Poutine réitère sa politique du mépris envers les dirigeants du monde.

Israël ne mange pas de ce pain-là

Ce qui est dit est dit : Netanyahu ne pouvait faire moins que de « rappeler » à qui ne les aurait pas encore entendues, ce que sont les « lignes rouges » défensives d’Israël. A ce stade, le Rubicon des flots de paroles sans lendemain est allègrement franchi et la prochaine étape ne se négociera pas, puisque Poutine comme Trump du reste, ont bien fait comprendre par leur silence face à ses récriminations que Netanyahu et Israël, sont, pour eux, hors-jeu dans le redécoupage futur de la Syrie, avec l’Iran comme second maître de ballet.

Peu après ces entretiens de Sochi, l’organe de presse du donneur d’ordres du Kremlin, la Pravda, s’est montré extrêmement acide à l’encontre du premier Ministre israélien : n’accordant aucune substance à ses menaces, la voix de son Maître décrit très sévèrement le chef de gouvernement israélien et commander-in-chief de Tsahal, comme « au bord de la panique ».

Le choix pour le moins très peu « diplomatique » des termes employés à l’égard d’une puissance certes moyenne, au niveau mondial, mais dominante sur le plan régional, et de son émissaire et dirigeant Bibi Netanyahu, incidemment ancien membre des Commando Sayeret Matkal et frère de Yoni, héros de guerre antiterroriste, mort au combat, relève stratégiquement du « contre-bluff » :

il s’agit, à froid, de démontrer que Netanyahu a, non seulement, fait chou blanc, que sa démarche n’a impressionné personne au Kremlin, mais pire, qu’il en serait ressorti « dans ses petits souliers », voire « paniqué, tremblant, pris de convulsions et de sueurs froides ». Au-delà de la tentative de déstabiliser l’homme et son public, en le tournant en ridicule, il y a aussi une contre-affirmation pleine de morgue et de menaces indirectes : « j’ai choisi mon camp », dit Poutine, l’Iran se situe dans mon axe, sert ma stratégie globale, autant que le maintien d’Assad, aux yeux de l’Occident« .

Zeev Elkin, présent lors de ce huis-clos, dément l’article de la Pravda comme une pure « Fake News » : « Ceux qui veulent continuer à écouter ce que dit la Pravda peuvent continuer à écouter ce que dit la Pravda » , a dit Elkin à Radio 103FM mardi, rejetant le récit fait par le journal de cette rencontre à huis-clos. Il a précisé qu’il était inexact et non-sourcé, et a affirmé que les faits énoncés relevaient plutôt de spéculations sans fondement de son auteur. Il n’emèche, dira t-on, il n’y a rien en Réussie, qui puisse sortir dans la presse tout-à-fait au hasard ou à l’humeur du journaliste. Celaémane bien de quelque part et sert des intérêts directement liés à la vision de Poutine…

Poutine choisit donc de refaire à Netanyahu ce qu’on croit être le coup de 2007 contre Sarkozy, où, selon le journaliste Nicolas Hénin, l’ancien Cerbère du FSB aurait menacé « d’écraser » le Président français et l’Hexagone dans le même souffle : « C’est bon, tu as fini là?’ […] Alors je vais t’expliquer. Tu vois, ton pays il est comme ça [en faisant un geste avec ses mains], le mien il est comme ça [en écartant les bras]' », raconte le journaliste, en évoquant ensuite la menace de Poutine : « Tu continues sur ce ton et je t’écrase. » [rapport de Hénin, Jean-David Levitte -Sherpa- et d’autres, dont le journaliste Michaël Darmon, mettant le stress du petit Nicolas au cœur d’artichaut sur le contexte de la rupture avec Cécilia-  et contredisant cette version, en rappelant même un ton badin pour parler de l’addiction aux chocolats].

