Foyer mortel de hantavirus sur un navire de croisière : combien de personnes reste-t-il à bord ?
Un navire de croisière, possible foyer d’infection à hantavirus ayant fait trois morts à bord, est resté ce lundi dans l’incertitude quant à son lieu d’accostage. Refusé au port de Praia, la capitale du Cap-Vert, il pourrait se diriger vers l’archipel espagnol des Canaries.
La situation reste confuse. Ce lundi, un navire de croisière s’est vu refuser son accostage au port de Praia, la capitale du Cap-Vert. Celui-ci serait le foyer d’infection à hantavirus une maladie généralement transmise à l’homme par les rongeurs, qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu.
Pour rappel, il y a actuellement 149 personnes à bord du navire, 88 passagers et 61 membres d’équipage et de 23 nationalités, selon le croisiériste.
Parmi les passagers, les plus nombreux sont les Britanniques (19), les Américains (17) et les Espagnols (13). Il y a également, entre autres, cinq Français. Au sein de l’équipage, les nationalités les plus représentées sont les Philippins (38) et les Ukrainiens (5).
Qui sont les victimes ?
Trois personnes sont mortes sur le navire, qui pourrait se diriger vers l’archipel espagnol des Canaries. C’est un passager néerlandais de 70 ans qui a le premier présenté des symptômes. Il est décédé le 11 avril à bord du navire sans que la cause de sa mort puisse être déterminée sur place, selon l’opérateur Oceanwide Expeditions.
Le 24 avril, son corps a été débarqué à Sainte-Hélène, territoire britannique de l’Atlantique sud, «accompagné par son épouse», une Néerlandaise âgée de 69 ans, qui est ensuite tombée malade, a précisé l’opérateur. Elle a été évacuée vers l’Afrique du Sud et y est décédée à une date indéterminée dans un hôpital de Johannesburg, selon les autorités sud-africaines. Le croisiériste a appris son décès le 27 avril. Le 2 mai, un ressortissant allemand est décédé à bord.
La cause de ces trois décès n’a pas encore été formellement établie, mais «des investigations approfondies sont en cours, notamment des analyses de laboratoire complémentaires et des enquêtes épidémiologiques», selon l’OMS.
Comment les virus se transmettent-ils ?
Les hantavirus se transmettent à l’être humain par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés (souris, rats…) qui excrètent le virus par la salive, l’urine et les excréments. Une morsure, un contact avec ces rongeurs ou leurs déjections ainsi que l’inhalation de poussière contaminée peuvent provoquer une infection.
Les deux maladies les plus communes causées par une infection à hantavirus sont le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), que l’on retrouve sur le continent américain, et la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR), présente surtout en Europe et en Asie. Il existe de nombreux types d’hantavirus, qui se distinguent par leur répartition géographique et leur tableau clinique.
Selon l’Institut Pasteur, «la transmission interhumaine est rare et n’a été décrite que dans le cas d’infection par l’hantavirus Andes en Argentine», selon l’Institut Pasteur, centre de recherche français à la pointe de la lutte contre les maladies infectieuses.
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