Les frères NACASH : la nostalgie de l’Algérie qu’il a fallu quitter cet été 62

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Il faisait beau ce jour là…On s’est pris dans les bras, on était tous là …
C’était un beau Dimanche, un Beau Dimanche d’été … Un beau Dimanche de retrouvailles … les cousins, les cousines, les amis avaient tant à se raconter … et surtout quelle joie d’être tous réunis pour célébrer l’anniversaire d ‘Alexandre, le « Cheikh », le patriarche de la famille.

Reservez vos places au 01 40 22 60 00
ou sur place au Théâtre Le Palace
8, Faubourg Montmartre – 75009 Paris
de la part de JForum
et bénéficiez d’une remise de 20 %.

Presque complet: Extension de la salle avec places à 26 euros
Venez nombreux !

En cette journée d’anniversaire, les robes tourbillonnent sous la caresse d’un vent léger, on lève son verre au ciel, on rit …On pense aussi à celui ou celle qui n’est pas là… On pose un regard attendri sur le visage de ceux qui ont grandi…qui ont vieilli…qui viennent de naître…que l’on n’a pas vu depuis longtemps…que l’on a aimé, que l’on aime…

Mais pour Alexandre, la joie a toujours le goût de la nostalgie.
Il a quitté son Algérie natale, avec son épouse et ses enfants, en plein cœur de l’été 62, sans vraiment le vouloir … Au fond de lui, il savait déjà qu’il n’y reviendrait pas …

Mais avec ses souvenirs, Alexandre a pris aussi dans ses bagages son Oud (Luth), son violon, et les milliers de notes qui constituent le « Malouf », cette musique ancestrale dont il a été l’un des grands Maitres , et qu’il a su transmettre à ses enfants , les frères Nacash .

Alexandre a quitté son Algérie natale, avec son épouse et ses enfants, en plein cœur de l’été 62, sans vraiment le vouloir…
Au fond de lui, il savait pourtant qu’il n’y reviendrait pas …
Il savait qu’il allait emporter avec lui ses souvenirs…Il savait qu’une nouvelle vie l’attendait… à Paris.
En composant « Elle imagine », où ils relatent l’histoire de leur sœur née en France, les frères Nacash ont fait rejaillir dans les yeux d’Alexandre « la chaleur immobile des villes blanches, les chagrins et les fêtes sous le soleil, les rires d’enfants dans les ruelles »

Toute l’histoire, les décors et les parfums de sa vie… et surtout ce moment où « les mains ont dit adieu » à ce pays où il n’a pas vieilli …
Les nouvelles générations imaginent …les anciennes racontent …

Mais Alexandre a pris dans ses bagages son Oud (Luth), son violon, et les milliers de notes et de mots qui constituent le « Malouf », cette musique ancestrale dont il a été l’un des grands maîtres.
A travers cette musique, il a su garder un lien sacré avec son Algérie natale et ses amis de là bas… II a su faire pleurer les hommes et danser les femmes jusqu’à l’évanouissement (le « Djoun »)… Il a su donner à chaque fête, ce goût sucré salé de la nostalgie…
Aussi en le voyant souffler les bougies, en ce beau Dimanche d’été, on savait déjà que quelques instants plus tard, il ne résisterait pas à l’envie d’inviter ses enfants et ses amis musiciens à s’installer autour de lui pour jouer un « Bashraf »…

On savait qu’il allait poser son violon entre ses genoux, que Hamdi Benani, ami de la famille, allait prendre son violon à son tour… que Claude allait être impatient de faire danser au bout de ses doigts, les notes de sa guitare… On savait que Alain, Gérard , Norbert et Marc allaient nous insuffler ce souffle lancinant que procurent les rythmes lents prêts à s’endiabler au son du « Thar », de la « Derbouka » du « Oud », de la Mandoline … On savait surtout que la fête pouvait durer jusqu’au matin …

Dans les réunions de famille il y a ceux que l’on n’a pas vus depuis longtemps, ceux que l’on aime retrouver …ou pas … et il y a parfois, aussi une ombre à la fête … un moment où l’on pense à celui où celle qui n’est pas là … Il y a toujours ce regard attendri que l’on pose sur les visages qui ont changé, les corps qui ont grandi, les gestes et le cri d’un bébé… les sourires, les promesses oubliées et celles que l’on se fait en y croyant encore plus fort…

Les « NACASH » seront en concert au Palace le 5 juin 2012

Reservez vos places au 01 40 22 60 00
ou sur place au Théâtre Le Palace
8, Faubourg Montmartre – 75009 Paris
de la part de JForum
et bénéficiez d’une remise de 20 %.