Le problème de l’entrevue entre Poutine et Sarkozy n’est pas tant de savoir si oui ou non, elle s’est bien déroulée comme le relate la légende, que le fait incontournable que cette légende puisse exister et être parfaitement crédible aux yeux de bien des observateurs du tempérament d’Oncle Vlad. Là où l’ex-Président français était encore dans un échange de mises en garde à caractère économique et énergétique (gazier), le Premier Ministre israélien est en état technique de guerre contre la Syrie depuis plus de 40 ans et de guerre préventive et secrète, dans le cadre de la lutte contre les génocides, face à l’Iran apocalyptique de l’Ayatollah Ali Khamenei. A commencer par les dernières déclarations de son chef d’Etat Major de l’Armée Iranienne, Abdolrahim Mousavi : « Israël n’existera plus dans 25 ans ».

C’est bien ce qu’il faut lire entre les lignes de la Pravda : la supposée « panique » de Netanyahu « n’a rien de « personnelle », comme on dit dans les thrillers de barbouzes où l’un des deux doit être exécuté à coup de balles dum-dum fonçant vers sa cible,  avec un bruit sourd par la chambre d’écho du silencieux. Il s’agit bien d’une menace voilée, ou du moins, d’affirmation que Poutine ne bougera pas de ses positions actuelles, qu’il sent la victoire au bout du Mig-29 et qu’il n’est pas là pour traiter selon les conditions de celui qui ne s’est pas directement battu au cours de cette guerre de six ans en Syrie, mais sur le point de partager les bénéfices avec les « braves », seraient-ils même des barbares hirsutes des milices chiites et du Hezbollah…

Depuis le début de l’intervention de la Russie aux côtés d’Assad -et, par voie de conséquence, de l’Iran, premier sur le terrain depuis 2013, par Hezbollah et consorts interposés – il a toujours existé deux scénarios potentiels : le roman rose et le roman gris, dans les rapports entre Moscou et Jérusalem. Mais Bibi Netanyahu a toujours choisi de discuter en tête-à-tête, sachant qu’au final, Israël est et demeure seul, quel que soit le problème à traiter : la centrale de Saddam à Osirak, le réacteur d’Assad près de Deir Ez Zor, ou la double-menace proche et lointaine de l’Iran, par Hezbollah et missiles balistiques interposés. La Russie est, ici, plus une entrave, un bouclier et un obstacle qu’un ennemi au sens guerrier du terme…

Poutine est parvenu à arracher sa petite larme sur son enfance auprès d’une famille qui lui parlait de la Torah, à Saint-Petersbourg ou dans sa manière de caresser dans le sens du poil de barbe les Habad locaux, porteurs de son message au reste du monde juif : « Je ne suis pas votre ennemi ». On l’a rêvé en défenseur de la veuve juive et de l’orphelin, face aux menaces d’extermination iranienne : « Il y a 1, 5 million d’ex-citoyens russes en Israël et je me considère responsable de leur sécurité ». Cette autre part de légende plaisait aux foules juives et à ces expat-rapatriés d’ex-URSS. Comment le bon Tsar Vlad 1er pourrait-il se retourner contre ses « enfants? ». A croire que les millénaires de cohabitation avec l’âme « slave » n’ont pas encore assez endurci ce bon vieux sentimentalisme juif qui fait perdre la lucidité suffisante et nécessaire à la mise en alerte et en mode-survie…

Il y aurait cette proximité de cœur et puis, on ne doit rien retrancher des intérêts effectifs de la Russie : pour la start-up Nation israélienne, mais aussi l’attrait du Leviathan et de Tamar, dans une éventuelle alliance à trois ou plus, avec l’Egyptien El-Sissi, dans l’Est de la Méditerranée. Jusqu’à un certain point, cette doctrine reste valide, puisque Poutine a besoin, dans cette autre partie sud du bassin méditerranéen, du Président égyptien comme homme fort et appui de l’autre général Haftar en Libye, afin d’y asseoir un autre port, complémentaire de Tartous, en Cyrénaïque…

Et puis, il y a la deuxième version : celle de la nostalgie d’empire des anciens du KGB dont fait précisément partie Vladimir Poutine, ce défenseur les armes à la main, seul contre la foule et qui la fait fuir, de la résidence des services spéciaux et de la Stasi à Berlin-Est, au moment de l’effondrement du Mur. Ce Maître d’échec et de poker qui a fait plier un à un tous les oligarques pour s’emparer du pouvoir politique et financier, de Gazprom et des restes de « l’empire », qui a emprisonné et broyé tous ses opposants et qui ne s’est jamais vraiment remis des « humiliations », réelles et/ou supposées, que sa patrie a ou aurait subi (subjectivement parlant), lors de son démembrement, notamment sous Eltsine, de la part d’un Occident triomphaliste.

