Plus près de ses frontières que la lointaine Syrie, la Russie voit poindre une autre menace sur son flanc sud-est, à partir d’un territoire bien connu, dans lequel l’URSS s’était trouvé en guerre de 1979 à 1989 : l’Afghanistan. L’offensive lancée par les talibans sur Kunduz, dans le nord-est du pays, à seulement 70 kilomètres du Tadjikistan, a motivé l’envoi par Moscou, mercredi 7 octobre, d’hélicoptères de combat russes Mi-24P et Mi-8 MTV, pour renforcer sa 201e base militaire située sur le territoire tadjik, la plus importante jusqu’ici hors de ses frontières. Cette « nouvelle unité sera déployée dans le district de Hissar (…) à 30 kilomètres de la capitale, Douchanbé », a affirmé le porte-parole de l’armée russe pour la région, le colonel Iaroslav Rochpoukine. Eclipsée par les frappes aériennes en Syrie, cette annonce pourrait constituer l’amorce d’un deuxième front contre des islamistes radicaux.

L’armée russe, en tout cas, s’y prépare. Commentant mercredi devant son état-major les entraînements grandeur nature qui ont précédé l’intervention en Syrie, le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou, a tenu à préciser qu’ils avaient été adaptés « aux tactiques des groupes de l’Etat islamique [EI] en Syrie et en Irak ainsi que des talibans en Afghanistan ». Ces exercices, qui se sont déroulés du 15 au 20 septembre dans vingt lieux différents du centre de la Russie, ont impliqué 95 000 soldats, plus de 7 000 unités blindées, 170 avions et 20 navires.

Le Monde

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1 Commentaire
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gabriel Taieb

Pas exacte, les USA ont toujours su où se situaient les camps d’entraînement et de logistique de l’EI, en effet leurs frappes aériennes ont soigneusement éviter de toucher ces centres de terrorristes car ils regroupaient aussi leurs « bons » terroristes ( Al Nosrah, Al-Qaïda, Kassem al anshar et plus ) qu’ils avaient équipés et entraînés afin de renverser le président Assad. Par contre les raids occidentaux visaient essentiellement les forces armées régulières du président syrien.