De l’intérieur comme de l’extérieur, le piège se resserre en Iran
Le taux de chômage en Iran a dépassé les 50 % et le régime subit de fortes pressions. Le chef d’état-major pakistanais a promis aux Américains de pouvoir amener l’Iran à un accord sur le détroit d’Ormuz et la question nucléaire, mais jusqu’à présent, il n’y est pas parvenu.
La raison: chaque fois que les dirigeants iraniens sont prêts à faire des compromis, les Gardiens de la révolution bloquent le processus et attendent que des failles apparaissent du côté américain.
par Danny Zaken
D’après les informations parvenues aux agences de renseignement occidentales, le taux de chômage en Iran a dépassé les 50 % de la population active, un chiffre d’une grande importance pour la capacité du régime à résister aux exigences finales des Américains.
La situation économique est extrêmement difficile pour les ménages à travers l’Iran et continue de se détériorer parmi les Gardiens de la révolution, les soldats, les Bassidj et les autres bras armés du régime, une situation qui devrait également conduire à une plus grande flexibilité sur ce point.
Le chef d’état-major pakistanais, le général Asim Munir, a promis aux Américains qu’il pouvait obtenir l’accord de l’Iran sur au moins deux points: l’ouverture inconditionnelle du détroit d’Ormuz en échange d’une ouverture américaine parallèle, et un accord nucléaire conforme aux exigences des États-Unis.
Jusqu’à présent, cependant, il n’y est pas parvenu. Chaque fois que les autorités politiques iraniennes ont manifesté leur volonté de coopérer, les commandants des Gardiens de la révolution ont bloqué toute initiative.
C’est pourquoi les Américains exigent des garanties que toutes les factions du régime ratifieront tout accord conclu lors des négociations.
Deux conditions
La reprise des négociations cette semaine est soumise à deux conditions : l’adhésion de toutes les factions du régime aux accords conclus et la question nucléaire, sur laquelle un projet de texte aurait apparemment été approuvé par les instances politiques iraniennes. On s’attend à ce qu’au moins certaines réponses figurent dans le document de réponse iranien, dont la publication a été retardée. Ce retard s’explique notamment par la stratégie d’attentisme des Gardiens de la révolution, qui gagnent du temps et anticipent des dissensions au sein du camp américain et parmi ses alliés.
Ces désaccords expliquent également la suspension de l’opération américaine d’escorte des navires et des pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Les Saoudiens et les Qataris, bien que n’ayant pas été directement attaqués, ont reçu des menaces iraniennes les informant qu’ils seraient les prochains sur la liste et se sentent incapables de protéger leurs champs pétroliers contre des attaques iraniennes.
Le Qatar tente également sa chance en tant que médiateur, ou du moins pour influencer les négociations. Le Premier ministre Mohammed al-Thani a rencontré à Washington le vice-président américain J.D. Vance, mais pas le président lui-même. Ce détail est significatif : M. Vance est le plus haut responsable de l’équipe de négociation, mais son influence est considérée comme moindre.
Parallèlement, sur le front libanais : des équipes techniques participeront pour la première fois aux pourparlers qui reprennent cette semaine à Washington. Elles aborderont la question du tracé de la frontière, où subsistent quelques points de désaccord. L’objectif des discussions de cette semaine est de préparer le terrain pour des négociations approfondies et de recenser les points de désaccord : la demande du Liban concernant le retrait de Tsahal face à celle d’Israël quant à la mise en œuvre concrète du désarmement du Hezbollah.
JForum.fr avec ILH
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Les américains ont l’expérience de l’Irak et de l’Afghanistan, en cas d’effondrement du régime islamique iranien, Trump craint le chaos dans ce pays. Est-il certain que dans ce cas, les minorités Kurdes, Azéries ou Baloutches, fassent sécession ? En tous cas, Trump préférerait obtenir la capitulation plutôt qu’un changement radical de régime. Il diffère ici de Netanyahou qui préfère le changement de régime, sans se soucier du risque de chaos ultérieur, pourvu que la menace iranienne, nucléaire, balistique et terroriste, soit définitivement écartée, pour Israël. Trump est un professionnel de la négociation et il l’intègre constamment dans ses guerres, mais peut-on discuter avec des terroristes sans foi, ni loi? Non, pour Netanyahou qui est exposé aux premières loges.
Les gardiens de la révolution font face au dilemme de la capitulation ou du suicide. Il faut avoir une très forte connaissance de leur mentalité pour prévoir dans quel sens ils vont trancher. Il est certain qu’en avril 1945, les dirigeants totalitaires nazis préféraient le suicide à la capitulation, mais il s’agissait d’Européens et non d’Iraniens. Grand mystère ?
Je pense malgré tout que Donald Trump est un fin stratège et veut tirer de cette « affaire » le meilleur pour les USA, Israel et le monde en général! ll connait le principe de la taquiya musulmane et garde les cartes bien en main!
L’argent le nerf de la guerre.
Ils ne restent plus qu’à ces gardiens de la déprave que faire croire aux iraniens qu’ils obtiendront des indemnités des USA…..l’espoir fait vivre !
Alors si il ya affaiblissement a quand le coup de grâce qui permettrait aux IRANIENS de retrouver leur liberté de choisir un gouvernement ?
Vous simplifiez un peu trop. S’il y a le coup de grâce, qu’est-ce qui prouve que le pays ne sombrerait pas dans le chaos avec risque de fragmentation et de prolifération nucléaire accrue ?