Yom Hazikaron: Israël commémore les soldats tombés au combat et les victimes du terrorisme, la sirène retentira à 11h

Cimetière du Mont Hertzl, Jérusalem
Flash 90 Cimetière du Mont Hertzl, Jérusalem

Israël commémore mercredi (Yom Hazikaron) les 23.928 soldats tombés au combat et victimes du terrorisme. Une sirène de deux minutes retentira à 11h (heure locale) pendant laquelle le pays entier marquera un temps d’arrêt en souvenir des victimes.

Un avion de combat survolera le mémorial et le cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem immédiatement après la sirène. Un flambeau sera ensuite allumé par une famille endeuillée.

A 13h, une cérémonie commémorative aura lieu au mont Herzl en présence d’officiels israéliens. Le ministre de la Défense Benny Gantz prononcera notamment un discours.

Yom Hazikaron se terminera dans la soirée avec la cérémonie d’allumage des torches du souvenir, puis Israël commencera les célébrations du 73e anniversaire de l’Indépendance du pays.

Lors de la cérémonie commémorative au Mur des Lamentations mardi soir, Aviv Kochavi le chef d’état-major de l’armée a déclaré que « par engagement envers la génération actuelle de soldats et de leurs familles, nous ferons tout pour les envoyer exclusivement à des missions appropriées, et nous améliorerons les capacités de Tsahal pour mener à bien les missions avec succès, mais surtout pour protéger les soldats.

Cette année, la veille de Yom Hazikaron, un vétéran de l’armée diagnostiqué avec des troubles de stress post-traumatique s’est immolé par le feu devant un bureau du ministère de la Défense chargé de la réhabilitation des soldats blessés.

Itzik Saidyan, 26 ans, a été grièvement blessé avec des brûlures sur tout le corps. Il avait une invalidité de 25% en raison de ses troubles post-traumatiques après avoir participé à l’opération Bordure protectrice lancée en 2014.

i24NEWS dernière modification 14 avril 2021, 07:17

Cérémonie au mont Herzl ( Photo: EPA )

https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/1618377292-yom-hazikaron-israel-commemore-les-soldats-tombes-au-combat-et-les-victimes-du-terrorisme-la-sirene-retentira-a-11h

Ce poème de Nathan Alterman (auteur israélien – 1910-1970) a été écrit après la guerre d’Indépendance de l’Etat d’Israël ; il est traduit de l’hébreu et adapté en français par J.R. Weill.

Tout s’apaise sur cette terre,
aux derniers feux du crépuscule
Alors qu’elle sombre lentement dans la nuit,
Entourée de nuées lointaines.
C’est là qu’est dressée la nation,
– cœur affligé mais palpitant…-,
Prête d’accomplir son miracle,
Miracle unique et sans retour !

Parée pour la cérémonie, surgie face à la lune,
Apprêtée bien avant l’aube,
en parure de fête et d’effroi.
Au devant d’elle arrivent alors
Jeune garçon et jeune fille
Et doux, tout doux, ils s’avancent,
affrontant leur Nation.

Vêtus à l’ordinaire, avec ceinturon, brodequins lourds,
Ils gravissent le chemin,
Ils marchent sans mot dire.
Ils n’ont point changé de vêture,
Ils n’ont point lavé à grande eau
les traces de leur journée de labeur
Et de leur nuit sur la ligne de front embrasée.
Epuisés de fatigue,
ayant juré d’être de garde sans relâche,
Nimbés des neuves ferveurs du peuple hébreu,
Tous deux en silence s’approchent
Et sans nul geste ils se tiennent droit.
Nul ne sait s’ils sont en vie
ou ont péri criblés de balles.
Saisie de larmes et de stupeur
la Nation les interpelle,
Elle demande: mais qui donc êtes-vous?
Et de répondre: c’est nous qui sommes
le plateau d’argent
Sur lequel la patrie des Juifs t’est offerte.

Ainsi parlèrent-ils, écroulés à ses pieds,
enveloppés de pénombre…
Et le reste sera conté dans les chroniques d’Israël.

SOURCE

Ils étaient beaux,
Ils avaient 20 ou 30 ans,
Leurs fronts étaient lisses et leurs regards confiants
Pleins d’espoir et d’amour
Et leurs bouches chantaient des louanges.
A travers la Bik’â ou dans le Neguev,
Ils ont marché de jour comme de nuit
Dans la chaleur ou dans la pluie.
Ils ont veillé et scruté les chemins
De la nuit jusqu’ au matin.
Ils ont mis le talith et les tefiline
Et l’ennemi les a souvent surpris en traître,
Certains d’entre eux ont,
Au mépris de leur vie,
Sauvé celles de leurs compagnons.
Le souffle léger du vent a atténué la brûlure
De la blessure
Et a doucement ébouriffé la chevelure.
Seul le vent souffle doucement et caresse les visages,
De ceux qui sont tombés embrassés par la Shekhina.
Le sourire s’est effacé pour faire place aux derniers mots :
Shemâ Israël

Caroline Elishéva Rebouh

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