La crise des retours en Israël : Le déclin des Israéliens qui reviennent au pays
Une diminution significative du nombre d’Israéliens qui choisissent de retourner en Israël inquiète les responsables académiques et industriels. Selon les données du ministère de l’Immigration et de l’Intégration, le retour d’anciens Israéliens a chuté de 52 % au premier semestre de 2023 par rapport à la même période en 2022. Cette baisse a entraîné une perte estimée à 1 400 résidents de retour pour Israël.
Ces chiffres sont préoccupants car les Israéliens qui reviennent contribuent fortement à l’économie nationale, en particulier dans le domaine de la technologie de pointe. Des études ont révélé que leur contribution au PIB est près de cinq fois supérieure à la contribution moyenne par habitant en Israël. Traditionnellement, environ 40 % des rapatriés viennent des États-Unis, tandis que les autres sont dispersés dans divers pays. Environ 70 % des résidents de retour effectuent leur retour dans la seconde moitié de l’année, après la fin de l’année scolaire, ce qui rend les mois à venir cruciaux pour évaluer la situation en 2023.
Selon une étude de l’association Science Abroad, la plupart des rapatriés s’intègrent dans le milieu universitaire et hospitalier, tandis que 30 % trouvent leur place dans des entreprises privées liées à leur domaine d’études. Certains optent même pour les deux secteurs simultanément. Le désir de proximité avec la famille et les amis, de donner à leurs enfants une éducation israélienne et un sentiment d’appartenance à la société israélienne sont parmi les principales motivations pour revenir au pays.
Cependant, des témoignages personnels et des réponses négatives à des offres de recherche prestigieuses montrent que de nombreux chercheurs post-doctorants à l’étranger demandent un délai d’un an pour réfléchir avant de revenir en Israël. Certains citent l’instabilité politique et sociale comme raison de leur hésitation à rentrer. Ce phénomène pourrait avoir des conséquences néfastes à long terme pour l’économie israélienne, notamment en ce qui concerne la recherche, l’entrepreneuriat et le développement des étudiants pour les générations futures.
Les retours en Israël étant devenus moins fréquents, le pays risque de perdre un potentiel de PIB considérable. Les estimations de Science Abroad indiquent que sur une carrière de 30 ans, l’État pourrait perdre 2,4 milliards de NIS (Nouveau Shekel israélien) en raison du départ de scientifiques qui ne reviennent pas. Il s’agit là de chiffres antérieurs à la récente baisse du nombre de rapatriés.
Cette tendance à la baisse est également liée à la réforme du système judiciaire en Israël, qui a suscité des inquiétudes chez les chercheurs quant à la stabilité politique et légale du pays. La prise en compte de cette situation est devenue une priorité pour le gouvernement israélien, qui a mis en place divers programmes pour encourager les scientifiques à revenir dans le pays.
Il est essentiel que les autorités israéliennes réfléchissent aux mesures à prendre pour attirer de nouveau les talents et les compétences dans le pays. Le développement de l’innovation, de la recherche et de la technologie dépend en grande partie de l’implication de chercheurs qualifiés et motivés. Pour garantir un avenir prospère pour l’économie israélienne, une solution devra être trouvée pour inverser cette tendance à la baisse des retours en Israël.
Jforum.
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Si l’on sait bien compter, 2,4 milliards sur 30 ans cela fait 80 millions de nis par an, c-à-d ~ 20 millions d’€ par an. Pas beaucoup en fait ! Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin, vu qu’absolument personne ne sait comment les choses évoluent en 30 ans. Allons-y dans le délire, en 300 ans cela fait 24 milliards !
Qu’ils reconnaissent les diplomes étrangers pour commencer. Et qu’ils s’habituent à un niveau de vie moins élevé.
Peut-être que je me trompe mais, si vous n’êtes pas un homonyme, nous étions voisins de pallier avenue Marcelin Berthelot ?!
Bien sûr ce n’est pas mon vrai nom. Mais sur WhatsApp, si vous habitiez bien avenue Marcelin Berthelot au 2e étage, alors je vous confirmerai mon nom, voisin de palier.