Il ne faut jamais sous-estimer ni oublier tout ce qui constitue le narcissisme politique d’un homme, qui trace son destin, de petit employé des services secrets russes, jusqu’à la mairie de Saint-Petersbourg, puis vers les sommets de l’Etat à la demande de ses anciens employeurs. Ils lui ont fait comprendre à quel point, à ce tournant dramatique de l’effondrement de cet empire, il est « l’homme qu’il faut à la place ou il faut ». Fait par l’histoire, il est l’homme qui doit la réaliser…

Pour aboutir à une paix durable, les Occidentaux -et les Israéliens sont parmi les mieux placés pour cela- auraient pu ou dû ou voulu se contenter d’un « status-quo », d’un nouvel équilibre des forces auto-dissuasives, où, comme du temps du « Mur », chacun sait, finalement bien, parce qu’il les voit devant ses yeux, ce que sont les « lignes rouges » de l’autre.

Or, les miradors et rangées de barbelés et de grillage allant de Berlin à Berlin n’existent plus. La théorie « asianiste » a remplacé le désir d’hégémonie sur l’Europe, dans les milieux nationaliste autorisés russes. L’Iran est, pour la Russie, indispensable afin que Téhéran ne sombre point entre les bras du concurrent chinois, grand consommateur d’énergies iraniennes. Sur le plan géostratégique, l’Iran est, comme la Turquie, à l’autre croisement vers l’Europe, au carrefour de l’Asie Centrale, par son influence sur les Talibans contre les Occidentaux et de l’Extrême-Orient, par son partenariat atomique et balistique avec PyongYang, qui fait trembler Tokyo, Séoul et les alliés de l’Amérique dans le Pacifique.

De ce point de vue, sans présager d’une coordination tout-à-fait assumée entre les Etats-voyous périphériques et les centres de Pékin et Moscou, les menaces croissantes de la Corée du Nord, suivies d’effets balistiques certains – ne se payant pas uniquement de mots-, jouent un rôle tout-à-fait utile à l’Iran (voire à Moscou) : elles servent à amuser et distraire ce grand fou de Trump : il pense être le seul en capacité de mener une Présidence comme un bluff total, où il jouerait le rôle de maître du monde… Englué, en politique intérieure, dans les algues des fameux effets des « hacking russes » à répétition et de la compromission des Mickaël Flynn et d’autres, entraîné, à l’extérieur, vers le SAS de panique, cette fois, du déclenchement d’un conflit limité, en tout cas suffisant à rétablir la « dissuasion », vis-à-vis de Kim Jung-Un. Trump n’a ni les moyens ni le temps de se laisser accaparer par la poussée vers l’Ouest de l’Iran, ni par les inquiétudes bien réelles de Jérusalem et de ses émissaires les plus brillants (envoi du « Mannequin », Yossi Cohen, à la Maison Blanche).

Netanyahu n’est pas allé à Sochi abattre sa dernière carte pour revenir les mains vides, mais annoncer l’ouverture d’un nouveau chapitre des relations, sachant que Poutine ne reviendra pas en arrière sur ses alliances effectives et qu’il sait très bien quelles forces il coordonne.

D’ici quelques temps, la situation va radicalement changer au Moyen-Orient, à commencer par son épicentre, la Syrie. Parmi les nouveaux dossiers qui s’empilent, parallèlement à la chute progressive de Daesh, dont il ne faut pas non plus sous-estimer les nombreux retours de flammes, les résultats courus d’avance du référendum sur l’Indépendance du Kurdistan d’Irak, qui concerne plus ou moins directement tous les Kurdes de la région.

