76 ans après, Am Israël Haï (vidéo)

 

Quel est ce pays au nom biblique
Où peu d’êtres sont mélancoliques
Où les jeunes de toutes obédiences
ont des visages remplis de science?

Quel est ce pays où l’histoire
efface la géographie

Avec un espace mince, fragile
Posé sur une carte repoussoir ?

Quel est ce pays aux peuples divers
Qui nous éloignent de notre hiver
Chaque nation comme un gage d’espoir
Pour abreuver notre soif de terroir

Quel est ce pays où coulent le lait et le miel
Où les hommes accomplissent un labeur
Si ardu qu’il nuit au bonheur 
qu’ils trouveraient sous un autre ciel

Pourquoi des hommes assis dans l’apparent
Confort ont choisi ce toit différend
Pour mettre à l’abri leur famille
De la perte d’identité et de la survie?

Israël est ainsi un grand univers
Confié par le Créateur aux hommes
Afin qu’ils cherchent les normes
De leurs sources sans travers.

Schlomo
Dis moi, dis maman
Les étoiles ne sont qu’au firmament ?
Non mon enfant,
Il y a bien longtemps,
Quand j’étais encore enfant,
Une étoile j’ai bien connue,
Sur ma poche ,on l’avait cousue.
Cette étoile dorée
Comme une médaille,
De shérif,de policier,
Qui m’ apportait tant de fierté
Allait me plonger dans la grisaille.
Dans la terrible noirceur
Dans l’indicible horreur
D’un monde inimaginable
D’une cruauté inqualifiable.
J’y vis partir Papa
J’y vis mourrir Maman
J’y perdis mes Grands Parents .
J’y laissais mon enfance
J’y perdis l’espérance.
Regarde au fond du tiroir
Cette étoile, en mémoire
De ceux tant aimés
De ceux disparus en fumée…
Dis moi , dis Papa
Les étoiles ne sont que dans le ciel?
Non ma petite Sarah,
Il en est une, merveilleuse,
Sur le drapeau d’ Israël
Elle réunit une foule nombreuse
Sur la terre de nos ancêtres
Sur elle, je t’ ai vu naître.
L’amour , je l’ ai trouvé
Ta mère, je l’ ai consolée,
L’ espoir, lui ai redonné.
Cette étoile bleue,
Promesse des cieux,
Nous rend enfin heureux.

ERICK L.

 

Ils étaient beaux,
Ils avaient 20 ou 30 ans,
Leurs fronts étaient  lisses et leurs regards confiants

Pleins d’espoir et d’amour
Et leurs bouches chantaient des louanges.
A travers la Bik’â ou dans le Neguev,
Ils ont marché de jour comme de nuit
Dans la chaleur ou dans la pluie.
Ils ont veillé et scruté les chemins
De la nuit jusqu’ au matin.
Ils ont mis le talith et les tefiline
Et l’ennemi les a  souvent surpris  en traître,
Certains d’entre eux ont,
Au mépris de leur vie,
Sauvé celles de leurs compagnons.
Le souffle léger du vent a atténué la brûlure
De la blessure
Et a doucement ébouriffé la chevelure.

Seul le vent souffle doucement et caresse les visages,
De ceux qui sont tombés embrassés par la Shekhina.
Le sourire s’est effacé pour faire place aux derniers mots :
Shemâ Israël

Caroline Elishéva Rebouh
Par JForum.fr

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