TSaV: le Chabbat avant Pessah (vidéos)

Caroline Elishéva REBOUH mars 2018

 

Cette péricope tombe généralement le Chabbat qui précède la fête de Pessah. 

Pessa’h 2020
De la soirée du Mercredi 8 Avril
À la soirée du Jeudi  16avril

 

Pourquoi ce Chabbat est-il désigné sous cette appellation de “Chabbat Hagadol”? Bien d’autres questions au cours de l’étude.

Quelle est donc l’origine de la célébration de “Chabbat hagadol” ?  Il est écrit :  בעשור לחדש Le dixième jour du mois (de nissan), les Bené Israël devaient se procurer un agneau (Exode XII, 3) pour le sacrifice pascal.

Le 10 du mois de nissan, les Bené Israël ont acquis des agneaux et les ont attachés chacun  au pied de son lit. Et, les Égyptiens se sont étonnés, irrités aussi de voir tous ces agneaux  achetés alors qu’eux vénéraient et adoraient ces agneaux en tant qu’idoles.

Ce 10 nissan était un shabbat et il précédait la sortie d’Egypte, la libération du peuple descendant des trois patriarches et il fut immédiatement décidé que ce shabbat avant Pessah serait  “Chabbat hagadol”.

Le grand miracle qui eut lieu ce jour-là fut que, malgré leur irritation de voir que leur dieu allait être immolé, il ne se produisit aucun acte de violence contre les Juifs.

Se pose une autre question : Pourquoi ce nom est-il donné au shabbat précédant Pessah et pourquoi pas à un autre jour ?

Car, nous apprend la guemara de Shabbat, parce que ce jour est reconnu comme ayant des propriétés particulières  telle celle de renforcer la Emouna (foi) et de faire régner la paix ainsi qu’il est écrit dans ce même traité : “Celui qui observerait un shabbat entier sans faire aucune transgression serait immédiatement pardonné fusse-t-il, lui ou quelqu’un parmi ses ascendants, idolâtre.  Ce sacrifice pascal avait comme objectif  de procéder à un amendement au péché d’idolâtrie.

Il est possible aussi de se demander pour quelle raison ont-ils attaché les agneaux au pied de leur lit ? C’est ici encore pour désacraliser l’agneau car aux yeux des Égyptiens, il était inacceptable devoir leur idole attachée et qui plus est à un lit, car pour ces idolâtres dont le culte avait lieu dans une sorte de temple, il n’était pas concevable qu’un tel animal se trouvât ailleurs que dans un lieu de culte.

En revanche, pour le judaïsme, le fait que le futur sacrifice pascal dont le sang allait être badigeonné sur les linteaux des portes et le fait qu’il soit attaché dans la chambre signifiait symboliquement que les lois qui seraient reçues au Sinaï s’inscriraient dans la vie du Juif dans tout ce qui constitue la vie quotidienne de l’homme et lui serviraient de repères tout au long de son existence.

La mitsva (le commandement) de Pessah consiste à MANGER de la matsa et de l’agneau pascal, et des herbes amères et aussi d’expliquer/enseigner aux enfants ? Pour quelle raison ?  N’existe-t-il donc rien d’autre à faire que de manger ou de parler (enseigner)  ?

Les Sages font remarquer que manger et enseigner se font par l’intermédiaire de la bouche (pé en hébreu) comme le début du mot pessah.  Les deux parashoth qui sont lues après Pessah sont shemini et tazria metsora.

Dans Chemini il est question d’aliments permis ou pas. Dans tazriya metsora  il est question de la lèpre qui est une maladie provoquée par le lashon harâ (médisance). Tout se passe ici comme si l’on vient nous enseigner ce qu’il faut manger ou pas ou ce qu’il faut dire ou pas.  Nous y reviendrons un peu plus bas.

