à faire disparaître la menace iranienne qui pèse sur Israël.

Marom estime qu’Israël devra continuer à agir sur le long terme afin d’empêcher l’Iran de reconstruire les capacités stratégiques qui ont été endommagées.

« Nous devrons intervenir périodiquement afin de maintenir les acquis obtenus en Iran. Nous n’aurons pas le choix », a-t-il déclaré.

Marom s’est particulièrement intéressé au programme nucléaire iranien et a averti : « Israël devra s’occuper du problème nucléaire, sinon nous nous retrouverons complètement pris par surprise. »

Ses déclarations interviennent alors que l’affrontement autour de l’Iran continue de s’intensifier et qu’en Israël comme aux États-Unis, on s’interroge sur ce à quoi ressemblera le lendemain de la campagne militaire et sur ce qui sera nécessaire pour empêcher Téhéran de reconstruire les capacités qui ont été détruites.

Au Mossad, on estime : la date à laquelle le régime iranien tombera

Après environ six mois de blocus américain du détroit d’Ormuz, la tendance est claire : le moment où le pouvoir à Téhéran s’effondrera semble très proche. Après les élections en Israël et aux États-Unis, la pression sur l’Iran ne fera que s’accentuer. Mais il semble que, d’ici là, les Américains — et le monde entier — auront un nouveau problème urgent à résoudre.

Un très haut responsable israélien, désormais dans la vie civile, est monté cette semaine sur la scène de la conférence MEAD à Washington et a raconté comment, une fois encore, toute la direction iranienne avait été éliminée.

Une réunion d’officiers devait se tenir samedi à 9 h 30. Puis est arrivée l’information selon laquelle une réunion du ministère iranien du Renseignement devait se tenir à 8 h 30.

Le problème était qu’il fallait frapper les deux réunions simultanément afin de préserver le principe de surprise. Autre problème : la réunion du ministère devait durer une heure, ce qui signifiait qu’elle devait se terminer exactement au moment où commençait la seconde réunion.

Quelqu’un a alors donné ce conseil : « Attaquez à 9 h 40, car les officiers du renseignement, partout dans le monde, aiment toujours prolonger leurs réunions. »

Le conseil fut suivi. Les officiers prolongèrent effectivement la réunion et tous montèrent précipitamment au ciel en pleine séance.

Conclusion : il n’est pas recommandé de prolonger les réunions

Pour résumer : en septembre 2024, la conférence, à laquelle participaient des responsables du Golfe, du Moyen-Orient et des États-Unis, portait principalement sur les difficultés rencontrées par Israël pour vaincre les différentes composantes de l’axe iranien. Sinwar détenait les otages, Nasrallah ignorait ce qui allait se produire une semaine plus tard, et personne ne parlait de l’Iran lui-même.

En septembre 2025, pendant la conférence, Israël a tenté d’éliminer la direction du Hamas à Doha. L’idée était alors que quelqu’un devait calmer Israël.

Cette année, la conférence s’est déroulée sous le signe de la coalition contre l’Iran. Il n’existe désormais plus de désaccord sur la nécessité de s’occuper de l’Iran ni sur le fait que la défaite du régime des ayatollahs constitue la question la plus importante au Moyen-Orient.

La principale conclusion est que la République islamique se trouve dans une situation bien pire que celle dans laquelle elle se trouvait au moment de la signature de l’accord d’entente, mais que son histoire continuera encore à se dérouler pendant une longue période.

L’ancien directeur du Mossad, David « Dadi » Barnea, avait estimé l’année dernière que des sanctions efficaces feraient tomber le régime iranien en l’espace d’un an.

Après environ six mois de blocus américain du détroit d’Ormuz, l’évaluation au Mossad est que, si les États-Unis ne se fatiguent pas et ne cèdent pas, **le premier trimestre de 2027 verra la chute de l’Iran**.

« Ce sera un nouveau Moyen-Orient », a promis un haut responsable américain.

Jusqu’à il y a quelques mois, le consensus était que l’Iran était sorti de la guerre en position de force, compte tenu de ce qui semblait être une capitulation humiliante de Trump et de son abandon de tous les objectifs de guerre.

Il ne reste désormais presque plus personne pour défendre cette analyse.

« Le Guide suprême n’est pas venu aux funérailles de son propre père, son frère a dû porter un masque — c’est à cela que ressemble quelqu’un qui a gagné ? », s’est interrogé un haut responsable de la Maison-Blanche.

Ce n’est pas dit explicitement, mais l’hypothèse est que la pression ne diminuera pas : elle ne fera au contraire que s’intensifier après les élections en Israël et aux États-Unis.

Si le Parti républicain l’emporte, Trump se sentira plus libre que jamais. Dans le cas contraire, l’histoire montre que les présidents qui ont perdu le contrôle du Capitole et de la politique intérieure ont tendance à se concentrer sur les affaires étrangères.

Libéré de toute contrainte, sans plus aucune élection à affronter au cours de sa vie politique, Trump pourrait se lancer contre l’Iran avec une fureur redoublée.

Quant à savoir ce que Netanyahou pourrait faire, dans l’hypothèse où il se retrouverait à la tête d’un gouvernement de transition, c’est beaucoup moins clair.

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