Les négociations secrètes pour mettre fin au procès de Netanyahou
Négociations secrètes pour clore le procès de Netanyahou
Alors que l’opinion publique et les médias israéliens s’agitent au rythme des déclarations politiques et des pressions internationales, un discret ballet diplomatique et judiciaire s’est récemment joué loin des regards. Des négociations confidentielles ont eu lieu ces dernières semaines dans l’objectif de mettre fin au procès pénal de Benjamin Netanyahou, Premier ministre en exercice, poursuivi dans plusieurs affaires de corruption.
Selon des révélations diffusées par Channel 12, l’avocat de Netanyahou, Me Amit Hadad, a rencontré le mois dernier l’ancien président de la Cour suprême, Aharon Barak, à son domicile de Tel-Aviv. Cette réunion, tenue à huis clos, s’est déroulée juste avant le début du contre-interrogatoire du chef du gouvernement. Y ont également participé Me Jacques Chen, avocat de l’homme d’affaires Shaul Elovitch (coaccusé dans l’affaire Bezeq), le professeur Barak Medina — connu pour son opposition à la réforme judiciaire — ainsi que l’hôte, le juge Barak.
Le cœur des échanges : une médiation pénale potentielle entre l’accusation et la défense, permettant de clore les poursuites en cours. Barak, fervent partisan d’une solution négociée, a proposé à nouveau ses services comme médiateur. Une démarche qu’il avait déjà initiée en 2022, lors d’une précédente tentative d’accord de plaidoyer avec Netanyahou.
D’après les informations recueillies, c’est Barak lui-même qui a sollicité la rencontre, marquant sa volonté d’intervenir dans un processus qui pourrait désamorcer une affaire judiciaire à fort retentissement politique. Il aurait suggéré que le procureur général, Gali Baharav-Miara, accepte d’ouvrir la voie à une médiation formelle, comme la loi israélienne le permet lorsqu’un juge à la retraite est formé à cette fin.
Pour Barak, toute résolution devrait passer par un retrait volontaire de Netanyahou de la vie politique — un parallèle étant dressé avec l’ancien Premier ministre Yitzhak Rabin, qui avait quitté ses fonctions dans l’affaire du dollar dans les années 1970. Selon l’ancien juge, seule une sortie de scène politique permettrait d’éviter l’embarras d’un procès public prolongé.
Mais la position exprimée par Me Hadad semble ferme : pas de retrait, pas de déshonneur. L’avocat a précisé que Netanyahou n’accepterait aucun accord qui impliquerait une humiliation ou une mise à l’écart de la vie politique. Pourtant, certaines déclarations du juriste ont intrigué les participants : Hadad aurait affirmé que Netanyahou défend depuis longtemps un système judiciaire fort, indépendant et impartial. Ce point, inattendu dans le contexte d’une réforme controversée soutenue par le Premier ministre, a été interprété par plusieurs observateurs comme un signal : en échange d’un abandon du procès, Netanyahou pourrait suspendre ou revoir sa réforme judiciaire.
Cette hypothèse est immédiatement rejetée par Hadad, qui nie toute intention de proposer une telle compensation. Néanmoins, cette déclaration a suffi à relancer les spéculations sur un possible compromis, où le chef du gouvernement resterait en fonction tout en apaisant les tensions institutionnelles.
Le rôle de médiateur évoqué pour Barak repose sur des dispositions légales précises : en Israël, un juge à la retraite peut être autorisé à mener une médiation dans une procédure pénale, avec l’accord des deux parties. Jusqu’ici, le bureau du procureur général s’est opposé à toute tentative de règlement amiable dans cette affaire très médiatisée, invoquant des enjeux d’intégrité judiciaire.
Pour l’instant, ces discussions restent à l’état embryonnaire. Aucun accord formel n’a été conclu, et les démarches officielles sont au point mort. Toutefois, les négociations en coulisses illustrent le climat de tension qui entoure le procès de Netanyahou, où se croisent justice, pouvoir politique et tentatives de désescalade juridique.
Qu’il aboutisse ou non, cet épisode dévoile une dimension rarement visible des grands procès politiques : les logiques de compromis, les pressions informelles, et les tractations discrètes qui peuvent, parfois, redessiner l’issue d’un affrontement judiciaire.
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Bonjour,
La décence, la reconnaissance de l’héroïsme, le respect des immenses actions pour la défense d’Israël, sont pour moi essentiels, prioritaires pour un futur prix Nobel de la paix !
Et stopper dans l’œuf les hyènes jalouses, politicardes une absolue priorité.