Pessah est la fête de la liberté, et de la rédemption. Nous  utilisons de nombreux symboles lors de la nuit du Seder mais certaines lettres de l’alphabet  donnent des allusions à des faits historiques et, pour ce qui est de Pessah, la lettre qui est désignée ici est la lettre “pé” car il est écrit “pakod pakadeti” (j’ai vérifié/visité) Exode III, 16. Et, pour la dernière libération du peuple elle aura lieu par la lettre  צ tsadik qui est l’initiale de l’un des noms du Mashiah : Tsemah.

D’après le Zohar, Pessah vient corriger (letaken) deux péchés : celui de la faute d’Adam et Eve et celui du lashon harâ (médisance/ mauvaise langue)[1].  Le Zohar haKadosh exprime le fait que le “tanine”[2] avait “éclaboussé” (dirons-nous) Eve de “saleté”  et cette impureté n’a pu être rachetée que par l’esclavage en Egypte ; mais aussi, par  l’orgueil de Joseph  exprimé de manière innocente vis-à-vis des autres frères à travers la narration des songes qu’il eut.

Ces fautes furent commises par l’expression verbale, par la parole. Nos Sages trouvent encore une allusion à la parole dans le fait que Moïse était mal habile en parole (כבד פה וכבד לשון) kaved pé oukhaved lashone.

Bien que certains membres du peuple s’étaient éloignés du sentier creusé par les Patriarches, il faut rappeler qu’ils  avaient conservé leurs noms, continuaient à s’exprimer dans la langue de leurs pères, ils  se vêtaient comme  le faisaient leurs ancêtres et ils ne médisaient pas.

Le grand exégète Alshikh[3] pose une question très importante : Lorsque HaShem a fait part à Abraham de Son intention de détruire Sodome et Gomorrhe, Abraham se mit à négocier pour tenter de sauver d’un sort funeste des gens qui ne lui étaient rien.

Aussi, le Alshikh s’interroge-t-il : pourquoi, lorsqu’HaShem a prédit à Abraham que sa descendance serait réduite en esclavage pendant 400 ans, n’a-t-il pas cherché à négocier pour réduire ou même annuler ce décret ?

Moshé Rabbénou lui-même a discuté avec HaShem en lui adressant ce plaidoyer : “j’ai vu que toute la génération du déluge tous s’étaient rendus coupables cde grandes fautes et Tu les as jugés et Tu as fait descendre le déluge, et il en fut de même avec ceux qui construisirent la tour de Babel, Tu les as punis, ainsi que ceux de Sodome mais, cette génération-ci que se passe-t-il ?  Lorsque Tu as averti Abraham que sa descendance serait  réduite en esclavage pourquoi les enfants d’Ishmaêl ne l’ont-ils pas été et seulement Isaac et ses enfants ?”

Le Alshikh poursuit en donnant  trois paraboles pour Israël en Egypte : dans la première, les enfants de Jacob sont comparés à un oisillon qu’un chasseur tiendrait prisonnier dans ses mains, la deuxième parabole comme un fœtus enfermé dans le ventre de la vache, et, pour la troisième parabole, il utilise l’exemple d’un lingot d’or que l’orfèvre met à fondre pour en retirer toutes les impuretés.

Ces paraboles sont complémentaires, les deux premières illustrant parfaitement qu’étant en Egypte, les Hébreux étaient pris dans une sorte de piège duquel ils ne pouvaient s’échapper et la troisième parabole est claire : Israël est l’or qui s’affine dans le creuset plein de feu.

Le rav Tsazdok HaKohen de Lublin[4] s’étonne de certains faits rapportés dans la Guemara (traité Haguiga) : lorsque dans le désert, D. fit tomber la manne, dont se nourrissent les Anges, les Hébreux ressemblèrent aux Anges par trois faits et aux bêtes par trois autres faits :  l’homme se tient debout comme les anges et il parle l’hébreu comme les anges et l’homme possède la connaissance comme les êtres célestes et par trois traits particuliers il ressemble à la bête : l’homme boit et mange comme le font les animaux, ils se multiplient et ils régurgitent comme les bêtes.

