Les couleurs et leurs secrets dans le judaïsme

1
435

Les couleurs et leurs secrets dans le judaïsme

 

Ce shabbat sera lue la section de Vayeshev et c’est parce qu’il est question de cette tunique bigarrée de couleurs diverses que je joins une petite étude sur les couleurs dans le judaïsme.

Au stade où sera relaté l’édification du mishkan, nous apprendrons aussi que le Tahash dont la peau sera tendue dans le mishkan est une peau bigarrée de couleurs diverses. Les couleurs ont ainsi une influence sur notre santé – rappelez vous les conseils de nutritionnistes de consommer des légumes et des fruits de couleurs diverses- mais aussi dans d’autres domaines.

Le monde dans lequel nous évoluons est très attrayant par l’infinité de couleurs et de nuances qui nous entourent imaginons un monde en noir et blanc même si nous imaginons toutes les nuances de noirs et de blancs et de gris, le monde serait un peu terne.

Les trois couleurs de base sont le bleu, le rouge et le jaune avec deux couleurs neutres : le blanc et le noir. Plus on mêlera de blanc à une couleur et plus elle apparaîtra claire alors que plus on ajoutera de noir et plus la couleur foncera.

En prenant les couleurs fondamentales et en les mélangeant deux à deux nous obtiendrons de nombreuses autres teintes : bleu et rouge = violet ; rouge et jaune = orange ; bleu et jaune = vert etc…. ainsi nous obtiendrons des couleurs primaires, des secondaires, des neutres etc… Et nous avons aussi les couleurs métalliques qui sont l’argent, l’or et le cuivre.

Notre perception des couleurs dans leur diversité dépend de la capacité physique de chacune d’elles de capter ou renvoyer la lumière en tout ou partie. Par exemple, le noir ne renvoie rien et sera assimilé à l’égoïsme qui capte et garde tout par devers lui, au contraire du blanc qui capte et renvoie toute la lumière dans son intégralité. Ce principe est le même que celui du prisme solaire sur l’arc-en-ciel qui offre à l’œil humain sept couleurs dont trois sont les fondamentales ou couleurs de base.

Dans la section de « Bereshit », de la création du monde, la Torah enseigne qu’au début il n’y avait pas de lumière puisque D. dit que la lumière soit et la lumière fut. Rabbi Itshak Louria Ashkenazi surnommé le Ari zal a écrit que la lumière infinie se rapproche de la notion de divinité, et qu’au commencement, la clarté infinie et aveuglante envahissait tout ce qui est l’univers.

D. remplissait tout l’univers et l’on peut s’interroger : pour quelle raison D. tenait-IL tant à créer l’homme car, pour pouvoir permettre à la créature humaine d’évoluer sur la planète et de profiter de tout ce que D. a créé pour lui et ses descendants, D. a dû réduire Son propre espace. IL a été contraint de constater tous les manquements de toutes ces créatures qui ne peuvent en aucun cas résister à la lumière si intense de la divinité.

Rabbi Moshé Cordovéro montre que les couleurs ont des propriétés qui se rattachent au corps d’après l’arbre séphirotique.

Ainsi que nous pourrons le voir sur les figures jointes, le schéma corporel s’adapte parfaitement à l’arbre séphirotique et le concept du maguen david suit la même construction.

L’arbre séphirotique est appelé également arbre de vie ou « etz hahayim » en hébreu. Il représente l’homme debout, bien droit et les jambes légèrement fléchies.

Il est important de préciser que l’arbre séphirotique comporte 10 « sphères ». Il existe une onzième sphère de: DAAT qui s’efface devant la « séphira » de KETER. Cette remarque est faite uniquement pour signifier que si « daat » apparaît et pas « keter », il ne s’agit pas ici d’une erreur mais d’une volonté de l’auteur d’apporter un éclairage particulier à son étude.

 

A propos de la figure des couleurs, il est nécessaire de donner certaines explications : au niveau des bras, trois couleurs figurent et le sens de la lecture est ainsi : il faut considérer l’axe central comme le corps lui-même et, en conséquence : l’épaule, puis le bras et l’avant-bras avec la main.

Les couleurs du côté gauche sont le rose pour l’épaule, l’or pour le bras et le rouge pour l’avant-bras et la main et, pour le côté droit : le blanc légèrement teinté pour l’épaule, l’argent pour le bras et le bleu ciel pour l’avant-bras et la main. Le concept est que la gauche représente la force et la violence (le rouge, et l’or représente l’attribut de justice) alors que la droite représente, la douceur, la bonté et la miséricorde (le bleu et l’argent qui est l’attribut de miséricorde).

