Après la stupeur à l’annonce des résultats, les langues se délient de plus en plus au sein du Parti travailliste, depuis la base jusqu’à certains tenors du parti.
Déjà en coulisses, dès mardi soir, certains ont commencé à envisager un processus de « poussée vers la sortie » du président du parti après son cuisant échec.

Eitan Cabel, qui ne fera pas partie de la 212e Knesset, avait lancé les hostilités dès mardi soir en demandant ouvertement la démission de celui qu’il considère comme le principal responsable de la déroute travailliste.
Il récidive jeudi matin en accusant Avi Gabbaï de ne pas prendre ses responsabilités. Il rajoute: « Il est regrettable que nous devions lui demander de partir. Dans une entreprise, le responsable d’un tel résultat aurait démissionné immédiatement ou aurait rapidement été licencié.
Plus diplomate, Shelly Yehimovitch, dont l’absence a été remarquée sur la tribune lors du discours d’Avi Gabbaï mardi soir, déclare qu’il faut « procéder à un sérieux examen de conscience » après cette déroute historique. Mais elle égratigne tout de même le chef du parti en regrettant que le Parti travailliste ne se soit pas allié à Meretz: « Ce fut une grave erreur de ne même pas étudier cette option. Il est possible qu’Avi Gabbaï n’ait pas l’expérience nécessaire pour susciter des alliances politiques ».
L’ancien député Zoheir Bahloul voit dans le renvoi humiliant de Tsipi Livni par Avi Gabbaï l’une des causes principales du désaveu prononcé par les électeurs envers le Parti travailliste et surtout envers Avi Gabbaï.
Yoël Hasson (Hatenoua), ancien partenaire du Camp Sioniste a adressé un message cinglant au chef travailliste: « Avi Gabbaï, je vous souhaite bonne réussite dans toute entreprise où vous serez embauché ou dans tout parti où vous adhérerz. Ce sont exactement les même termes qu’Avi Gabbaï avait employés lors de cette fameuse séance du parti où il avait renvoyé Tsipi Livni de manière particulièrement humiliante.

Enfin, et ce n’est pas rien, Itshak Herzog, prédécesseur d’Avi Gabbaï, estime que « le Parti travailliste a probablement fini sa mission historique »: « Je vais dire quelque chose qui me fait mal. Il est possible que le parti le parti Bleu-Blanc soit devenu le Mapaï de l’époque ». Puis il attaque Avi Gabbaï sans le nommer: « Le Parti travailliste a commis une série d’erreurs auxquelles de nombreux membres et dirigeants n’ont pas prêté attention ou n’ont pas voulu le faire ».
Pratiquement tous les députés sortants (et sortis) ont refusé de commenter la situation, mais en coulisses, nombreux sont ceux qui assurent que les semaines et les mois qui viennent seront tumultueux pour le parti. « Les couteaux commencent à être tirés », résume l’un d’eux.
Il est notamment question d’une pétition qui serait lancée afin de recueillir mills signatures pour exiger la convocation d’une convention extraordinaire du parti.
L’un des noms qui circule le plus pour la succession d’Avi Gabbaï est celui d’Itzik Schmuli, très populaire dans l’électorat travailliste.
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