Monsieur Huster, hier soir vous étiez à Jérusalem aux côtés de Thierry Lhermitte pour interpréter « Inconnu à cette adresse », un échange de lettres issues du chef d’œuvre de Kressmann Taylor. Une performance d’acteur incontestable comme on aime à le dire, pour saluer une magnifique pièce de théâtre…
Vous le Juif des States of America face à votre grand ami allemand, vous avez durant toute cette pièce, porté avec majesté ce texte d’une intensité incroyable. Par le biais d’une relation épistolaire de 1932 à 1934, deux personnages Max Eisenstein, célibataire juif installé à San Francisco et associé à Martin Schulse, Allemand marié et père de famille, dans une galerie d ‘art aux Usa vont échanger sur leurs affaires et sur l’état de l’Allemagne.
Au fur et à mesure de cette correspondance haletante, les masques vont tomber et votre compagnon allemand va se révéler être un fervent d’Hitler et du système barbare qui se mettait en place.
Votre indignation, votre incompréhension face à cette volte-face se transforme en hargne puis en haine féroce aux accents de vengeance.
La folie de cet engrenage, cette inhumanité brutale que vous déverse ce compagnon, c’est toute celle de l’Allemagne nazis que nous spectateurs, prenons en pleine face.
Hier soir, au-delà du grand acteur…
Mais hier soir, Monsieur Huster vous n’avez pas été qu’un immense interprète, vous avez été à Jérusalem, « le cœur du monde », (je vous cite), un mensch, un homme avec un grand H, un être humain beau et courageux. Car il en faut du courage pour déclarer à la fin de cette pièce, dans le cadre du premier festival du théâtre français en Israël, que « c’était une honte qu’Israël ne fasse pas parti de la francophonie» (…) « à cause de la France », alors que le même soir entre Jérusalem et Tel Aviv, plus de 2000 personnes assistaient à deux représentations de cette première édition initiée par Steeve Suissa. Ce même Steeve Suissa qui a déclaré, « qu’il faut être un peu fou pour monter un tel festival ».
En effet, de par les temps qui courent et le retour des vieux démons antisémites dans l’hexagone, il faut être soit fou, soit très courageux, voir les deux à la fois : ce que sont souvent les juifs tout au long de leur histoire.
Quelle délectation ce fut Monsieur Huster de vous entendre dire qu’il fallait que cela « change enfin »…à la suite de ce texte bouleversant.
Les juifs ont un pays, une nation forte et porteuse de tous les espoirs, un point d’ancrage éternel !
Alors, Monsieur Huster une dernière fois merci de nous avoir fait sentir si fort ce soir, qu’aucun d’entre les Juifs ne seront plus jamais « inconnu à cette adresse », et je vous envoie la mienne d’adresse et celle de tous les miens : Israël ! L’impérissable, l’indestructible, et l’inaltérable.
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BRAVO à celui qui a toujours été le plus bel acteur français !
Et j’adore les derniers mots du texte de Nathalie SIVAN : Israël l’impérissable, l’indestructible , l’inaltérable !!!!
C’est une phrase à envoyer à l’UE qui demande à BIBI de revenir sur la décision de construire quelques logements en JUDEE SAMARIE , pour que les philistins puissent s’y mettre bien sûr !!!