Hezbollah, Daesh, cartels le trio pour un autre 11/09 ©

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Les services de renseignements des pays d’Amérique Latine ne sont pas de taille pour faire face aux groupes terroristes qui planifient des attentats aux Etats-Unis.

L’Etat Islamique ou Daesh, le Hezbollah et d’autres organisations terroristes opèrent en totale liberté en Amérique Latine et ils ont contracté un « mariage de raison » avec les Cartels de la drogue, afin de lever d’énormes sommes d’argent en vue de mener des attentats aux Etats-Unis, signale le Ministère de la Défense espagnol.

« L’Amérique Latine représente une région importante pour le radicalisme islamique, parce que les conditions sur le terrain facilitent les mouvements presque indétectables des membres de ces mouvements à travers toute la région », affirme le Ministère de la Défense espagnol, selon un reportage du 9 janvier par Judicial Watch.

Le Hezbollah mène les opérations de levers de fonds les plus importants de toute la région d’Amérique du Sud, grâce à ses liens avec les cartels, les gouvernements du Venezuela et de Cuba (et d’autres).

Selon ce reportage, les gouvernements de la région perçoivent le terrorisme comme un phénomène étranger et leurs services de renseignements sont incapables de maîtriser les menaces que posent ces groupes terroristes.

« L’ignorance crasse concernant la menace du terrorisme djihadiste en Amérique Latine est telle que certains gouvernements ont refusé de coopérer avec les autorités américaines (du Nord) et d’autres services de renseignements ».

Un rapport a été publié ce mois-ci par la Division des services du Ministère de la Défense espagnole, connu comme étant l’Instituto Español de Estudios Estratégicos (IEEE), l’Institut hispanique d’Etudes Stratégiques. Ce document, dont l’auteur est un expert de l’anti-terrorisme, s’intitule : « El radicalismo islámico en América Latina. De Hezbolá al Daesh (Estado Islámico),” ou : « Le Radicalisme Islamique en Amérique Latine. Du Hezbollah à Daesh (l’Etat Islamique »).

Ce rapport affirme que le Hezbollah financé par l’Iran dispose du plus vaste réseau d’opérations de levers de financement et de blanchiment de toute la région, bien que d’autres, tels que Daesh, deviennent de plus en plus prédominants.

« Les organisation terroristes s’associent avec les conglomérats établis de la drogue (Cartels) afin de lever d’énormes quantités d’argent liquide blanchi », selon ce rapport, qui identifie un groupe appelé El Clan Barakat au Paraguay et Joumaa en Colombie, comme deux exemples d’entreprises de trafic de drogue qui travaillent depuis très longtemps avec les djihadistes islamistes pour blanchir l’argent sale. Dans ce « mariage de raison » entrel le crime organisé d’Amérique Latine et les terroristes islamistes, « chacun tire partie des bénéfices que leur relation leur fournit ».

La collaboration entre les terroristes musulmans et les cartels de la drogue mexicains « génère une menace devenue cruciale ^pour les Etats-Unis », souligne Judicial Watch.

 

L’an dernier, Judicial Watch a révélé que Daesh gère un camp d’entraînement et de trafics divers à quelques kilomètres d’El Paso, au Texas, dans une zone appelée “Anapra”, située juste à l’ouest de Ciudad Juárez, dans l’Etat mexicain de Chihuahua. Judicial Watch a aussi révélé une affaire de cartels mexicains de la drogue faisant entrer clandestinement des étrangers à partir de pays ayant des liens avec le terrorisme dans une petite ville rurale du Texas près d’El Paso.

« Les étrangers clandestins sont classés comme « Etrangers d’intérêt particulier » (SIA) par le gouvernement américain et ils sont transportés dans des zones de planque à Acala, un carrefour rural situé à 87 kms d’El Paso, sur une route de l’état -« l’Autoroute 20 » – selon Judicial Watch.

Au début de cette année, Judicial Watch a découvert des enregistrements du Département d’Etat confirmant que des « Extrémistes Arabes » entrent irrégulièrement aux Etats-Unis par le Mexique avec l’assistance pleine et entière des « cellules » au sein des réseaux du trafic en tous genres.

 

Par la rédaction de  WorldTribune 10 janvier 2017

Adaptation : Marc Brzustowski

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