L’Iran et la Turquie, alliés des Russes, se mobilisent et se concertent pour savoir comment écraser ce mouvement populaire (en Syrie et en Irak), qui à terme, menace d’être comme la plaque sismique alimentée par les Occidentaux et Israël, traversant leurs rêves d’hégémonie dans la région. Selon la façon dont les différents acteurs impliqués réagiront, par la violence ou d’abord les menaces et le sabotage, un nouvel espace géopolitique conflictuel risque donc de s’ouvrir sous les pieds de l’Iran (et de la Turquie), à mesure que la résistance de Daesh s’amenuise.

Même si Trump préfère, de loin, s’entendre avec Poutine, l’un et l’autre n’ont plus, dans ce Mikado moyen-oriental, les mêmes intérêts ni les mêmes alliances, face à ce type d’enjeux. Les Rangers comme les forces spéciales de différents pays occidentaux sont présents, tant auprès des Peshmergas d’Irak que des YPG de Syrie.

Surtout, la nouvelle armée des Forces Démocratiques Syriennes, d’abord Kurdes, mais auxquelles se rallient de plus en plus d’Arabes de la région de Deir Ez Zor ou d’Abu Kamal, constitue une véritable alternative à l’armée régulière syrienne, dans la reprise de Raqqa et des rives de l’Euphrate. Cette victoire pressentie, à moyen terme, 60% de la ville serait déjà entre les mains des FDS, redéfinira les enjeux, sachant aussi que le véritable noyau dur de Daesh se reconstitue vers Al Mayadin, AbuKamal, Deir Ez-Zor, comme un nouveau combat pour l’Euphrate, à la lisière du reste « d’empire » en peau de chagrin de l’Etat Islamique.

Les milices chiites et l’armée syrienne n’auront donc pas gagné seules, la guerre de sept ans en Syrie, même avec l’aide de Poutine. La Jordanie, l’Arabie Saoudite ne veulent pas, comme Israël, des milices iraniennes à leurs portes. Les Etats-Unis, même un ton en dessous – et Trump déçoit beaucoup ses alliés sur ce plan, mais peut aussi la jouer plus finement qu’on ne l’en croit capable- fédèrent et cimentent une ligne de défense qu’ils n’entendent pas mener seuls au Moyen-Orient, sous la forme d’un substitut d’OTAN arabo-kurdo-egypto-israélien, qui fasse front contre la poussée russo-iranienne.

 

En évoquant des « lignes rouges », Netanyahu, flanqué de Yossi Cohen et de son nouveau Conseil à la Sécurité, Ben-Shabbat, ne fait pas que décrire la ligne de crête du Golan, ni espérer renvoyer le Hezbollah derrière les rives du Litani, au Liban. Il parle d’un nouveau bras de fer qui est en train de se consolider sur toutes les lignes où on peut aujourd’hui apercevoir un Russe, un Chiite, un Iranien, Afghan-Pakistano-Irakien, de Quneitra jusqu’à Kaboul. Il faudra, certes, se méfier de ses nouveaux amis comme de ses pires ennemis, mais on peut dire, dès à présent, que la nuit, tous les chats sont gris, au cœur du triangle formé par Moscou, Téhéran et Jérusalem. Avec le Kremlin, on parle encore et toujours de « Grand Jeu », rarement de qui, précisément, se cache derrière un rocher à quelques pas de la frontière supra-géographique…

La partie est loin d’être finie, on peut même dire qu’elle ne fait que commencer. Elle promet d’être bigrement risquée, mais passionnante…

Par ©Marc Brzustowski

 

 

 

15 Commentaires

  1. Les affirmations des uns, contre-balancées par les doutes des autres, me laissent dubitatif dans leurs analyses.
    Souhaitons au gouvernement et aux chefs militaires israéliens de bons réflexes en cas de crise politique majeure dans la région qui les concerne.