C’est la raison pour laquelle lorsque l’homme (ou la femme) prie, la main droite doit recouvrir la main gauche de manière à ce que la Miséricorde l’emporte sur la Rigueur. C’est aussi pour cela que l’homme pieux s’efforcera de faire le kidoush sur une coupe en argent.

Ce schéma de l’arbre de vie dans lequel s’inscrit le corps humain en parallèle avec les quatre niveaux de spiritualité de la création se retrouve telle une signature génétique dans la moindre parcelle de notre organisme et de la nature.

Les couleurs dont l’homme se vêt ont également une influence non seulement sur sa personnalité mais encore sur son organisme. Ainsi, lorsque le Cohen Gadol – le Grand Prêtre au Temple – se vêtissait tout de blanc le jour de Kippour, il agissait ainsi pour attirer sur lui, notamment, tout le hessed possible.

C’est pour cela, qu’après avoir envoyé le bouc émissaire, le fil écarlate qui était attaché sur les colonnes du Temple devenait blanc en signe de pardon, de réconciliation. Lors des guerres, quelqu’un brandissant un drapeau blanc signifie sa volonté de faire la paix.

Quelqu’un qui s’habille entièrement de noir, agit ainsi pour ne pas attirer l’attention mais aussi et surtout pour ne pas se laisser distraire et pour se concentrer sur ce qu’il étudie ou sur ce qu’il fait.

Lorsque le Juif met ses tefiline, il a, avec les deux lanières qui entourent sa tête et qui retombent des deux côtés de son corps, une source de bienfaits qui retombe sur lui. Il revêt le talith blanc qui capte ces bienfaits et le noir des tefiline lui permet de les conserver pour sa propre personne.

Le vert symbolise le renouveau ou le recommencement, c’est pour cela qu’au printemps les bourgeons sont verts et que l’herbe qui repousse est verte pour prendre d’autres couleurs par la suite.

Le Ari zal, considère que le corps humain se nourrit de ce qu’il absorbe et que les couleurs de ces aliments ont une influence certaine sur le comportement de l’être humain et surtout sur son esprit.

Si, par exemple dit-il, il est interdit de manger de la viande et de cuire cette viande dans du lait ou de boire du lait avec, c’est, entre autres parce qu’il s’agit de deux extrêmes qui peuvent exister dans le monde animal ou dans le monde végétal.

Par exemple : le sang et le jus de la vigne (le vin) sont de couleur rouge, l’un provenant de l’animal l’autre provenant de la flore cependant, tous deux engendrent la violence.

Chacune des couleurs a un rôle et, c’est pour cette raison que dans le monde entier, l’on prône la consommation quotidienne de légumes de couleurs différentes:
BLANC : Pureté, propreté, ascension vers des sommets spirituels, amour gratuit sans limite, le shalom et, sur le plan végétal, les légumes blancs aident à purifier le corps comme l’ail, l’oignon etc…..

ROUGE : Chaleur, amour, mais aussi, violence, colère, effervescence, stress, augmente la tension sanguine. Sur le plan végétal, les légumes rouges aident à veiller à un bon équilibre entre les globules rouges et les blancs.

BLEU : Couleur froide qui apaise, calme, soulage les tensions morales, mentales, et éloigne les pensées négatives.

JAUNE : Couleur qui illustre la lumière, la joie, donne de l’entrain et donne un certain équilibre. Les légumes de couleur jaune sont efficaces pour améliorer la vue.

VERT : Permet une meilleure santé physique et mentale et permet à l’homme de se ressourcer. Le vert est la chlorophylle qui nettoie l’air du gaz carbonique qu’il contient ; les légumes verts permettent à l’organisme de se purifier et de lutter contre les maladies.

ORANGE : Composée de rouge et de jaune, cette couleur permet de lutter contre la violence et la colère grâce au jaune les légumes de couleur orange sont essentiels pour la bonne santé de la peau.

VIOLET : La couleur qui atteint des sommets sur le plan spirituel aiguise les facultés intellectuelles et la possibilité de se connecter à des sciences ésotériques.

Un scientifique a voulu mener une expérience avec un appareil photos à infrarouge et avec un appareil à ultraviolets et les résultats ont été saisissants : chacun de nous possède une aura différente mais, lorsque quelqu’un revêt son talith et ses tefiline et qu’il prie et/ou étudie, cette aura est perceptible en couleurs allant du blanc au bleu/violet selon les différents niveaux spirituels de chaque être. Il est rapporté que lorsque de très grands tsadikim étudiaient, on pouvait distinguer une aura blanche presque du même blanc que celui de la séphira KETER !!!

Caroline Elishéva REBOUH

1 COMMENT

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.