Et si les start-up ubérisaient la lutte contre le terrorisme

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    Jean-François Pillou, fondateur site CommentCaMarche, appelle création d’un fonds d’investissement gouvernemental financer start-up développeront applications terrorisme

    Jean-François Pillou, fondateur du site CommentCaMarche, appelle à la création d’un fonds d’investissement gouvernemental pour financer les start-up qui développeront des applications contre le terrorisme – cc-by-sa

Le fondateur du site web CommentCaMarche appelle à la création d’un fonds d’investissement gouvernemental pour financer les start-up qui développeront des applications contre le terrorisme. Prêt à être l’un des mécènes, il ne créera pas lui-même de start-up en ce sens.

A l’image du service Safety Check de Facebook , l’économie numérique a montré qu’elle pouvait s’attaquer au terrorisme. Un entrepreneur imagine maintenant de faire plancher les start-up contre l’Etat islamique et autres organisations barbares. Sur les réseaux sociaux, le fondateur du site Internet CommentCaMarche, Jean-François Pillou a publié un texte très commenté appelant à monter un incubateur ou des fonds d’investissement pour des start-up prêtes à apporter leur contribution à la lutte contre le terrorisme. « Ce type d’initiative ne peut être porté que par des instances gouvernementales », précise-t-il dans son texte.

Le Safety Check et les start-up contre le terrorisme

Ce week-end, Jean-François Pillou a appris qu’une de ses collaboratrices est sortie blessé de la tuerie jihadiste du Bataclan. En revanche, une ancienne collègue a été assassinée. « Passé l’effroi, j’ai vu ce que Facebook avait fait dès le soir même et j’étais impressionné par la rapidité, explique-t-il aux Echos, j’étais aussi mal à l’aise car c’est le rôle de l’Etat de protéger les citoyens ». Problème, selon lui, les grosses machines gouvernementales ne sont pas outillées.

« Je ne suis pas un expert de la lutter anti-terroriste mais je connais les start-up et ce qu’elles sont capables de faire avec Internet », précise l’entrepreneur qui a récemment vendu son groupe CCM Benchmark au groupe Le Figaro. Les commentaires sous son texte semble lui donner raison sur les capacités d’innovation des pépites technologiques. De nombreux internautes imaginent des applications aussi efficaces que le Safety Check de Facebook pour contrer le sentiment de panique. Par exemple, l’un envisage un système de GPS collaboratif sur mobile qui préviendrait les utilisateurs pour qu’ils ne s’approchent pas d’une zone repérée par un membre de la communauté où un évènement violent est en cours.

Comment financer une start-up anti-terroriste

Pour aider les enquêteurs, Jean-François Pillou évoque tout haut une application qui transférerait, avec l’autorisation de l’utilisateur, toutes les photos prises avec le smartphone dans une zone et à une heure donnée afin de vérifier si les suspects n’y apparaissent pas avant leur passage à l’acte. « Bien sûr, il n’y a pas d’argent à la clef : de tels outils ne constitueront jamais de business model », remarque-t-il pour expliquer la difficulté à financer de tel projet.

Par mail, des contacts dans l’administration ont déjà indiqué à l’entrepreneur vouloir en savoir davantage sur cette idée. « J’ai reçu d’autres messages de la part de business-angels qui seraient prêt à faire du mécénat auprès de l’Etat pour financer cette initiative public », ajoute Jean-François Pillou. S’il est lui-même prêt à intervenir financièrement, il ne souhaite pas créer une start-up anti-terroriste.

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Source : business.lesechos.fr

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