  2. Analyse interessante comme toujours avec vos articles, mais erronee. Elle ne prend pas en compte la tres grande possibilite d’un accord a la Yalta entre Poutine et Bibi N. Le secret absolu serait donc necessaire et tous les commentaires Pravda ou autres simplement de la poudre aux yeux.
    Vous pensez vraiment que Poutine accepterait un axe chiite nucleaire a sa frontiere sud? Pas un instant. Mais il laissera le travail aux Israeliens et Americains. Strictement idem pour la Chine.
    Vous analysez fort bien les faits apparents et non pas les axes strategiques decisionnels des diverses raisons d’etat. Cordialement

    • Dr Slama, vous passez à côté des indicateurs de ce « Yalta », (qui à mon sens concerne plus directement Trump que Netanyahu, ou le « bloc kurdo- sunnite » versus chiite), en feignant ne pas les voir, pour nous parler du caractère « apparent » de cette analyse (qui concerne plutôt sa première partie et le caractère peu décisif du retour de Sochi).
      Je vois surtout un énorme contre-sens dans votre notion de « Yalta » : un tel projet requiert au moins deux conditions: un ennemi commun à écraser (admettons que ç’eût été Daesh, jusqu’à l’effondrement de Raqqa, voire Deir ez Zor, l’Iran est l’allié de la Russie) ;

      – un rapport de force conséquent qui fait qu’aussi pourri soit Staline, il est encore acceptable de s’entendre avec lui jusqu’à la fin. Vous mettez d’emblée Poutine dans le camp de « l’Occident » élargi : vous ne percevez pas qu’il puisse avoir des intérêts communs avec l’Iran (vers Asie Centrale) et ressortez la bonne vieille théorie de l’intérêt nucléaire commun. Le sujet n’est pas la bombe, moyen de pression supplémentaire, mais la présence en Syrie (l’Iran se débrouille sans recours à la « bombe » sur ce sujet).

      A cette heure, Poutine joue dans l’axe de ceux qui tirent partie de son bouclier protecteur à moindres frais, Iran-Hezbollah, mais autour de l’Euphrate (un des axes décisionnels qui décident de l’avenir des deux pays), par exemple, il n’apparaît pas aussi résolu et décisif, il laisse le jeu s’organiser, prête son aviation d’appui de temps en temps…

      « Avec le Kremlin, on parle encore et toujours de « Grand Jeu », rarement de qui, précisément, se cache derrière un rocher à quelques pas de la frontière supra-géographique »

      A la différence de vos hypothèses encore gratuites, cette analyse n’a pas la naïveté de créditer Poutine des meilleures intentions. Là où votre vision me semble se contenter des petites tapes dans le dos à Bibi. C’est très largement insuffisant et bigrement risqué, voire inconscient dans cette région du monde. Cordialement.

  3. Je suis d’accord avec l’article et la réalité sur le terrain lui donne raison. Putin a choisi son camp, c’est à dire l’Iran, et donc il devient de facto l’ennemi d’Israël. La situation d’Israël est inversé par rapport à 1948. En 1948 Israël avait comme allié la Russie à travers la Tchécoslovaquie, la France et les pays au delà des frontières des pays Arabes, l’Iran, la Turquie et l’Ethiopie. Aujourd’hui Israël ne peut compter que sur lui-même avec comme allié passif les pays Arabes, Arabie Saoudite, Egypte, Jordanie contre l’ennemi principal l’Iran. Ce qu’Israël doit faire comprendre à ses nouveaux alliés, qu’il y a au sein de leur camp des traitres à leur cause, c’est à dire le Hamas et le Fatach qui s’affichent au côté des chiites, de l’Iran; et donc ils doivent à leur tour les laisser tomber dans leur opposition à Israël. Reste le cas de l’Amérique, l’alliance de l’Amérique avec Israël à apporter des avantages, mais de l’autre côté, l’Amérique n’a jamais soutenu Israël à fond et il ne lui a jamais permis de gagner une guerre totalement.

