La Russie et Israël signent un accord de coopération cinématographique. Est-ce bien raisonnable ?
Alors que les sociétés cinématographiques internationales se retirent de Russie depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022, un accord de coopération cinématographique entre la Russie et Israël suscite la controverse. L’ambassadeur d’Israël en Russie, Alexandre Ben Zvi, a récemment signé cet accord avec la ministre russe de la Culture, Olga Lyubimova, dans le but de promouvoir la collaboration entre les cinéastes des deux pays.
Les négociations pour cet accord ont été en cours pendant près de 15 ans, depuis leur initiation par Israël en 2009. Cependant, sa signature intervient dans un contexte international tendu en raison de la guerre en Ukraine.
Selon Olga Lyubimova, cet accord ouvre la voie à des échanges d’expériences entre les professionnels du cinéma russe et israélien, ainsi qu’à la possibilité de créer des films en collaboration et de travailler avec des archives cinématographiques. Elle a également exprimé l’espoir de voir les cinéastes israéliens participer aux festivals de films internationaux en Russie et à des débats publics. Enfin, elle a mentionné l’expansion prévue des capacités de distribution des films issus de cette coopération.
Alexandre Ben Zvi a salué cet accord en soulignant le potentiel de collaboration cinématographique entre les deux pays. Il a déclaré que les producteurs étaient enthousiastes à l’idée de partager leurs expériences et que les films israéliens étaient reconnus pour leur qualité. Il a également exprimé l’espoir que le public russe apprécierait ces productions conjointes.
Cependant, la signature de cet accord n’a pas été sans controverse. Anna Zharova, co-fondatrice et PDG de l’Alliance israélo-ukrainienne, a exprimé son indignation sur Facebook, se demandant si les ministères de la Culture et des Affaires étrangères d’Israël avaient « perdu la tête ». Elle a critiqué le fait que cet accord ait été signé en pleine guerre entre la Russie et l’Ukraine, qualifiant la Russie de « pays terroriste au régime dictatorial ». Elle a appelé à la suspension de cet accord, estimant qu’il était inopportun compte tenu du contexte international.
La guerre en Ukraine a conduit à un boycott international de l’industrie du divertissement russe. Des géants du cinéma tels que Disney, WarnerMedia, Sony, Paramount et Universal Pictures ont suspendu ou quitté le marché russe. De plus, les délégués russes ont été exclus du Festival de Cannes, et IMAX a interdit l’utilisation de ses équipements en Russie.
En Israël, cette controverse s’est également manifestée lors de l’annulation de spectacles du Théâtre russe Lenkom au Théâtre Habima de Tel Aviv en raison des positions pro-russes de certains acteurs du Lenkom. Les tensions politiques internationales ont ainsi pénétré le domaine artistique, suscitant des débats sur la responsabilité sociale des artistes et sur les liens entre la culture et la politique.
Jforum.
![]() |
![]() |







































Il serait nécessaire d’abord que la Russie dénonce les crimes des palestiniens du Hamas du Hezbollah et rejette la création impossible d’un état terroriste à côté d’israël , tout cela avant de signer des accords même pour le cinéma , on ne fait pas des accords de cette façon a tendre la main et que les terroristes palestiniens continuent leurs méchants plans ….