Syrien, Januar 2017 - "Arab Steel Factory" vom Warlord Mohammad Jaber, General und Gründer der umstrittenen Desert Hawks Miliz mit Sitz in Latakia. In der Fabrik werden die Fahrzeuge seiner Truppe gewartet. Panzer der Miliz.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’est rendu à Moscou jeudi pour obtenir du président russe Vladimir Poutine que la présence de son pays en Syrie contribue à aider Israël à bloquer les velléités de l’Iran qui voudrait profiter du chaos ambiant pour s’implanter de façon durable sur la frontière nord d’Israël.

Jusqu’à présent, le gouvernement israélien est resté relativement calme face aux développements du conflit qui fait rage depuis six ans dans la Syrie voisine, agissant militairement seulement quand sa sécurité est menacée. Mais maintenant, alors que le président syrien Bashar al-Assad  bénéficie de l’alliance stratégique entre la Russie et l’Iran, l’influence croissante de Téhéran dans toute la région alarme Israël.

Au début de sa rencontre avec Poutine, Netanyahou a pointé les progrès significatifs, réalisés par la Russie et d’autres acteurs de la région, dans la lutte contre les groupes militants islamistes, y compris l’Etat islamique et Al-Qaïda. Il a toutefois ajouté que «la victoire sur le terrorisme de Daesh, ne doit pas avoir pour conséquence, une recrudescence du terrorisme iranien et ses supplétifs. Nous ne voulons pas changer un terrorisme contre un autre terrorisme.

A l’issue de la réunion, Netanyahou a publié une déclaration dans laquelle il a dit: «J’ai dit clairement qu’en ce qui concerne la Syrie, Israël ne s’oppose pas à ce qu’il y ait un accord. Nous nous opposons fermement à ce que cela soit la porte ouverte pour que l’Iran et ses mandataires Militaires en Syrie, restent ici, dans le cadre d’un tel accord. « 

Bien que la Russie n’approuve pas certains des objectifs stratégiques de l’Iran, dans une Syrie d’après-guerre, on ne sait pas jusqu’à quel point Poutine irait soutenir toute intervention israélienne pour empêcher l’Iran de construire une sphère d’influence de Téhéran au Liban, via la Syrie et l’Irak.

« La Syrie est à la croisée des chemins en ce moment. D’un côté, il y a un cessez-le-feu qui semble se profiler qui maintiendrait Assad au pouvoir dans la mesure où il a réussi à reprendre le contrôle de certaines parties de son pays. Israël est inquiet que l’Iran et ses proxies obtiennent une part du gâteau et ne s’implantent durablement en Syrie « , a déclaré le ministre israélien Tzachi Hanegbi, un proche allié de Netanyahou.

Depuis que la Russie a pénétré sur le territoire syrien il y a deux ans, Israël a souligné à plusieurs reprises à Poutine qu’elles étaient ses lignes rouges concernant l’Iran et les groupes qu’il soutient – le Hezbollah libanais et d’autres milices chiites impliquées dans les combats en Syrie. Netanyahou s’est rendu à Moscou quatre fois au cours des 18 mois passés, et les deux parties ont conclu des accords de coopération visant à prévenir d’éventuels affrontements entre leurs avions de guerre dans l’espace aérien syrien. Cependant, Hanegbi a déclaré qu’Israël estime qu’il est temps de se concentrer sur l’avenir.

Dans ses déclarations officielles, Moscou n’a pas voulu faire des prédictions sur ce qui se passerait lorsque le conflit prendrait fin en Syrie, avec l’accumulation des moyens militaires Iraniens déployés dans la région.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov, dans une interview accordée dimanche au journal al-Hayat, cité par l’agence de presse Interfax, a déclaré que toute décision concernant le retrait des forces iraniennes dépendrait des dirigeants syriens.

« Les autorités légales qui seront légitimement à la tête de la Syrie seront celles qui auront le droit d’exiger le retrait de toutes les puissances étrangères du pays », a déclaré M. Bogdanov.

Cette position officielle reflète la réalité, qui est que Poutine n’a ni la capacité ni l’intention d’exclure l’Iran d’un règlement en Syrie, dans la mesure où le rôle de l’Iran dans le soutien à Assad dépasse de loin celui de la Russie, a déclaré Vladimir Frolov, un analyste de politique étrangère basé à Moscou.

Au cours de la guerre en Syrie, l’Iran a fourni des milliards de dollars pour renforcer le régime d’Assad et a contribué en grande partie à son maintien au pouvoir, en soutenant l’armée syrienne, grâce à des milices chiites recrutées dans la région et ailleurs.

De fait, l’Iran s’est considérablement implanté dans toute la Syrie, ce qui lui donne un nouvel avantage stratégique dans tout conflit futur avec Israël. Des membres du Corps des Gardiens de la révolution iranienne, sont maintenant présents le long de la ligne de cessez-le-feu de 1967 avec Israël dans les hauteurs du Golan, les mettant directement en face des troupes israéliennes et ce, pour la première fois.

Rien que le Hezbollah, qui dispose entre 6 000 et 8 000 combattants en Syrie, est considérablement actif dans le Golan. Mercredi, une milice chiite iranienne d’Irak, le Hezbollah al-Nujaba, a annoncé avoir créé une nouvelle unité, la Brigade de libération du Golan, dédiée à la libération des hauteurs du Golan occupées par Israël depuis 1967. La réaction Russe à cet évènement laisse perplexe ; « Si le gouvernement syrien le demande, nous sommes prêts à prendre des mesures pour libérer le Golan », a déclaré l’agence de presse iranienne Tasnim, citant un porte-parole.

De plus, on pense que l’Iran a déployé des missiles en Syrie capables d’atteindre profondément le territoire israélien. Or, Poutine, qui a fait du soutien à Assad une pierre angulaire de sa politique, ne serait probablement pas disposé à soutenir une véritable incursion israélienne. « Compte tenu de tout cela, il est difficile de savoir ce que Poutine pourrait promettre à Netanyahou », a déclaré Frolov. « Il pourrait, et probablement, promettra beaucoup, mais ne sera pas en mesure de tenir ses promesses.

Eglash reported from Jerusalem. Liz Sly in Beirut contributed to this report. Washington Post

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