Mais, pour préparer le peuple à recevoir la Torah, D. ôta de l’homme ce qui le fait ressembler à une bête et le fit ressembler d’avantage aux êtres célestes.  C’est pour cela qu’IL fit pleuvoir la manne dont se nourrissent les Anges du Service Divin (Mal’akhé HaSharet), et les Hébreux burent l’eau pure du “Puits de Myriam”, et la dîme était offerte avant même que l’ordonnance n’en fût prononcée au Mont Sinaï  et tout ceci dans le seul et unique but de s’élever spirituellement de toute la matérialité à laquelle ils avaient été habitués en Egypte et de se purifier pour être dignes de recevoir la Loi sacrée.

La réception de la Torah a été un stade difficile empli d’écueils et de souffrances ainsi qu’enseignait Rabbi Shimôn Bar Yohay : 3 choses s’acquièrent avec des souffrances : la Torah, Eretz Israël et le monde futur (Ôlam haba) car les souffrances sont une sorte de filtre de l’âme pour lui permettre de se purifier.

Les souffrances de l’esclavage en Egypte ont aidé le peuple à se purifier de la faute d’Adam et de la médisance[5].

Le Zohar donne à la Matsa deux noms en araméen : le pain de la émouna (foi) ou le pain de la guérison (refoua), la guérison fait allusion au tikoun (réparation) de la faute originelle où D a donné le premier commandement sur la nourriture : “mange de ceci et ne mange pas cela”.

La bouche est destinée à la fonction de manger ou de prier. Ayant failli en consommant ce qu’elle ne devait pas manger, elle doit corriger ce en quoi elle a échoué.

La veille de Pessah est appelée  “Leyl shimourim”  car cette nuit a toujours été une nuit au cours de laquelle se sont produits des événements graves et solennels pour le peuple, voici quelques exemples : Abraham a vaincu les 4 rois ce soir qui fut plus tard veille de Pessah ; c’est aussi cette nuit-là qu’Isaac voulut bénir Esaü et que plus tard, Jacob fit le rêve de l’échelle, et que Jacob combattit contre l’ange d’Esaü, que tout ce qu’ont fait Sénachérib et Nabuchodonosor commença une veille de Pessah, qu’Assuérus eut une nuit d’insomnie au cours de laquelle lui fut rappelé que Mordékhay lui avait sauvé la vie et que le prophète Daniel sut résoudre le rêve qui lui fut soumis.

Cette nuit de veille de Pessah, que chaque Juif qui désire être secouru prie D. et le Saint Béni soit-IL le secourra ainsi qu’il est écrit dans l’épisode de l’Alliance de D. avec Abraham : ליל שימורים לכל בני ישראל לדורותם : cette nuit de veille pour tous les enfants d’Israël pour toutes les générations.

Et, c’est en cette nuit que pourrait se produire la guéoula shéléma car s’il est écrit que la guerre de Gog et de Magog peut se produire il est aussi écrit que c’est au mois de Nissan que  la Rédemption peut arriver.

Caroline Elishéva REBOUH

[1]Le lashon harâ n’est pas une faute qui s’attache à dire du mal d’un tiers mais il s’agit aussi de lashon harâ lorsque quelqu’un s’enorgueillit comme Joseph en racontant ses rêves à ses frères a été taxé d’orgueil car les fils de Jacob avaient interprété le rêve des gerbes de blé ou des étoiles comme s’il voulait se placer au-dessus de ses frères.

[2] Tanine désigne aujourd’hui un crocodile alors qu’il s’agit du serpent de la création.

[3]Moshé Alshikh originaire de Turquie où il naquit en 1508 et mourut à Safed en 1593. Commentaires sur le Tanakh tout entier et les pirké avoth.

[4] Né en Lituanie en 1923 et décédé en Pologne à Lublin en 1900. Il était le disciple de l’un des descendants du Rav Akiva Eiguer de la Hassidout Lublin.

[5] Le mot médisance provient de deux mots contractés mal + dire = médire/maudire

 

 

 

La Sidra, Tsav décrit les lois sur les sacrifices avec minutie et force: les règles sur l’holocauste, l’oblation, l’expiatoire et le délictif, à l’offrande inaugurale et au sacrifice rémunératoire.

