Le gouvernement israélien s’attaque à l’énigme du projet haredi.
Une nouvelle proposition vise à remédier aux exemptions militaires quasi générales pour les Juifs ultra-orthodoxes.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a convoqué une réunion dimanche pour aborder un problème de longue date concernant l’incorporation de Juifs ultra-orthodoxes dans les Forces de défense israéliennes.
La législation en cours de rédaction abaisserait l’âge auquel les hommes juifs ultra-orthodoxes, ou haredi , doivent bénéficier d’ajournements de servir dans l’armée, et augmenterait considérablement le salaire des soldats combattants. L’initiative réduirait également la durée de service des soldats occupant des postes jugés moins essentiels.
La réunion de dimanche a réuni le ministre de la Défense Yoav Gallant, le ministre des Finances Bezalel Smotrich et le ministre de la Justice Yariv Levin, entre autres.
Alors que les Israéliens sont généralement enrôlés dans l’armée à l’âge de 18 ans, la plupart des hommes haredi continuent de bénéficier d’exemptions de service jusqu’à ce qu’ils atteignent la limite d’âge de 26 ans. Pour ce faire, ils restent dans des yeshivas jusque-là. En abaissant la limite d’âge à 23 ans, le gouvernement espère inciter les haredim à entrer plus tôt sur le marché du travail.
La question des exemptions militaires haredi est depuis longtemps un point de discorde en Israël, les opposants à cette pratique affirmant qu’elle impose un fardeau lourd et injuste au reste de la population et décourage les membres de la communauté ultra-orthodoxe de travailler.
Deux partis haredi , Shas et United Torah Judaism, font partie de la coalition gouvernementale de Netanyahu, et ils ont exigé que le projet de loi lié soit adopté le mois prochain avant l’approbation du budget de l’État.
Pendant des décennies, les Israéliens ultra-orthodoxes ont reçu des exemptions quasi générales du service national, mais en 2012, la Cour suprême a invalidé la loi autorisant cet arrangement. Une nouvelle loi par la suite a également été annulée par le tribunal en 2017.
Depuis lors, les ministres de la Défense ont reçu plus d’une douzaine de prolongations de la part du tribunal, le gouvernement n’ayant pas réussi à adopter de législation.
La prolongation actuelle expire le 31 juillet.
Source : jns.org
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