    • Israël n’a pas trop le choix : il ne peut pas déclencher de guerre mais doit attendre qu’on l’attaque. Pour ceux qui croient aux prophéties, selon Ézéchiel 38/39 c’est Gog qui attaquera Israël. Les cabalistes disent que Israel étant du genre féminin (Shekhinah) il est passivité.

  4. A certains reveurs tsahal n’a pas les moyens de mener une guerre offensive contre l’iran … (sauf has veshalom en recours ultime. )
    Économiquement ce serait une folie, logistiquement ce serait d’avoir recours des armes nucléaires sans compter tout les voisins arabes qui peut que peut tenteraient d’attaquer.
    Netanyaou le seul truc qu’il peut le mieux faire, c’est défendre ses frontières de manière ferme et solide . Et bien surveiller les voisins surtout iran liban .
    Israel c’est 8 millions d’habitants elle a pas un gros poid dans la balance meme si Israel tient sa place dans les nouvelles technologies et la recherche..
    Pour autant je pense pas que poutine apprécie spécialement les barbus islamistes. Poutine se sent sans doute plus proche de netanyaou que des mollah . Après c’est l oseille qui parle .

  5. D’accord avec Marc n°2 (ses réponses ci-dessus à Marc n°1 auteur de l’article), Tsahal devra éviter de provoquer le Tsar Poutinoff.
    Sans doute Poutine a-t-il déjà testé Tsahal (nous avons entendu les menaces des généraux Russkoff il y a environ 3/4 semaines après que « les Syriens » aient affirmé avoir abattu un chasseur et que Tsahal a répondu que l’avion était entré à la maison (sans doute un ou deux SS300 ce qui justifierait la colère des Russes) ajoutant qu’un missile « syrien » avait été stoppé par le système israélien tandis qu’un autre s’était écrasé en Jordanie.
    Bibi n’a certes pas demandé l’aide des Jordaniens… par contre il a besoin de l’appui « politique » US d’où sa navette Poutine-Trump.
    Le feu d’artifice, s’il se produit, ne sera que la continuation en plus accélérée des frappes que nous avons déjà vues pouvant aller cette fois jusqu’en Iran, mais pas de tapis de bombes quand la technique de Tsahal consiste à faire mouche à tous les coups.
    Ce que Poutine sait désormais, mais il a averti qu’il ne calmera pas ses amis iraniens, il a besoin de vendre ses migs et ses SS300 – 400 – 500 – 600…
    Or là n’est pas le problème, il va tester Tsahal jusqu’au bout pour savoir si les Iraniens prendront le dessus…

    Pourquoi donc ???
    Un seul nom… tout le monde aura compris…. « Leviathan »

  6. shalom ,
    et qu’en pense hashem???? c’est la vrai question. les nations russe perse syrien turc, etc… ont oublié qu’ils étaient de la poussière sur le plateau d’une balance; et même une fine poussière.
    toutes ces choses ont été annoncées par( les prophètes.
    l’Eternel le dieu d’israel, n’a pas ramené sont peuple dans sa terre pour le détruire. certe il sera certainement repris et corrigé pour les abominations comme la gay pride etc.. mais hachem aime son peuple, une partie de ses promesses ne sont elle pas accomplies( ils ont rebati sur les ruine, ils boivent le vin de leur vignes, ils exportent leur fruit dans le monde, etc..
    il bénit son peuple dans tous les domaines( medecine, technologie nouvelle, agriculture, etc..
    les os déssèchés sont reconstitués.maintenant ; que l’esprit souffle.
    c’est a ces choses qu’il faut regarder. si israel regarde a son dieu que pourront faire toutes ces nations qui préparent la guerre. souvenons nous du roi Ezekias: comment il alla s’humilié devant son dieu a cause de cette grande menace qui pesait sur juda! et quelle fut l’issue??
    si les russes ont des avions radar qui voit tout sur israel; israel a un regard bien plus puissant dans le ciel que ces avions . hachem entend tout se qu’ils se disent a l’oreille, et le repete a ses serviteurs.
    voici yom kippour approche, qu’un véritable esprit de techouva souffle sur israel.
    shabbat shalom.

