Le silence tue en Iran. 96 femmes exécutées sous la présidence de Rohani.

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Ce nombre élevé de victimes est donné à partir de documents publiés par la presse officielle iranienne.

Les militants des droits humains et des sources privées en contact avec la Résistance iranienne confirment que ce chiffre est sous évalué.La réalité est plus tragique,les exécutions sont entourées du plus grand secret.

Les bourreaux savent seuls la vérité, mais leur vie est menacée au premier écart de langage.

Selon la Commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne,Sahar Khodayari est morte à l’hôpital le lundi 9 septembre 2019.Elle a choisi de s’immoler par le feu devant un tribunal de Téhéran.La mise en terre a eu lieu à Qom entourée de mesures de sécurité draconiennes sans que la famille en soit informée.Les autorités ont ordonné à la famille de ne pas parler aux médias de l’heure du décès de leur fille et de la manière dont elle a été enterrée.

Le délit mortel de Sahar Khodayari,29 ans, diplômée en traduction anglaise,a été de se déguiser et d’avoir tenté d’entrer dans le stade Azadi le 12 mars 2019 pour assister au match de football entre les équipes Esteghlal et Al-Eiyn.

Lorsque les forces de sécurité ont voulu la fouiller,elle a dû avouer qu’elle était une fille et elle a été  immédiatement arrêtée et enfermée à la prison de Qarchak.

Comme sa famille n’était pas en mesure de payer une forte caution en dollars pour la faire libérer, il lui a été signalé qu’elle resterait dans cette lugubre prison pour femmes jusqu’au 16 mars 2019.

La détention l’avait bouleversée,elle était terrifiée,victime d’un choc émotionnel violent.

Le lundi 2 septembre 2019,après s’être adressée pour la dernière fois au tribunal pour tenter sans succès de récupérer quelques affaires personnelles comme son téléphone portable,elle a appris qu’elle devait passer six mois de plus en prison.

Prise de panique à l’idée de se retrouver dans les conditions de sa détention,elle est sortie du palais de justice en criant, puis elle s’est immolée par le feu.

Brûlée au troisième degré sur 90 % du corps, en particulier aux poumons,Sahar Khodayari a été hospitalisée à l’hôpital Motahari.Les médecins n’avaient aucun espoir de la sauver.

Pendant son séjour à l’hôpital,les journalistes n’ont pas été autorisés à entrer pour s’enquérir de son cas,on leur a affirmé qu’il s’agissait d’un ”problème de sécurité”.

S’adressant au journal Shahrvand, M. Khodayari a déclaré que sa fille était ”une jeune femme simple,elle aimait le football et l’équipe Esteghlal.C’était la première fois qu’elle essayait d’entrer dans un stade”.

La Commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne a révélé que la peine de mort a été finalisée pour deux femmes en Iran, dans les villes de Khoy et Ispahan et deux autres femmes ont été exécutées fin septembre, dans les villes de Sanandaj et Téhéran.

L’un des signes de la montée de la répression des femmes en Iran et de l’accélération des exécutions,est le nombre de femmes pendues ces derniers mois.Huit Iraniennes ont été exécutées sur une période d’un peu plus de trois mois.

Les femmes en Iran acceptent difficilement de baisser la tête devant le régime des Mollahs qui  fait d’elles,des citoyens de seconde zone,aux droits et à la liberté limités.Certaines parmi les plus courageuses s’opposent et se confrontent ouvertement aux représentants du régime.

Ainsi la prisonnière politique Atena Daemi a envoyé une lettre ouverte depuis la prison d’Evine à l’occasion de l’anniversaire des exécutions des prisonniers politiques kurdes Zaniar Moradi,Loghman Moradi et Ramin Hossein Panahi,soulignant ainsi son opposition à la peine de mort.

Pour avoir osé protester contre les exécutions des trois prisonniers politiques kurdes,Atena Daemi a été condamnée à trois ans et sept mois d’emprisonnement supplémentaires.

Dans une partie de sa lettre,elle a évoqué sa nouvelle peine en écrivant ”Quel honneur de recevoir une nouvelle peine de prison pour mon opposition à la peine de mort et pour avoir ainsi défendu une vie humaine”.

5 COMMENTS

  1. Cette racaille de dictateur tyrans de mollahs va être tot ou tard éradiquer il y a pas d’autre solution que de décapiter cette dictature barbare du moyen âge le plus vite possible sera le mieux pour les libertés de tout un chacun faut agir vite “logique hum

  2. Ce sont vraiment des crevures ces musulmans, tous sans exception, l’on pense avoir des amis et c’est un coup de couteau dans le dos. Merde alors !

  3. Ce sont vraiment des crevures ces musulmans, tous sans exception, l’on pense avoir des amis et c’est un coup de couteau dans le dos.

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