Malgré les promesses du ministère de la Santé, les médecins ont peur de la réforme qui approche

Une réforme majeure du secteur de la santé en Israël, prévue pour entrer en vigueur en novembre, suscite des inquiétudes parmi les médecins et les experts de la santé. Cette réforme, initiée par le ministère des Finances, vise à résoudre ce qu’il appelle le problème de la « double assurance » entre les assurances privées vendues par des compagnies d’assurance et les services de santé complémentaires des caisses de santé. Elle obligera également les compagnies d’assurance à subventionner toute intervention chirurgicale pouvant être effectuée par le biais des caisses d’assurance maladie.

Cependant, des préoccupations majeures subsistent quant aux implications potentielles de cette réforme. Tout d’abord, de nombreux experts craignent que cette réforme n’entraîne des coûts supplémentaires pour les caisses de santé, ce qui pourrait à son tour entraîner une augmentation des files d’attente pour les traitements dans le système public de santé. Actuellement, les patients des caisses de santé sont déjà confrontés à des délais d’attente importants pour les consultations spécialisées et les interventions chirurgicales.

Une autre inquiétude concerne la possibilité que les caisses de santé augmentent les primes pour couvrir les coûts supplémentaires induits par la réforme. Cela pourrait rendre les polices de santé complémentaires moins accessibles pour de nombreux Israéliens, réduisant ainsi leurs options de soins médicaux.

Le Centre d’information et de recherche de la Knesset a également soulevé des préoccupations quant à l’impact à long terme de cette réforme sur le système de santé public. Ils soulignent que sans un renforcement parallèle du système public, la qualité et la disponibilité des soins pourraient être affectées, et cela pourrait également entraîner la migration des médecins vers le secteur privé.

Les responsables du ministère de la Santé tentent de rassurer le public et les professionnels de la santé. Selon Lior Barak, directeur adjoint de l’assurance maladie au ministère de la Santé, l’État prendra en charge les coûts supplémentaires générés par la réforme, et les services de santé ne seront pas affectés de manière négative. Il a également souligné que l’objectif est de garantir une plus grande disponibilité des services publics et de mieux financer les médecins du système public.

Cependant, les médecins et les experts de la santé continuent d’exprimer leurs préoccupations, affirmant que le système public de santé n’est pas prêt à faire face à cette réforme. Ils mettent en garde contre une détérioration potentielle de la qualité des soins et estiment que des changements supplémentaires sont nécessaires pour garantir que le système de santé puisse répondre aux besoins de la population.

La réforme du secteur de la santé en Israël reste donc un sujet de préoccupation et de débat, avec des professionnels de la santé, des experts et des responsables gouvernementaux cherchant à trouver un équilibre entre l’amélioration de l’efficacité du système et la préservation de la qualité des soins pour tous les citoyens.

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