Ygdal est l’un des chants les plus célèbres du Chabbat. Cet accompagnement musical du regretté Maurice Sellam Z’l, nous transmet ces paroles inspirées des 13 Articles de la foi de Maïmonide.

Ainsi que tout le rituel des habits revêtus par le grand prêtre et ses fils au cours des différentes étapes de l’inauguration et  de leur onction. Idem pour les objets destinés au service Divin.

Règles destinées à être perpétuées avec rigueur pour les générations futures et qui le furent tant que le Temple existait.

Le mot TSAV « Ordonne à Aharon et à ses fils…» est un terme incitant au zèle, à l’empressement et ceci pour toutes les générations. C’est que lorsqu’une mitsva se répète, l’empressement nécessaire a tendance à s’atténuer. Le temps et l’habitude érode l’enthousiasme. C’est pour prévenir ce relâchement que le verset emploie le terme « Tsav »

Ce rappel peut également concerner l’idée du « Shabbat Hagadol ». En effet le shabbat est célébré pour témoigner que D. est le Créateur du monde. ( zékher le ma’assé béréchit ).

Or, même à cette notion-là, l’homme a tendance à s’habituer et à ne plus s’émerveiller. Un nouvel éclat est donné au Shabbat en le reliant à la sortie d’Egypte. A la reconnaissance du Créateur s’ajoute la notion de permanence de « Maître Absolu ».

La continuité de sa Providence, c’est cela l’enseignement de Shabbat Hagadol qui précède la célébration de la libération du 14 Nissan. En parallèle c’est la conscience sans cesse renouvelée de l’intervention divine dans le monde.

C’est cet état d’esprit qui devrait présider à toute mitsva. Le juif doit veiller à ne pas tomber dans le piège de l’habitude qui ôte tout enthousiasme.

L’injonction TSAV  rappelle la nécessité de raviver notre ferveur et notre ardeur empressée dans notre pratique permanente.

D’après un commentaire de Rav Guerchom.

Alice BENCHIMOL

TSAV : Un Enseignement de Rav Guerchom nous Parle, en rapport avec les 4 fils du Séder :

Rachi précise que le mot « ordonne », « tsav » insinue toujours une invitation à agir avec énergie et rapidité, un « zirouz »…c’est-à-dire « miyad », immédiatement  « ouledorot », pour les générations.

Cette explication concerne le chapitre des offrandes, des sacrifices et les sages en ont dégagé quatre thèmes essentiels :

I – Pour être valide, l’acte doit être continu à travers les générations (ledorot).

II – L’intérêt matériel peut représenter un obstacle majeur à la réalisation du devoir (hissaron kiss).

III – La nécessité d’une action immédiate (miyad).

IV – L’offrande du sacrifice.

Vu sous cet angle, ces quatre enseignements constituent des réponses aux quatre fils dont parle la Haggada :

  • Le Hakham, le sage, veut accomplir intégralement l’ensemble des prescriptions de la Thora mais il sait qu’il est extrêmement difficile de maintenir constamment l’intensité de son engagement. On lui répond alors : «on ne prend pas de dessert après avoir consommé « l’agneau pascal », c’est-à-dire que le goût de la mitsva doit se conserver toute la nuit. Par exemple, nous récitons la même téfila trois fois par jour, mais notre ferveur ne doit pas se dissiper pour autant. C’est le maintien de notre avodah Hachem que nous devons viser pour toutes les générations (ledorot).
  • Le Racha, le méchant affirme être sincère mais il a, tout simplement des idées qui ne coïncident pas avec la Thora. On lui répondra que ses prises de positionne sont en fait, qu’un alignement sur des intérêts matériels et que ces considérations prennent le pas sur tout le reste. « agace lui les dents » recommande la Haggada pour nous dissuader d’entrer dans son argumentation. Il faut lui montrer qu’il n’est que le jouet de ses passions et de ses intérêts personnels (hissaron kiss).
  • Le Tam, le simple, consent par principe à observer les mitsvot mais il n’arrive pas à passer à l’action. C’est l’homme qui dira : « Je suis prêt à pratiquer telle ou telle mitsva mais je commencerai demain. C’est à lui que l’on répondra : « D. nous a fait sortir d’Égypte d’une main forte » pour nous monter qu’une action valable ne peut-être exécutée qu’avec énergie et rapidité (miyad).
  • A celui qui ne sait pas poser de questions, on dira : « C’est pour cela (zé) que D. a accompli pour moi… » dit la Haggada. Par ce zé on désigne l’offrande de « l’agneau pascal », animal vénéré des Egyptiens, que les juifs ont offert à D. dans un esprit de sacrifice total.