Presque complet: Extension de la salle avec places à 26 euros
Venez nombreux !

Dans l’Album des frères Nacash, on retrouve précisément tous ces instants de vie … Avec tendresse et émotion , les musiques se mêlent aux mots pour nous donner plus que des chansons … des moments .
« Un beau Dimanche d’été »… Le temps des retrouvailles … ces petits instants de bonheur volés, autour d’un gâteau d’anniversaire…
« Va vers le bonheur » … Un père qui voit sa fille grandir…Elle va bientôt vivre sa propre vie … Il lui lâche la main, mais ne sera jamais loin …
« Elle imagine » … On retrouve l’histoire de ceux et celles qui sont nés ici … qui n’ont pas connu le pays où ils auraient pu naître … l’histoire de leur sœur née à Paris…
Une version où Enrico Macias a fait l’amitié de poser sa voix avec sensibilité …
Avec les frères Nacash, il partage les mêmes origines, la même histoire, les mêmes élans musicaux, à travers le « malouf » notamment … Un moment de bonheur !

Dans « Cheim’s el aachia », le rythme de la musique se fond à celui des mots …On aimerait parfois que le soleil d’après midi entre doucement dans la maison…
Il y a des moments de la vie où « l’on peut s’aimer…ne plus s’aimer … et puis un jour se retrouver ».

« Vendredi »… On y rencontre le ton d’une prière du Chabath ( Echet ‘ Hayil )) , une véritable ode à la femme , une histoire d’amour … le Chabath, avec ses coutumes, ses bruits, ses senteurs et ses goûts transmis de générations en générations est en effet un ciment familial essentiel. La femme y tient une place privilégiée.

Avec « La Fiancée de Cordoue » on plonge dans un morceau traditionnel… Une valse où les fiançailles prennent le parfum de l’Andalousie.
La maman des frères Nacash, Eugénie, n’a plus vingt ans depuis longtemps, comme dit la chanson …
Chaque fois que l’un d’entre eux, ou que leur sœur Martine vient l’embrasser, Eugénie sait qu’ils auront caché derrière eux « son p’tit éclair au chocolat » qu’elle aime tant… Leur sœur chante cette chanson avec la simplicité de la tendresse.

« On est restés des amis » et « Ouech edanni » sont le symbole d’une promesse faite par Claude Nacash & Hamdi Benani à Alexandre… celle de rester des amis malgré le temps, la distance et les différences … celle de faire de la musique un pont éternel entre les communautés…

« Imma » est un message d’amour, d’enfants à leur mère, une chanson chantée en hébreu et en français où la joie est à chaque note.

« Viens danser » … Le beau dimanche d’été touche à sa fin … Eugénie a enlevé ses chaussures, elle se laisse « valsée » par son mari, comme s’ils avaient 20 ans…
C’est le bonheur d’être là, entouré par les siens … Les musiciens, jouent aux éternels amoureux, des airs anciens.

Hélène et Emile Rajchszajd avaient 5 et 8 ans « Avant tout ça », avant que la folie des hommes ne les mène vers le vide … Ils aimaient jouer et courir dans les clairières… leurs parents voulaient qu’ils soient simplement heureux …Un matin de l’été 42 ils partiront dans la rafle du Vel d’Hiv…

Chacun ne rêve que d’ « Un coin de terre » … Comment peut on imaginer l’avenir des peuples autrement … la paix est au bout de ce chemin…

« Y’a des jours comme ça » … Une chanson où la mélancolie porte des rires à sa fenêtre !

Alors qu’ils ont collaboré à de nombreux Albums , été n° 1 avec « Dieu m’a donné la Foi » , « Modern times » et Hélène Segara … alors qu’ils ont découvert Yaël Naïm et composé pour Chimène Badi , revisité avec succès « hasta Siempre, Che Guevara » et qu’ils montent pour le printemps 2012 au Canada , une fresque musicale autour de l’œuvre et la vie de Charlie Chaplin … les frères Nacash ont eu envie de nous offrir cet Album, avec l’élégance et la simplicité que procure …le Plaisir.

Dans cet Album, se reflètent les couleurs de leurs traditions… Un mélange de cultures Judeo-Arabo-Chrétienne … Se reflète aussi le symbole de la transmission à travers les générations …

Un Album où la nostalgie a le parfum de l’espoir et de la joie … Il se termine par « Ya des jours , des jours comme ça , on se réveille avec un cœur si bas »« Si tu savais les arcs en ciel qui naissent après la pluie »

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