    • Il faut prier beaucoup prier car les bases d’infrastructures du pays ont en partie etaient bati par des personnes detachés du judaisme ou instrumentalisant le judaisme pour construire un pays … heureusement des rabanim ont réussi a faire introduire des parties selon la Torah , mais faut prier pour qu’il est beaucoup de tshuvoth sincères et de volonté d’écouter les rabanim

  7. Les russes sont loin de chez eux .leurs avions de combats sont deficients , leur porte avion est inutilisable , poutine peut bluffer avec des mauviettes europeennes mais ilsait qu Israel est dos au mur , il sait que Tsahal est le vrai maitre de la region et que bibi frappera les iraniens , donc il va bluffer jusqu au bout , mais il ne bougera pas le petit doigt pour les proteger , il privilegiera sa base navale et ses acquits regionaux ,assad et ses potes seront nus et prendront les coups alors que les awacs russes ne  » verront rien »

  8. je ne crois pas trop a cette analyse
    l’auteur prend ses desirs pour la réalité et essai de s’en convaincre lui meme.
    car pour ma part je ne pense que l’egypte ou la jordanie aideront Israel.
    Au mieux ils resteront neutres se contentant juste de compter les points quant a l’arabie saoudite elle se contentera juste de financer dans une certaine mesure Israel
    l’arabie saoudite sait tres bien que l’amerique ne la laissera jamais tomber elle a trop besoin de son petrole pour au moins encore 30 ans
    le seul levier qui reste a Israel et d’armer et d’entrainer militairement les kurdes pour nuire et faire un maximum de degats aux russes iraniens et autres turcs.
    Nous sommes seuls ne devont compter que sur nous meme et l’aide d’Achem et surtout ne pas avoir peur d’aller jusqu’au bout
    l’arme nucleaire reste une option ,
    si je perd tu disparais en poussiere
    comme je l’ai lu hier ici meme on echappé a un genocide final on a eu un sursis de 70 ans
    plus rien ne nous arretera.

    • Le démenti de vos impressions assez décalées du texte se trouve dans le titre : Netanyahu n’est pas du genre à se laisser impressionner. Et deux, dans la critique du commentaire déplacé de la Pravda.

      Nulle part il n’est écrit que Netanyahu paniquerait au point d’aller chercher d’anciens adversaires vaincus pour les mettre en première ligne à contribution. Dommage ces sur-interprétations gratuites. Cela tient du parfait contre-sens : pour escompter s’imposer auprès de Poutine, il faut être hyper-costaud et pour s’imposer face aux Arabes, il faut déjà avoir prouvé et continuer de le faire, qu’on est hyper-costaud. Deuxio si on veut 1) survivre, 2) inspirer le respect, 3) Compter sur le plan régional, et garder l’initiative, il faut montrer qu’on peut seul renverser la table. 4) Netanyahu parle de « lignes rouges ». J’écris que le temps des paroles est dépassé, c’est bon, plus de « négociations ». La prochaine phase c’est le passage à l’actions (vous allez me chercher les Jordaniens pour le faire à la place d’Israël? Vous pêchez ça où?) Il n’est pas venu dire : je vais le dire à mes nouveaux copains, pas assez solides, de me défendre… Il a à peine déjà démontré contre le Hezbollah et les avants-postes syriens, Russes présents ou pas, qu’il poursuit en ce sens. Ce n’est pas pour faire marche-arrière.

      Israël peut être fort seul. 2) Il peut aussi être fédérateur, en tout cas bien plus qu’il ne l’a été quand il se battait tous azimuts contre tous ses voisins à la fois. 3) Le cas des minorités actives est intéressant (mais pas la solution à tout dans ce contexte) : ex : indépendance kurde. Les Kurdes actuellement recrutent un nouvel « axe sunnite » : les tribus Baggara et Shaitat, par exemple, d’autres ailleurs… Dans un cas comme dans l’autres Juifs ou Kurdes sont des minorités agissantes, identitairement fortes et qui montrent la direction à suivre. Pas des groupes qui attendent d’autrui.

