Réforme des Médias Israéliens : Un Plan Controversé qui Divise

Le ministre des Communications, Shlomo Karai du parti Likoud, a présenté récemment lors d’un point de presse le mémorandum de la loi sur la radiodiffusion, un projet de réforme qui pourrait changer radicalement le paysage médiatique israélien. Cependant, ce plan suscite des controverses et des inquiétudes quant à son impact sur la liberté de la presse et la qualité de l’information.

Le projet de loi prévoit la fermeture de la Deuxième Autorité et du Conseil du câble et du satellite, pour les remplacer par un nouvel organe de contrôle sous contrôle politique. Cette proposition inquiète de nombreux observateurs qui craignent que l’organe de contrôle politique ne serve les intérêts du gouvernement au détriment de l’objectivité de l’information diffusée par les médias.

L’un des aspects les plus critiqués du projet de loi est la suppression des publicités à la radio, ce qui pourrait entraîner de graves dommages financiers pour les sociétés de médias. Cela soulève des préoccupations quant à la viabilité économique des médias indépendants et leur capacité à maintenir une couverture médiatique diversifiée et indépendante.
Par ailleurs, le projet de loi prévoit également des avantages spécifiques pour certaines chaînes de télévision, notamment la chaîne de droite, Channel 14. Ces avantages comprennent des exemptions de diffusion depuis Jérusalem, la suppression des boutons des canaux 12 et 13 des télécommandes et la possibilité de facturer leurs émissions sur différentes plateformes.
Le plan suscite également des inquiétudes concernant la supervision du contenu diffusé par les médias. Avec la création d’un organe de contrôle politique, la surveillance du contenu pourrait être compromise, laissant les médias avec une plus grande marge de manœuvre pour diffuser des informations potentiellement biaisées ou trompeuses.
Dans sa défense du projet de loi, le ministre Karai a déclaré que le but était de réduire la réglementation et de donner plus de liberté aux médias. Il a affirmé que le public aurait plus de pouvoir pour déterminer ce qu’il voit et entend à la télévision et à la radio. Cependant, ses arguments n’ont pas convaincu certains observateurs, notamment l’Association des journalistes de Jérusalem, qui critique la suppression des restrictions sur les organismes de diffusion d’informations et met en garde contre une dégradation de l’éthique journalistique.

Un autre aspect du projet de loi qui suscite des inquiétudes est l’obligation pour Netflix et les réseaux de streaming de produire du contenu israélien. Bien que cela puisse être perçu comme une mesure visant à promouvoir la production nationale, cela soulève des questions sur l’indépendance des plateformes de streaming et la liberté de choix des consommateurs.

Enfin, la réforme prévoit également des changements dans la diffusion des événements sportifs et des fréquences de diffusion publique. Ces mesures pourraient avoir des implications importantes pour le marché médiatique et la concurrence entre les acteurs du secteur.

Ce plan de réforme des médias israéliens présenté par le ministre des Communications suscite de vives controverses. Alors que certains voient en lui une opportunité de libérer les médias des contraintes réglementaires, d’autres craignent qu’il ne conduise à une perte d’indépendance et d’objectivité dans l’information diffusée. Le débat sur cette réforme reste ouvert, avec des acteurs de la société civile et des médias qui continuent de s’exprimer pour défendre l’intégrité du paysage médiatique israélien.

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2 Commentaires
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Moses

Cela donne une idée de la duperie de Lapid, en réalité seulement mû par haine de Natanyahou

chouika

la parole de LAPID en 2017.Les politiciens ne sont pas des personnes comme vous et moi. Ils sont assez généralement moralement corrompus. Ils peuvent dire blanc un jour, noir un autre, et vous regarder droit dans les yeux la main sur le cœur jurant de leur sincérité. Quelques fois, cela dépasse largement les bornes de la décence. L’exemple que je vous présente ici en est une preuve supplémentaire.

Samedi dernier, le dirigeant de Yesh Atid a menacé que si la clause de raisonnabilité qui permet à la Haute cour d’annuler une loi était retoquée par la Knesset, il demanderait à la Histadrut de bloquer le pays. Il a dressé un tableau effrayant, affirmant que l’annulation de cette clause ferait basculer le pays dans la dictature.

Je me demande s’il pensait déjà cela lorsque c’était lui qui réclamait l’annulation de cette clause. Dans une interview de 2017, il a déclaré que le principe était “trop vague” et qu’il “donnait trop de pouvoir au tribunal.”

Je me demande encore s’il pensait vraiment que l’Etat d’Israël basculerait dans la dictature, quand il déclarait que le tribunal ne devrait pas être en mesure d’annuler des lois simplement parce qu’il n’est pas d’accord avec elles.

Dans une interview de 2017 avec le journal israélien Haaretz, Lapid a déclaré que le principe est “trop vague” et qu’il “donne trop de pouvoir au tribunal.” Il a également déclaré que le tribunal ne devrait pas être en mesure d’annuler des lois simplement parce qu’il n’est pas d’accord avec elles.
Dans un article paru en 2021 sur Ynet, Lapid a écrit que la “cause du raisonnable” est “un principe dangereux” qui “sape l’état de droit”. Il a fait valoir que ce principe permet au tribunal d’”annuler des lois qui ont été adoptées par la Knesset démocratiquement élue.”
Dans un discours prononcé en 2022 devant l’Association du barreau israélien, Lapid a déclaré que la “cause du raisonnable” est “un cancer qui ronge notre démocratie.” Il a affirmé que ce principe permettait au tribunal de “passer outre la volonté du peuple.”

Moralement corrompu, c’est encore en dessous de la réalité.