Ce commentaire renferme toute une démarche pédagogique dans l’éducation et la structuration  de la personnalité d’un enfant. Le livre de « Vayiqra » quoique très ardu, est celui par lequel on  débute l’entrée en étude des textes avec un enfant, car dès le départ l’enfant doit apprendre à donner quelque chose de soi à D. pour s’en rapprocher (ce que symbolise le sacrifice) et qui est à la base de la conduite de tout juif.

Par exemple l’enfant doit savoir dès son plus jeune âge renoncer à des moments de jeux pour étudier, à se priver d’un aliment s’il n’est pas cacher, il apprendra dès l’adolescence la maîtrise de son corps,  il exercera son libre arbitre dans des choix constructifs et valorisants pour lui-même et les autres.

Il deviendra fort dans sa personnalité, à savoir capable de sacrifier son « égo » afin de se soumettre aux valeurs fondatrices de la volonté Divine : la persévérance, le désintéressement, le zèle et l’abnégation forgent une âme capable de servir d’exemple aux quatre fils dont parle la Haggada.

Alice BENCHIMOL

Parmi les différents sacrifices dont nous entretient encore cette SIDRA , relevons l’offrande qui est présentée par celui qui a commis un péché.

Lorsqu’une telle personne voudra se libérer totalement de sa faute, après avoir fait pénitence et réparé le mal occasionné par elle, il lui faudra encore, pour tirer un trait final sur son péché et l’effacer complètement, offrir à l’Eternel un sacrifice expiatoire appelé ‘HATAT .

A propos de cette offrande, la Torah précise qu’elle sera présentée à l’Éternel au même endroit de l’autel où, habituellement, est offert le OLA,l’holocauste, ce sacrifice destiné à être complètement brûlé en l’honneur de l’Éternel.

Une précision identique est donnée également un peu plus loin, à propos du ACHAM(sacrifice expiatoire ) qui, lui aussi, est apporté par celui qui veut se faire pardonner un délit. Pourquoi, pour ces deux sortes de sacrifices, la Torah a-t-elle tenu à nous apporter une telle indication ? Mettons-nous un instant à la place de l’homme quia commis une faute et qui est prêt à tout faire pour la réparer Voilà qu’il lui faut encore se présenter au Temple et offrir à Dieu un sacrifice.

Or, une telle offrande se faisait en public.

Aussi la Torah n’a-t-elle pas voulu que tous les fidèles ou les curieux assemblés là puissent se rendre compte qu’une personne donnée était en train d’offrir à Dieu un sacrifice pour se faire pardonner une faute. Sinon, ç’aurait été infliger au pénitent repenti un affront et une honte qui l’auraient marqué à tout jamais et l’auraient, éventuellement, empêché une autre fois de faire de nouveau pénitence.
C’est pourquoi, en lui faisant apporter son sacrifice à l’endroit où l’on offrait habituellement le OLA, la Torah a empêché qu’on puisse reconnaître la nature de son sacrifice et lui a donc épargné une humiliation inutile, Mais de plus, elle a tenu à nous faire comprendre que la pénitence était affaire privée – entre l’homme et Dieu – que les péchés n’avaient pas à être divulgués ni les pécheurs à être marqués publiquement.

Et cette façon de faire ne pouvait que faciliter le retour vers Dieu et la Techouva.

Alice BENCHIMOL

 

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