Tzachi Hanegbi, représentant du gouvernement, répond aux préoccupations des citoyens israéliens
Tzachi Hanegbi, le chef de l’état-major de la sécurité nationale, a marqué un moment important en répondant aux questions des citoyens israéliens lors d’une conférence de presse, devenant ainsi le premier membre du gouvernement à le faire depuis le début de la guerre en cours. Cette décision a pris de court de nombreux observateurs, car le Premier ministre Benjamin Netanyahu et d’autres membres de son gouvernement avaient évité de s’exprimer publiquement sur ces sujets jusqu’à présent.
Hanegbi a abordé plusieurs questions brûlantes lors de la conférence de presse. Tout d’abord, il a été interrogé sur une déclaration qu’il avait faite six jours avant le début de la guerre, dans laquelle il affirmait que le Hamas était pacifié après l’opération « Mur de protection » et n’avait pas tiré sur Israël au cours des 15 années suivantes. Hanegbi a admis que cette évaluation s’était avérée incorrecte, soulignant que le Hamas avait repris ses hostilités au cours des deux dernières années.
Une deuxième question importante portait sur les avertissements présumés de l’Égypte concernant les intentions du Hamas. Plusieurs sources indépendantes avaient suggéré que le gouvernement israélien avait été informé de ces avertissements, mais Hanegbi a catégoriquement nié que de tels avertissements aient jamais été reçus. Il a qualifié de malentendu les informations selon lesquelles un député américain avait évoqué ces avertissements, affirmant que cette personne n’était pas au fait des faits.
Interrogé sur l’échec du gouvernement et les responsabilités qui en découlent, Hanegbi a proposé de reporter ces questions jusqu’à la fin de la guerre.
En ce qui concerne les efforts et les négociations internationaux visant à libérer les otages, Hanegbi a affirmé qu’Israël ne pouvait pas négocier avec un ennemi qu’il avait juré de détruire. Il a refusé de confirmer ou d’infirmer les informations faisant état de contacts avec le Qatar sur cette question. Cette réponse a suscité l’indignation des familles des otages.
La chef du parti travailliste, Meirav Michaeli, a appelé Hanegbi à remettre ses fonctions à quelqu’un qui pourrait trouver une solution pour ramener les otages chez eux. Elle a souligné que, compte tenu des échecs du gouvernement, il s’agissait de la première responsabilité du gouvernement envers les citoyens israéliens.
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