Pourquoi la Turquie et le Qatar doivent être tenus à l’écart de Gaza
Par Khaled Abu Toameh
Début décembre, la Turquie a accueilli une conférence intitulée « Engagement envers Jérusalem ». Selon les médias arabes, « plusieurs organisations arabes et islamiques » y ont participé.
La conférence, selon un rapport de l’ agence de presse Quds Press , affiliée au Hamas :« La conférence vise à unifier les efforts de la Oumma pour criminaliser le génocide et briser le siège, s’opposer aux projets de déplacement forcé et d’annexion de la Cisjordanie, et renouveler l’engagement de protéger la mosquée Al-Aqsa des dangers de la judaïsation… »
La conférence d’Istanbul intervient alors que des informations font état de la volonté de la Turquie de jouer un rôle dans la bande de Gaza, conformément au plan en 20 points du président américain Donald J. Trump visant à mettre fin à la guerre israélo-palestinienne. Ce conflit a éclaté le 7 octobre 2023 avec l’invasion d’Israël par le Hamas, qui a fait 1 200 morts parmi les Israéliens et les ressortissants étrangers, des milliers de blessés et a conduit à la prise d’otages de 251 personnes vers la bande de Gaza.
L’un des principaux orateurs de la conférence [organisée par la Turquie] était Khaled Mashaal, un haut responsable du Hamas basé au Qatar.
Mashaal a déclaré que le moment était venu pour la nation musulmane de « s’engager pour la libération de Jérusalem ». Il a défini cet acte comme le symbole et la clé stratégique de la « libération de toute la Palestine », c’est-à-dire la destruction d’Israël et son remplacement par un État islamiste.
Alors que la conférence battait son plein, les autorités israéliennes ont révélé des documents montrant que le Hamas gère un système de changeurs d’argent gazaouis vivant en Turquie et exploitant l’infrastructure financière du pays pour financer secrètement le terrorisme.
La déclaration finale de la conférence a affirmé la nécessité de mener le djihad (la guerre au service de l’islam)….
La Turquie est par ailleurs le principal soutien du nouveau président syrien, Ahmed al-Charia, ancien chef d’Al-Qaïda connu sous le nom d’Abou Mohammed al-Jolani, à la tête de la milice djihadiste Hayat Tahrir al-Sham. La Turquie cherche-t-elle à se positionner aux côtés d’Israël en vue d’une attaque après le départ de Trump ?
En vendant des armes au Qatar et à la Turquie, Trump les prépare-t-il en réalité, involontairement, à lancer une telle attaque ?
Les Émirats arabes unis (EAU) sont manifestement préoccupés par le rôle central que jouent le Qatar et la Turquie dans la bande de Gaza.
Autoriser la Turquie ou le Qatar à jouer un rôle quelconque dans la bande de Gaza revient à donner au Hamas les moyens de réaffirmer son contrôle sur la zone côtière, de se réarmer et de se regrouper.
La Turquie et le Qatar ne participeront à aucun effort de désarmement du Hamas ni de destruction des infrastructures terroristes dans la bande de Gaza.
Au contraire, comme ils l’affirment ouvertement, ils veilleront à ce que le Hamas continue de gouverner la bande de Gaza et de poursuivre son djihad pour détruire Israël.
Khaled Abu Toameh est un journaliste primé basé à Jérusalem.
JForum.fr avec gatestoneinstitute.org
Sur la photo : le président turc Recep Tayyip Erdogan (alors Premier ministre) rencontre Khaled Mashaal (au centre), chef du Hamas en exil, et Ismail Haniyeh (à gauche), alors chef du Hamas à Gaza, à Ankara le 18 juin 2013. (Photo : Yasin Bulbul/Service de presse du Premier ministre turc/AFP via Getty Images)
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Quand on a gagné la guerre, on dicte ses conditions, mais quand on a perdu, malgré 2 ans d’efforts coûteux, on s’écrase, et on se laisse écraser par tout le monde. Tous les israéliens morts dans cette guerre, otages et soldats, ne peuvent que remercier Netanyahou de leur tombe, pour son efficacité manifeste.