      Si j’étais Sunnite et inquiet de la perte de représentativité et de pouvoir de cette confession par rapport à l’autre, ce sont des pouvoirs fédérateurs comme ceux-là que j’appuierai, pour qu’ils m’aident à retrouver du peps. Le pouvoir légitime des tribus locales au sein des FDS dans l’espoir d’avoir quelque chose à dire demain, y compris contre Assad, s’il se met à me marcher sur les pieds : un contre-pouvoir à l’Est de la Syrie et dans le Sud, au Nord-Est côté Kurdistan(s), loin du pouvoir central de Damas et de la mainmise russe.

      4)Ses intérêts croisent ceux d’autres puissances régionales ou/et globales sur d’autres registres.

      Où a t-on vu qu’il est écrit que l’Egypte et la Jordanie aideront directement Israël? Je dis que Poutine a besoin de l’Egypte en Méditerranée et en Libye,notamment . ou que Gazprom lorgne sur une intégration dans les bénéfices des échanges gaziers.

      Je dis que la Jordanie est le verrou de l’Arabie Saoudite et que les Américains y sont sur-représentés. Comme ils sont auprès des Kurdes militairement.

      L’Arabie Saoudite est déjà engagée contre l’Iran, essentiellement au Yémen, puisqu’il y a un autre verrou qui ne doit pas sauter et qu’elle veut conserver le contrôle des détroits sur l’Océan Indien, la Mer d’Aden et la Mer Rouge. Ce n’est, d’ailleurs, pas forcément elle qui se bat directement, mais la « petite Sparte » des EAU, présents jusqu’en Erythrée pour colmater les dérives Houties possibles.

      Numériquement, sauf à pratiquer l’épuration ethnique, ce qui est en cours, il reste néanmoins plus de Sunnites (dans la posture du faible actuellement) que de Chiites en Syrie, à la différence de l’Irak : la fusion des deux peut permettre une recomposition, mais l’Egypte et l’Arabie Saoudite rentrent à nouveau dans la négociation des zones de déconfliction d’Homs et Damas. Le Désert syrien au Sud et jusqu’à Al Tanf reste « disputé ». Y compris les rives de l’Euphrate, où Israël, au mieux agit en sous-main, mais n’est pas directement impliqué.

      Les Kurdes n’ont pas vocation à s’en prendre directement aux Russes ou c’est vous qui prenez vraiment vos désirs pour des réalités! Et envoyez un peuple ami au suicide pour sauvegarder on ne sait quelle lointaine sécurité…

      Au mieux sont-ils dans une posture à rompre l’échine à une nouvelle alliance turco-iranienne. Dans une partie de ces conflits, les Russes ne sont qu’indirectement présents, si on menace leurs intérêts à Hmeimim, Tartous, Latakia et autour du trône d’Assad.

      Quant à l’option nucléaire ou « opération Samson » : je fais tout pêter, disons que c’est l’option du désespoir, la menace de 1973 si ça tourne très très très mal. Poutine, jusqu’à un certain point, n’est pas complètement fou et sur ce type de scénario, se réserve, comme Trump, plutôt un rôle d’arbitre, comme c’était le cas en 1956.

      Ce qui est écrit, c’est que les affrontements ne sont pas dans une sorte de duel au soleil à deux acteurs : Israël-Iran, mais précisément multipolaires, où on peut appuyer sur telle ou telle touche sensible,ailleurs, qui contrarie les intérêts des uns ou des autres et bouscule un échiquier très disputé.

      Il faut, à la fois, un pouvoir militaire et national fort, voire très fort (doctrine Begin ou Besoin de Personne en Harley), pour contenir la pression et l’affronter directement (ce que fait Netanyahu depuis 2015), et des intérêts partagés à la périphérie pour augmenter sa marge de manoeuvre et d’actions. Il n’y a pas que la doctrine Begin, qui est un versant de la pièce. Mais la capacité de tirer les ficelles en coulisses.

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